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Mar
6
Wed
2019
Pourquoi Gaza ? Exposition de photos de Khalil Hamra Territoires palestiniens The Associated Press/Visa pour l’Image @ Galerie de l'Olivier
Mar 6 @ 18 h 00 – Mar 29 @ 18 h 00
Khalil Hamra met en lumière le huis clos de Gaza

 

Vernissage de l’Exposition
Mercredi 6 mars à 18h en présence du photographe Khalil Hamra
L’Exposition se poursuivra jusqu’au 29 mars 2018

Photo-reporter depuis 2000, médaille d’or du prix Robert-Capa 2008 pour son travail sur le conflit à Gaza, prix Pulitzer 2013 pour la couverture de la guerre en Syrie au sein de l’équipe d’Associated Press/Visa pour l’Image, le Palestinien Khalil Hamra témoigne des souffrances des habitants de la bande de Gaza dans « Pourquoi Gaza ? »

Avec plus de deux millions d’habitants sur trois cent soixante kilomètres carrés, tentant de survivre après deux Intifada, trois guerres contre Israël et un blocus imposé depuis 2007, et la prise du pouvoir par le Hamas, la bande de Gaza est l’une des régions les plus en souffrance de la planète. Né au Koweït de parents palestiniens, Khalil Hamra est bien placé pour en témoigner. Il y vit depuis 1995 avec sa famille.

« Habiter Gaza, c’est exactement comme être retenu en prison, confie le reporter de 41 ans. Imaginez ce que c’est d’avoir ce sentiment pour vous-même et en plus de savoir que vos enfants et tous les êtres qui vous entourent n’y ont aucun futur. »

Palestinian girls play celebrating the First day of Eid al-Fitr in a United Nations school where dozens of families have sought refuge after fleeing their home in fear of Israeli airstrikes, in the Jabaliya refugee camp, northern Gaza Strip, Monday, July 28, 2014. Monday marked the beginning of the three-day Eid al-Fitr holiday, which caps the Muslim fasting month of Ramadan. Muslims usually start the day with dawn prayers and visiting cemeteries to pay their respects to the dead, with children getting new clothes, shoes and haircuts, and families visiting each other. (AP Photo/Khalil Hamra)

Ses reportages révèlent cette vie quotidienne placée sous le signe du manque et de la peur de perdre le peu qui reste. Ici, les membres d’une famille récupèrent ce qu’ils peuvent dans les décombres de leur maison… Là, un frère retrouve le corps de sa sœur handicapée que sa famille et lui ont dû abandonner en fuyant une attaque israélienne… Ailleurs, le corps d’un bébé de 34 mois repose dans un congélateur faute de place à la morgue de l’hôpital…

« En dépit des souffrances, les habitants de Gaza ont une incroyable volonté de vivre et ne baissent jamais les bras, commente le photographe d’Associated Press/Visa pour l’Image. Ils font preuve d’une résilience exceptionnelle. »

Ses images le prouvent : dans le froid et la pluie, les enfants d’un bidonville jouent dans des carcasses de voitures ; les petites filles se font belles pour célébrer le premier jour de l’Aïd-El-Fitr ; les amoureux se marient et font la fête ; les écolières manifestent contre la baisse des financements internationaux qui les menace de déscolarisation…

En mai 2018, l’inauguration de la nouvelle ambassade des États-Unis à Jérusalem a attisé l’amertume, ouvrant des semaines d’affrontements sous les pluies de grenades lacrymogènes israéliennes, prolongeant les attentes interminables aux check-points… « J’ai pour Gaza une passion sans limites, et la passion de raconter son histoire, explique Khalil Hamra. Chaque fois que j’essaie de m’en éloigner, une force irrésistible m’y ramène, me poussant à prendre la photo manquante, une image plein cadre de Gaza. »

Armelle Canitrot dans The World NEWS 

 

Vernissage de l’Exposition
Mercredi 6 mars à 18h en présence du photographe Khalil Hamra
L’Exposition se poursuivra jusqu’au 29 mars 2018

Khalil Hamra,
Bachelor of Arts (B.A.),
Journalism
SUMMARY:

A Pulitzer prize winning photojournalist based in the Gaza Strip until 2010. In 2009, was recognized by the Overseas Press Club of America with its Robert Capa Gold Medal for my series covering the war in Gaza. Received several awards for the coverage of the Egyptian revolution since Jan, 25th 2011 until May 2014. In 2013, I was one of a group of photographers won the Pulitzer (breaking news) for work in war in Syria. Worked in other places as well as , Saudi Arabia , Sudan and Jordan . Judging in 2015 Dubai Press club photo award contest . Judging in 2017 HIPA photography Award . Making several photo exhibitions including ( why Gaza ) exhibit, as part of the Visa festival in Perpignan France 2018. Dedicated to my job and always looking for a better and challenging opportunity.

CURRENT POSITION June 2014 – up to date : Staff Photojournalist , Associated Press ( AP) Gaza Strip

PREVIOUS EXPERIENCES Dec 2010 – May 2014 : Middle East Photojournalist , Associated Press (AP), Based in Cairo, Egypt. Feb. 2004- December 2010: Staff photographer, Gaza Strip, Palestinian Authority, AP June 2002- Jan. 2004: Free-lance Photographer, Gaza Strip, Palestinian Authority. For Associated Press, NY times & Washington post. HONORS & AWARDS • 2015 SPJ Sigma Delta Chi Award . • 2015 National Headliner Awards Spot News Photography (Third Place) . • 2015 National Headliner Awards Photo essay/story (second place) . • 2015 CHIPP Silver prize‹ war photos ‹ wounded in Gaza . • 2014 Atlanta Photojournalism Awards General News – Honorable Mention . • 2014 Days Japan Photo Award • 2013 Pulitzer prize (breaking news) • 2013- Qatar National Human Rights committee (NHRC) photography Award • 2013- Atlanta photography Award. • 2012- PGB award 2nd prize, Spot news.
• 2010- The Headliner photojournalism award 3rd prize . 2010- Dubai Press Club (DPC) ME photographer of the year • 2010- POYi award 3rd prize of the photo story • 2010- Atlanta photography award 1st prize of spot news • 2010- Days Japan award 2nd prize • 2010- The Associated Press Managing Editors (APME) • 2010 -Clarion Award. • 2009- Overseas Press Club of America’s “Robert Capa Gold Medal” for a series of photographs entitled “War in Gaza”, becoming the first Associated Press photographer to win the award in more than thirty years, since Eddie Adams took the prize in 1977. The Overseas Press Club praised his images as “close up, powerful and direct and taken at considerable risk due to the nature of the conflict which had combatants mingling amongst the civilian population”. • 2007 -The Associated Press Managing Editors (APME) • 2004- Editors & publishers photography Award. • 2003 – The Associated Press Managing Editors Association (APME)

1. Experience

Photojournalism • 2014 – 2015 : cover the Israeli Palestinian conflict including the Israeli 51 days War on Gaza Strip A jury member for the DPC, Arab Journalism Award in Dubai.

• 2012- 2013 : Cover the war in Syria, 3 occasions , different locations • 2011 – 2014 : Photographer for Associated Press, covering Egyptian revolution and the middle east . • 2010 – 2009 : Covering the Israeli Palestinian conflict in the Gaza Strip. • 2007 : The Hajj season in Saudi Arabia • 2007 : photographs the internal fight between Palestinian factions in Gaza Strip • 2004 Featured as War Photo Limited in Dubrovnik, Croatia • 2004, Featured in a group exhibition of AP Photojournalists in the annual international Visa Pour L’image festival in Perpignan, France • 2002- 2005: A free lance Photographer forCovering the Second uprising (Intifada) in Gaza Strip,

 

 

Mar
23
Sat
2019
SABIL / Ahmed Al Khatib – Youssef Hbeish en Concert à L’ICAM-L’Olivier @ ICAM-L'Olivier
Mar 23 @ 20 h 00

Si la musique arabe est un arbre aux multiples ramifications, l’un de ses branchages s’appelle Sabîl. Un duo oud-percussions formé par Ahmad Al Khatib et Yousef Hbeisch, 

Ahmad Al Khatib, La douleur et la douceur
Compositeur et âme du groupe, Ahmad Al Khatib maîtrise sur le bout des doigts sa culture musicale ancestrale. En continuateur déjà reconnu, il la tire vers de nouveaux développements. Dès l’âge de huit ans, il suivait l’enseignement exigeant du maître de oud palestinien Ahmad Abdel Qasem. Il accomplit brillamment un cursus de musicologie et violoncelle occidental classique. Après plusieurs années passées à enseigner au Conservatoire national de Musique Edward Saïd à Jérusalem-Est, il est forcé de quitter la Palestine, publie des ouvrages qui font maintenant référence d’enseignement du oud et de transcription musicale pour les compositeurs arabes. Depuis 2004, enseigne la théorie de la musique modale et de la composition, et la musique d’ensemble à l’université de Göteborg. En Suède, il joue avec des musiciens aimant se référer au folklore scandinave. Et si au Proche-Orient on déroule le tapis rouge pour le maître respecté, l’Occident l’invite dans les festivals de musique dites “du Monde” où il écoute avec intérêt les traditions de mondes multiples. Le créateur curieux de langages autres que celui de ses racines a ainsi eu tout loisir de faire son miel des sources d’inspiration les plus variées. Même si des racines douloureuses deviennent alors précieuses et revendiquées en proportion. Un pied dans le passé, un pied dans l’avenir : l’image convient aussi s’agissant d’Ahmad l’instrumentiste, interprète au jeu très pur et empreint de profondeur, qui explore avec constance tous les champs expressifs du oud et recherche sans répit les nuances les plus adéquates.

Ahmad Al Khatib: suffering and softness
The composer and soul of the group, Ahmad Al Khatib’s knowledge and understanding of the musical culture of his ancestors is impeccable. As their recognised successor, he develops that culture in new directions. From the age of eight, he was under the rigorous instruction of oud master Ahmad Abdel Qasem, going on to complete a university course in musicology and Western classical cello with flying colours. After several years teaching at the Edward Said National Conservatory of Music in East Jerusalem, he was forced to leave Palestine, thereafter publishing several works on oud instruction and on musical transcription for modern Arab composers which have become essential references.
Since 2004, he has taught the theory of modal music, composition and ensemble music at the University of Gothenburg. In Sweden, he enjoys playing alongside musicians interested in exploring Scandinavian folklore. Whilst across the Middle East the red carpet is rolled out for this respected master, in the West he is invited to “World Music” festivals where he listens with fascination to the many traditions from around the globe. An inquisitive inventor of languages who has gone beyond the language of his roots, he has had plenty of opportunity to feed his creative juices from all sorts of inspirations. Although he has equally come to cherish and lay claim to those painful roots. One foot in the past, one foot in the future: the image is also fitting for Ahmad the instrumentalist, a performer of great purity and depth, who is constantly exploring the oud’s entire range of expression and tirelessly seeking out its finest nuances. Ahmad Al Khatib has played with David Kuckhermann and ensembles and musicians as diverse as the Oriental Music Ensemble, Karloma, Salam(i), John Williams and the Double Duo. He has performed at all the major festivals in the Middle East and the Arab world (the Oud Days Festival in Amman, the Jerusalem Music Festival in Palestine, Tetouan International Lute Festival), as well as in Brazil, the United States (Kennedy Center for the Performing Arts), Turkey, Estonia (Tartu International Early Music Festival), India, Finland and of course Sweden and France, including the Paris Jazz Festival, Les Suds in Arles, the “Notes d’Écume” in Leucate, the Arab World Institute in Paris, the Chaillol Festival, itinerant music festival Les Nuits d’Été, Aux Heures d’Été in Nantes, Les Musicales in Normandy and Lille La Nuit, to name but a few
Youssef Hbeisch, l’énergie
Youssef accompagne Ahmad sur de nombreuses scènes. Né en Galilée, il l’a rencontré au Conservatoire national de Musique Edward Saïd de Jérusalem-Est. Il a aussi longtemps enseigné au conservatoire de Beit Al Musica (Shefa Amr, Galilée) ou animé des master class et des ateliers de percussions en artthérapie. Il vit maintenant à Paris, mais ses collaborations multiples l’amènent à voyager dans le monde entier.
Il a composé pour le théâtre et le cinéma, a accompagné Karloma, l’Oriental Music Ensemble, Simon Shaheen, Süleyman Erguner, Aka Moon, Issa Hassan, Khaled, Lena Chamamyan, Dorsaf Hamdani, Ibrahim Maalouf, Soeur Marie Keyrouz, Lo Cor de la Plana et Manu Théron, Rula Safar, Bratsch, Abed Azrié, le Projet Khoury, Philippe El Hage… Il constitue également le quatrième pilier du Trio Joubran. À chaque concert, les spectateurs sont stupéfaits par sa dextérité non dénuée d’opiniâtreté et contaminés par l’énorme plaisir qui se dégage de son improvisation. À chaque projet, Ahmad est émerveillé par la soif de musique et d’expérimentation d’un complice dont la créativité nourrit son inspiration. Musicien de l’instinct, Youssef Hbeisch trouve immédiatement sa place dans n’importe quel morceau puis y imprime sa marque durant l’étape collective de la création. Cette marque, construite au gré des trouvailles depuis qu’il est tout jeune, est constituée d’influences latines, indiennes, africaines, brésiliennes… comme du souvenir de sa mère tamisant le grain. Youssef a développé polyrythmies et polymétries à partir de sa propre culture ; il les enrichit et les embellit grâce à une curiosité toujours en éveil. Dans l’esprit des compositions de Zabad, Youssef a voulu rester sur la notion d’un son traditionnel. Il n’a utilisé que les habituels derboukas, bendir et riqq, y ajoutant quelques cymbales et clochettes pour enrichir la dynamique et l’ambiance. Il garde aussi un phrasé rythmique et des techniques qui marquent sa singularité. Son jeu confère aux compositions une ossature, autant qu’une enveloppe sonore inégalable : le contraste entre les mouvements secs qu’il imprime au riqq et les gémissements tirés du bendir serre la gorge des auditeurs les plus cérébraux.
Youssef Hbeisch: energy
Youssef is often to be found performing at Ahmad’s side. Born in Galilee, he met Ahmad at the Edward Said National Conservatory of Music in East Jerusalem. For ten years, he also taught at the Beit Almusica Conservatory in Shefa’amr, Galilee, where he ran master classes and percussion therapy workshops. He now lives in Paris, but his numerous collaborations have taken him all over the world. He has composed for the theatre and the cinema and has accompanied the likes of Karloma, the Oriental Music Ensemble, Simon Shaheen, Süleyman Erguner, Aka Moon, Issa Hassan, Khaled, Lena Chamamyan, Dorsaf Hamdani, Ibrahim Maalouf, Sister Marie Keyrouz, Lo Còr de la Plana and Manu Théron, Rula Safar, Bratsch, Abed Azrié, the Khoury Project and Philippe El Hage. He is also the fourth pillar of Le Trio Joubran.
At every concert, the audience are blown away by his tenacious dexterity, and the enormous pleasure radiating from his improvisation is infectious. With each project, Ahmad continues to be in awe of the thirst for music and experimentation of his fellow musician, whose creativity nourishes his inspiration. An instinctive musician, Youssef Hbeisch can immediately find his way around any piece of music, stamping his personal mark during the collective stage of its creation. This mark, forged from the discoveries made along the way since his earliest childhood, is composed of many influences, Latin, Indian, African, Brazilian . . as well as more personal memories, such as his mother sieving grain. Youssef has drawn on his own culture to develop polyrhythms and polymetres which he has enriched and embellished by virtue of his ever lively curiosity. In keeping with the compositional spirit of Zabad, Youssef wanted to preserve the idea of a traditional sound. Making use only of the customary darbuka, bendir and riqq, he has added some cymbals and bells to enhance the vibrancy and mood. He has also retained a rhythmic expression and a range of techniques which define his distinctive style. His playing provides the compositions with a framework as well as a sublime sheath of sound: the contrast between the sharp movements he stamps out on the riqq and the laments he draws from the bendir will bring a lump to the throat of the most cerebral amongst us.
Mar
27
Wed
2019
Le Hezbollah – Un fondamentalisme religieux à l’épreuve du néolibéralisme | Conférence de Joseph Daher @ ICAM-L'Olivier
Mar 27 @ 18 h 30

Au Moyen-Orient, le Hezbollah libanais apparaît comme un acteur politique et militaire incontournable tant sur la scène libanaise que régionale. Au Liban, il est, depuis plusieurs années, de tous les gouvernements et a acquis des fortes positions de pouvoir. En Irak et surtout en Syrie, ses détachements armés en lutte contre l’État islamique et en soutien au régime d’Assad ont acquis un poids militaire digne d’une véritable armée. Né au début des années 1980 comme l’expression politique des couches chiites libanaises les plus pauvres et marginalisées, victimes d’un système politique confessionnel discriminant, le Hezbollah s’est imposé comme le principal représentant d’une communauté chiite en expansion qui a connu depuis de profondes transformations sociales avec l’apparition d’une couche bourgeoise qui s’est développée notamment dans la diaspora libanaise dans les pays du Golfe et en Afrique. Ces évolutions sociales n’ont pas été sans conséquences sur la physionomie du mouvement islamique qui s’est adapté au système dominant libanais et accompagne désormais activement les politiques néolibérales en cours au Liban, au risque de fortes contradictions avec sa base sociale d’origine. Parmi l’ensemble des organisations islamiques prépondérantes sur les différentes scènes de la région, le ­Hezbollah­ présente de nombreux attributs qui sont communs à ces nouveaux acteurs politiques. Son étude permet donc, au-delà de son cas spécifique, de mieux appréhender la nature particulière des mouvements islamiques.

L’auteur se refuse à réduire ces mouvements à leur nature religieuse ou de céder à un orientalisme hasardeux. Dans le cas du Hezbollah, il nous propose d’appréhender son développement dans le cadre des transformations sociales et économiques du Liban, notamment de celles de la communauté chiite libanaise. Aussi successivement, l’ouvrage, après une courte introduction à l’histoire du Liban, analyse l’émergence du Hezbollah dans le cadre du système confessionnel libanais et sa mutation sociale et politique. Il examine ensuite les relations du mouvement islamique à la société civile libanaise et plus particulièrement son opposition aux mouvements sociaux et au mouvement syndical. Enfin, il traite du développement de son appareil militaire et de sa politique étrangère, notamment à l’égard des printemps arabes et du soulèvement syrien. Au terme d’un séjour d’un an au Liban où il a rencontré les principaux acteurs politiques et sociaux du pays, l’auteur nous propose une étude documentée et sans concession. Son ouvrage est issu de son doctorat sur le Hezbollah de la «School of Oriental and African Studies» de l’Université de Londres

La conférence sera suivie d’une séance de dédicaces et d’un verre de l’amitié
L’APOLLON DE GAZA @ Cinéma Les Scalas
Mar 27 @ 20 h 00
L’APOLLON DE GAZA @ Cinéma Les Scalas

En 2013, une statue d’Apollon datant de l’Antiquité est trouvée au large de Gaza avant de disparaître dans d’étranges conditions. Œuvre de faussaires ou bénédiction des dieux pour un peuple palestinien en mal d’espoir ? Bientôt, la rumeur s’emballe alors qu’en coulisse différents acteurs locaux et internationaux s’agitent, mus par un souci de préservation ou par une logique purement mercantile. Tourné à Gaza et à Jérusalem, L’Apollon de Gaza se déploie comme un film-enquête axé sur ce trésor national qui fait rêver.

Passionnante réflexion sur le temps et la fragilité des civilisations, mais aussi méditation poétique et philosophique, le film nous immerge dans la réalité méconnue d’un territoire qui paie encore le prix du conflit israélo-palestinien, mais où la vie, insoumise, subsiste envers et contre tout. Apportant un peu de lumière et de beauté dans le ciel de Gaza, la statue pourrait redonner une part de dignité à tout un peuple, tout en réveillant par son histoire exaltante une fierté nationale trop souvent bafouée.

Avec 

Jean-Baptiste Humbert, Walid Al-Aqqad, Jawdat Abu Ghurab, Nafez Abed, Jawdat Khoudary, Heyam Al-Bitar, Sofiane Salman, Gil Chaya, Fadel Al-Otol, Tania Cohen-Uzzielli, Jean-Michel de Tarragon, Archevêque Alexios, Marc-André Haldimann, Mohammed knalla, Sami Abu Salem, Sami Ajrami.

Narration: Bruno Todeschini

Crédits

Réalisation: Nicolas Wadimoff
Scénario: 
Nicolas Wadimoff et Béatrice Guelpa (en collaboration)
Production: 
Colette Loumède (ONF), Philippe Coeytaux (Akka Films)
Co-production: Irène Challand & Gaspard Lamunière (RTS), Sven Welti & Gregory Catella (SRG SSR)
Direction de la photographie: Frank Rabel
Montage: Christine Hoffet
Consultante au montage: Karine Sudan
Prise de son:  Carlos Ibanez Diaz
Musique: Claude Fradette
Sound Design: Benoît Dame
Mixage: Serge Boivin

 

Festival

34. Santa Barbara International Film festival, 2019
42. Göteborg International Film Festival, 2019
54. Solothurner Filmtage, 2019
FIPADOC, Biarritz, Festival International de Documentaires audiovisuels, 2019
40. Cairo International Film Festival, 2018
21. RIDM Rencontres internationales du documentaire Montréal, 2018
61. DOK Leipzig, 2018
33. Festival International du Film Francophone de Namur, 2018
71. Locarno Film Festival, 2018, Sélection officielle – Semaine de la critique

Mar
28
Thu
2019
Rencontre avec Karima Lazali – Le trauma colonial @ ICAM-L'Olivier
Mar 28 @ 18 h 30
Rencontre avec Karima Lazali - Le trauma colonial @ ICAM-L'Olivier

 

Psychanalyste, Karima Lazali a mené une singulière enquête sur ce que la colonisation française a fait à la société algérienne, enquête dont elle restitue les résultats dans ce livre étonnant. Car elle a constaté chez ses patient∙e∙s des troubles dont rend mal compte la théorie psychanalytique. Et que seuls les effets profonds du « trauma colonial » permettent de comprendre : plus d’un demi-siècle après l’indépendance, les subjectivités continuent à se débattre dans des blancs de mémoire et de parole, en Algérie comme en France.
Elle montre ce que ces « blancs » doivent à l’extrême violence de la colonisation : exterminations de masse dont la mémoire enfouie n’a jamais disparu, falsifications des généalogies à la fin du XIXe siècle, sentiment massif que les individus sont réduits à des corps sans nom… La « colonialité » fut une machine à produire des effacements mémoriels allant jusqu’à falsifier le sens de l’histoire. Et en cherchant à détruire l’univers symbolique de l’« indigène », elle a notamment mis à mal la fonction paternelle : « Leurs colonisateurs ont changé les Algériens en fils de personne » (Mohammed Dib). Mais cet impossible à refouler ressurgit inlassablement. Et c’est l’une des clés, explique l’auteure, de la permanence du « fratricide » dans l’espace politique algérien : les fils frappés d’illégitimité mènent entre frères une guerre terrible, comme l’illustrent le conflit tragique FLN/MNA lors de la guerre d’indépendance ou la guerre intérieure des années 1990, qui fut aussi une terreur d’État.
Une démonstration impressionnante, où l’analyse clinique est constamment étayée par les travaux d’historiens, par les études d’acteurs engagés (comme Frantz Fanon) et, surtout, par une relecture novatrice des œuvres d’écrivains algériens de langue française (Kateb Yacine, Mohammed Dib, Nabile Farès, Mouloud Mammeri…).

 

Organisé par ICAM – L’Olivier et Coup De Soleil Rhône-Alpes

Mar
29
Fri
2019
Un jour, le Nil Youssef Chahine – Projection suivie d’un débat avec Habib Ayeb, Alain Gresh et Fanen Sisbane @ Cinémas du Grütli, Salle Michel Simon
Mar 29 @ 16 h 00

Le 15 mai 1964, après des années de travaux, est inauguré le barrage d’Assouan. Pour sa construction, l’Égypte s’est alliée avec l’Union soviétique. Afin d’immortaliser l’événement, les deux puissances commandent un film au grand réalisateur égyptien Youssef Chahine. On y découvre un adolescent nubien et un ingénieur de Leningrad qui évoquent les souvenirs de leur famille, leur patrie, abandonnées pour édifier le célèbre barrage sur le Nil. Ce projet devient le symbole de la modernisation d’un État qui cherche à se forger un nouveau destin dans un monde divisé par la guerre froide. En 1968, ce film a été censuré, avant de ressortir en 1972 avec un montage différent sous le titre Ces gens du Nil. Nous projetons ici la première version.

La projection est suivie d’un débat.

Mar
30
Sat
2019
Les enjeux de l’eau au Moyen-Orient Conférence débat avec Habib Ayeb , Géraldine Chatelard , Anita De Donato @ Uni Dufour , Salle U600
Mar 30 @ 14 h 00 – 15 h 30

Les enjeux de l’eau au Moyen-Orient

La question des ressources pétrolières au Moyen-Orient fait souvent les gros titres de la presse. Pourtant, la raréfaction des ressources en eau, principalement en raison de conflits, de la croissance démographique et de l’urbanisation, constitue l’une des plus importantes menaces pour la région. Nous envisagerons les enjeux historiques et géopolitiques de l’eau à travers les cas de l’Égypte, de l’Irak et d’Israël/Palestine.

Organisée par Aline Schlaepfer, en partenariat avec Orient XXI

Apr
1
Mon
2019
Exposition exceptionnelle de l’artiste MAYSOON BAKIR @ ICAM-L'Olivier
Apr 1 @ 18 h 00 – Apr 5 @ 18 h 00
Exposition exceptionnelle de l’artiste MAYSOON BAKIR @ ICAM-L'Olivier | Genève | Genève | Suisse

المرأة في الفن التشكيلي بين الواقع و التجريد
معرض الفنانة  ميسون باكير

La femme dans l’art entre abstraction et réalité

Exposition exceptionnelle de l’artiste

MAYSOON BAKIR
Vernissage le 1 avril à 18h

en présence de l’artiste jusqu’au 5 avril inclus

accompagnement au Oud/Luth

dans la Galerie de l’ICAM-L’Olivier

5 rue de Fribourg  1201 Genève www.icamge.ch

+41 (0) 22 731 84 40

“Painting is considered as one of the most beautiful languages. Painter works show the visual expression of the cultural Palestinian concept of SUMUD”.

These words were written by the Palestinian exile Maysoon Bakir, who was born in Jordan in 1965. Her parents were expelled from their homeland, the city of Haifa during the Palestinian Nakba in 1948 among hundreds of thousands of Palestinians. At the age of five her family among thousands of other Palestinian families were forced to leave Jordan. The child Maysoon, at her early age was eyewitness of the second tragedy of her family who went to Iraq.

Maysoon grew up in Baghdad, where she finished her school and her education at the college of arts of the University at Baghdad. Additionally, she completed a first degree in English literature. The dramatic experience of Maysoon can be seen in her paintings. Until today, Maysoon dreams of returning to her beloved country Palestine. In Maysoon’s paintings, she expresses her emotions, fears, suffering which are shared by all Palestinians. Most Palestinians were uprooted from their homeland to become refugees living in miserable conditions in refugee camps located in the West Bank, Gaza, Lebanon, Jordan, Syria and many other countries.

Maysoon is very interested in the folklore and the history of the Palestinian cause. In her paintings, she is keen to embody everything that has to do with Palestine, the Palestinian culture, folklore and traditions. In general, Maysoon’s individual style is concerned with her cultural tradition and her work depicts the life of peasants and the traditional Palestinian way of life. She shows in her painting a combination between realism and abstraction. She attempts to find a dialectical relationship between realism and abstraction through paintings in which her respect for all the revolutionary artists during of the 20th century is put on display.

he simplifies her subjects with plain lines, creating both harmony and balance. She is extremely influenced by Ismail Shamout, the master of Palestinian arts as well as by Suleiman Mansour, Samia Halabi and and Jumana El Husseini. Among the European artists, her work is influenced by Pablo Picasso, Georg Braque and Paul Cezanne. Maysoon set up her first solo exhibition at her house in Amman 1991. She has participated in many exhibitions with other artists. The benefit one of her exhibitions was purposed for charity in the interest of deaf and mental impaired. She has had solo exhibitions in Amman during the years 1993, 1994 and 1995. Her first painting activities were on wood, glass and silk using different kinds of colours and materials. In 1998 she travelled to Vienna, the civilized green city of love, beauty, arts and museums. In Vienna, the new place of exile of Maysoon, she attends a school for art where she will be able to develop her career as a painter.

In 2011, Maysoon made a solo exhibition at her house under the theme “the beauty of nature”. Her exhibition was a sample which reflects her love and appreciation for Vienna, the city where many famous artists started their career, like Friedrich von Amerling, Rudolf von Alt, Franz Alt, Oz Almog, Joseph Matthaus Aigner and many others. In October 2012, she set up her solo exhibition at Marriott Hotel in Vienna. In November 2012 she set up a solo exhibition at the United Nations. In May 2013, during the 65th commemoration of theNakba, Maysoon set up a solo exhibition at the SPO Cultural Center in the second Viennese district. The exhibition was attended by Austrian artists, politicians and Palestinians. In October 2013 Maysoon’s art was shown in an exhibition at the Vienna City Hall, where she was the only Palestinian-Arab artist displaying her work among many European artists. The Ayyam Gallery in London held an exhibition of Maysoon’s paintings in June 2013.

 

ميسون باكير
الجنسية : فلسطينية
الاقامة : النمسا – فيينا
فنانة تشكيلية تعيش في فينا
شاركت في معارض كثيرة في فيينا وفي أوروبا أهمها معرضها في مقر الامم المتحدة في فيينا قبل عامين وفي روما وبريطانيا2012.باريس2014
عرضت لوحاتها في مؤتمر حق العودة وفي ايار من العام 2015 كان لها عرض في متحف محمود درويش في رام الله وفي دار الثقافة : وفي سبتمبر 2015 كان لها عرض في لاهاي وفي أكتوبر 2016 عرضت لوحاتها في فينا في مكان تاريخي اسمه : ALBERT SCHWEIZERT HOUSE وكان للسفراء العرب والاجانب .وفي آذار 2016 شاركت مع جامعة الدول العربية في الايام الثقافية العربية والذي أقيم
في هنكاريا في المتحف الهنكاري وفي أيار 2016 عرضت لوحاتها في وارسو. وفي كندا تم اختيار لوحاتها مع المشاهير من الفنانيين الفلسطينين أمثال اسماعيل شموط وناجي العلي وغسان كنفاني وغيرهم لفن المقاومة في رزنامة ٢٠١٦ .وفي يوم 8/12/2016 افتتح وزير الثقافة الفلسطيني معرضها في متحف من المتاحف المهمة في موسكو ضمن مشاركتها في الاسبوع الثقافي الفلسطيني هناك.وكان حضور
جميل من الروسيين والسياسيين والمهتمين بالفن
وفي ايلول 2017 كان لها معرض في الولايات المتحدة الامريكية وكان معرض مهم جدا حضره كبار السياسيين والفنانيين ورجال الاعمل هناك. وفي٢٠/٧/٢٠١٨ تم افتتاح عملها بالديكور الداخلي والفن التشكيلي في واحد من
الاماكن المهمة للتجميل بانواع في بيروت.وفي ١٥ /٩ ٢٠١٨ عرضت لوحاتها في القاهرة ضمن مؤتمر مجلس التعاون العربي الدولي في فندق الماريوت .

Apr
3
Wed
2019
Soirée de lectures bilingue avec MARAM EL MASRI (Syrie) @ ICAM-L'OLIVIER
Apr 3 @ 18 h 30
Soirée de lectures bilingue avec MARAM EL MASRI (Syrie) @ ICAM-L'OLIVIER | Genève | Genève | Suisse
Maram al-Masri
Poésie
Ecrivain franco-syrienne, d’expression arabe, a été traduite et publiée dans une dizaine de langues
Maram al-Masri est née à Lattaquié, en Syrie, en 1962. Après des études de littérature anglaise à Damas, où le recueil Je te menace d’une colombe blanche paraît en 1984, elle quitte sa terre natale et s’installe à Paris où elle connaîtra une situation difficile. En 1987, son second recueil, Cerise rouge sur une carrelage blanc, est publié à Tunis par les Éditions de L’Or du Temps. La poésie de Maram al-Masri est alors saluée par la critique des pays arabes puis traduite dans de nombreuses langues : en allemand, anglais, italien, espagnol, serbe, corse ou turc. En 2003, les Éditions PHI font paraître une traduction française de ce second recueil préfacé par Lionel Ray. Quatre ans plus tard, les Éditions Al Manar sortent “Je te regarde, recueil initialement publié à Beyrouth”, qui obtient le prix de poésie de la SGDL que Maram al-Masri partage avec Bruno Doucey. Je te menace d’une colombe blanche, traduit de l’arabe par François-Michel Durazzo, est aujourd’hui édité pour la première fois en français.

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Participe à de nombreux festival de poésie et des lectures en France et à l’étranger. Participe également à des ateliers d’écriture et de lecture.

Prix Adonis, 1997 pour la meilleure création arabe
Prix d’Outom Gens de Lettres, 2007
Primio citta di claperzzati pour la poésie de la méditerranée

Septembre 2017-Juin 2018 : Résidence Île-de-France avec la Biennale internationale des poètes en Val-de-Marne, Ivry-sur-Seine, 94. remue.net/spip.php?rubrique1075 & www.m-e-l.fr/fiche-residence.php?id=16

Bibliographie

– Cerise rouge sur une carrelage blanc, éditions Phi
– Je te regarde, éditions Al Manar
– Je te menace d’une colombe blanche, Seghers
– Les âmes aux pieds nus, Le Temps des Cerises
– Le retour de Wallada, éditions Al Manar
– Par la fontaine de ma bouche, éd. Bruno Doucey, 2011

Apr
5
Fri
2019
Soirée poétique animée par le poète GERARD BEJJANI (Liban) @ ICAM-L'Olivier
Apr 5 @ 18 h 30
Rencontre avec Gérard Bejjani autour de son dernier titre “Chant des 5 saisons”

201 poèmes de Gérard Bejjani et 51 dessins de Elie Khoury.
Le tout regroupé dans un recueil de poésie à classer dans la catégorie ‘Beaux Livres’ de votre bibliothèque.

‘‘Le poème ne peut pas mourir. Ni l’oiseau. Ni la source.
Sinon l’homme n’est plus semblable à l’homme.
J’écris le poème pour accueillir le matin.
Sombre ou riant, peu importe.
J’attends tous les ans que le printemps revienne, que les pousses et les corolles frémissent, que l’herbe s’enchante sous mes pas.
Alors seulement je m’en vais au bord de plages, je m’assieds sur le rivage et j’écoute les écumes chanter de loin, de leurs voix familières, la chair nue et le bleu dans les yeux.
Ainsi est né le recueil de quatre saisons.
Comme une longue route qui commence dans l’angoisse et conduit à la mer. Mais même avec elle, même en elle, le cœur languit. Il cherche plus de soleil, une autre vérité, plus d’amour. Je me suis alors invité, pour l’apaiser, une cinquième saison qui n’a pas de nom, qui est comme une histoire sans terme et sans pensée.’’

Gérard Bejjani est Professeur-Chercheur de littérature et de cinéma à l’Université Saint-Joseph, Directeur de l’Université Pour Tous et titulaire de la Chaire Senghor de la francophonie de Beyrouth. Critique, romancier et poète, il publie plusieurs articles dans des revues scientifiques, deux ouvrages de didactique, puis La Parenthèse (2012), Daniel (2013), Écumes (2014), Brumes, Glaces, Pousses (2015) et une anthologie, La Bibliothèque en 2018.

Apr
7
Sun
2019
Trio Abozekrys at Cully jazz festival @ Scène Next Step / Cully Jazz Festival
Apr 7 @ 19 h 30
Trio Abozekrys at Cully jazz festival @ Scène Next Step / Cully Jazz Festival | Bourg-en-Lavaux | Vaud | Suisse

À peine âgé de quinze ans, Mohamed Abozekry devient le plus jeune professeur de oud au monde. Maîtrisant aussi bien le répertoire égyptien de ses racines que la musique traditionnelle arabe, le jeune prodige s’est vite démarqué en mêlant les sonorités orientales au jazz, au rock ou à d’autres musiques du monde. Après avoir parcouru les scènes du Moyen-Orient aux côtés de son professeur Naseer Shamma, maître du oud iraquien, Mohamed s’installe en France où il développe ses projets personnels. Aujourd’hui, il s’entoure pour la première fois de son frère Abdallah Abozekry au saz et du batteur Nicolas Thé pour former un trio entre Orient et Occident, tradition et modernité, délicatesse et explosivité. Leur premier album «Don’t Replace Me by a Machine» est une pure merveille.

Apr
9
Tue
2019
Histoire de la Syrie, 19e-20e siècles Conférence de Matthieu Rey @ Uni-Mail - M R160
Apr 9 @ 18 h 30

En croisant mémoires, presses et documents déclassifiés, Matthieu Rey éclaire les fondements de la Syrie contemporaine et son histoire tumultueuse. Il nous invite à suivre le devenir toujours incertain d’une communauté politique réunissant des populations variées, des hommes et des femmes qui s’installent et s’organisent sur un territoire.
Récit de la renaissance des campagnes environnant les villes au détriment des mondes nomades, histoire des migrations des Druzes du Liban vers la Syrie, des Montagnards vers les plaines, des campagnes vers les villes, c’est aussi une narration politique ponctuée par des révolutions et des guerres qui donnent naissance à un État dont le cours de l’histoire se révèle dans la crise révolutionnaire. Depuis 2011, la Syrie, chasse gardée de la famille Assad, se trouve au cœur d’une dramatique actualité internationale, déchirée par la guerre civile.
Son histoire n’est-elle pas finalement celle d’espoirs, de heurts, d’essais, d’attentes, de luttes, de violences et de projets partagés entre groupes humains qui tentent de créer les conditions d’un vivre-ensemble dans lequel chacun ait sa place  ?

Matthieu Rey, Chercheur associé

Agrégé, arabisant, avec des notions de persan et chargé de recherche à l’Iremam (CNRS- UMR 7310). Après avoir réalisé une thèse sur les parlementaires syriens et irakiens des années 1950, et réalisé un long terrain en Syrie (2009-2013), mes recherches se sont élargies à d’autres thématiques dans le cadre de mon recrutement au Middle East Institute de Singapour puis au Collège de France comme maitre de conférence, comprenant la guerre froide dans le monde arabe, les élections, la crise syrienne et les politiques de développement. J’entreprends actuellement la rédaction d’une monographie sur la Syrie contemporaine (XIXe-XXIe siècle), première étape d’un plus vaste chantier questionnant la construction de l’État dans l’Orient arabe et persan. Dans le cadre de la chaire, je poursuis un travail collectif sur l’écriture de l’histoire (avec Chaymaa Hassabo et Henry Laurens) et participe au projet attentat 1979 qui doit donner lieu à un ERC. 

Apr
11
Thu
2019
Georges Corm – Liban: une Institutionnalisation de l’oubli @ Université de Genève - UniMail salle MR280
Apr 11 @ 18 h 30
Georges Corm - Liban: une Institutionnalisation de l'oubli @ Université de Genève - UniMail salle MR280
Liban : une Institutionnalisation de l’oubli
L’Histoire d’une guerre sans fin

L’Association du Monde Arabe de l’Université de Genève, en collaboration avec le rectorat de l’Université de Genève, le Global Studies Institute et l’ICAM-l’Olivier, a le plaisir de vous inviter à une conférence de S.E. le Professeur Georges Corm sur le thème de l’absence de mémoire collective au Liban au lendemain de la guerre civile (1975-1990).
La conférence sera suivie d’un débat entre le Dr. Georges Corm et les professeurs Aline Schlaepfer et Daniel Meier. La conférence sera modérée par Karim Damien, cofondateur de l’Association du Monde Arabe de l’Université de Genève.

La guerre civile libanaise, qui a débuté le 13 avril 1975 et s’est achevée en 1990, a été suivie d’un gel de la situation : les leaders communautaires, autrefois seigneurs de guerre, ont continué à diriger le pays, et en guise de réconciliation nationale, le parlement libanais a adopté, le 26 août 1991, une loi d’amnistie, passant l’éponge sur les crimes commis durant les quinze années de conflit. Depuis, le Liban est plongé dans un engrenage alliant amnésie collective et peur d’une résurgence des affrontements, ce qui a perpétué les divisions et paralysé la construction d’un discours uniforme et homogène quant à la guerre civile. En conséquent, la logique milicienne et clanique reste prépondérante, au détriment de la logique d’État. La guerre civile, un temps désignée par « les événements », est longtemps demeurée un sujet tabou au sein de la société libanaise. Près de trente ans après l’arrêt des combats, et en l’absence d’une politique officielle, seules des initiatives privées ont permis de surmonter certaines blessures.

LIEU ET DATE
La conférence aura lieu le jeudi 11 avril 2019, à 18h30, à l’Université de Genève (Uni Mail, salle MR280).
La date à laquelle aura lieu la conférence n’est pas anodine : le 13 avril, les Libanais commémorent en effet le début de la guerre civile.
La conférence sera accompagnée d’une exposition dans le hall d’UniMail (du mercredi 10 au vendredi 12 Avril 2019). Cette exposition portera sur la guerre civile libanaise, sur ses événements marquants, ainsi que sur des problématiques connexes.

LE CONFÉRENCIER
Économiste de profession, spécialiste du Moyen-Orient et de la Méditerranée, il a écrit maints ouvrages qui servent de clef de lecture pour le Moyen-Orient. Il a également été consultant auprès d’organismes internationaux et d’institutions financières. Il a de plus été ministre des Finances de la République libanaise entre 1998 et 2000. Il enseigne actuellement l’Histoire et les Sciences Politiques à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ) et à l’American University of Beirut (AUB).
Parmi ses ouvrages, nous comptons Histoire du pluralisme religieux dans le bassin méditerranéen (Geuthner 1998), Orient-Occident, la fracture imaginaire, (La Découverte, 2002 et 2004), Le Proche-Orient éclaté (1956-2012) (Gallimard/Histoire 2007), L’Europe et le mythe de l’Occident : La construction d’une histoire, (Paris, La Découverte, 2 avril 2009), Le Nouveau Gouvernement du monde : idéologies, structures, contre-pouvoirs, (Paris, La Découverte, coll. “Cahiers libres » 2012), Pour une lecture profane des conflits : sur le “retour du religieux” dans les conflits contemporains du Moyen-Orient, (Paris, La Découverte, coll. « Cahiers libres », 31 octobre 2012) Pensée et politique dans le monde arabe : Contextes historiques et problématiques, XIXème – XXIème siècle, (La Découverte, 2015) et La Nouvelle Question d’Orient, (Paris, La Découverte, coll. “Cahiers libres”, 2017).

LES INTERVENANTS
Daniel Meier : docteur en science politique, est actuellement chercheur associé au laboratoire PACTE du CNRS à Grenoble. Outre un enseignement régulier à Sciences Po Grenoble, il est associé à des Masters sur le Moyen-Orient aux Universités de Venise et Turin. Auteurs de plusieurs ouvrages, il vient de diriger le volume spécial de la revue Geopolitics « Bordering the Middle East » (vol. 23, Issue 3, 2018).

Aline Schlaepfer : docteure ès Lettres de l’Université de Genève (2012), Aline Schlaepfer a été assistante à l’Unité d’arabe pendant sa thèse, et visiting research student à la School of Oriental and African Studies de l’Université de Londres (2009). Une mobilité postdoctorale soutenue par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (Advanced Postdoc.Mobility), l’a amenée à l’Université américaine de Beyrouth (2016) et à l’Université de Princeton (2017). Elle mène depuis deux ans un nouveau projet de recherche portant sur l’héritage ottoman dans les espaces arabes après la chute de l’Empire, et en particulier en Irak.

Dessin par Raphael Vitali
Graphisme par Fabio Khoury

Apr
29
Mon
2019
14 FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM ORIENTAL DE GENÈVE @ Maison des Arts du Grütli
Apr 29 @ 18 h 00 – May 5 @ 19 h 00
May
11
Sat
2019
1001 Danses d’Orient @ Grande salle de la Chisaz
May 11 @ 20 h 00
1001 Danses d'Orient @ Grande salle de la Chisaz

Cette année, le 11 mai 2019, l’ Ecole des danses d’Orient propose un spectacle dédié à la danse, musique et culture de l’Orient.

A l’origine, la danse orientale se danse en compagnie d’un orchestre en direct.

Le rêve deviendra réalité, car pour la première fois dans une école de danse orientale en Suisse, les élèves danseront au son de l’ orchestre live Zaher Assaf, composé de 4 musiciens (oud, percussion, violon, kanoun) qui se produira sur scène, pour le plus grand bonheur des danseuses et des amateurs de musique orientale.

Des danseuses professionnelles internationales se produiront également lors de ce spectacle élégant et envoûtant.

May
29
Wed
2019
Youssra El Hawary en Concert à l’Alhambra @ Alhambra - Genève
May 29 @ 20 h 30
Youssra El Hawary en Concert à l'Alhambra @ Alhambra - Genève | Genève | Genève | Suisse

Youssra el Hawary

Youssra el Hawary, née en 1983, est une chanteuse, une compositrice, une parolière et une actrice égyptienne. C’est aussi une parolière évoquant souvent le contexte sociale et politique de l’Égypte, et une musicienne ayant choisi l’accordéon, un instrument utilisé dans la musique populaire orientale et égyptienne.

Elle est née le 9 octobre 1983 au Koweït, son père, égyptien, étant parti travaillé dans les États arabes du Golfe durant cette période. Elle passe son enfance au Koweït , et commence à s’y intéresser à la musique. De retour en Égypte, elle finit ses études secondaires, et approfondit ses connaissances musicales au Cairo Music Center. Elle continue par un diplôme de la faculté des Beaux-Arts, en théâtre et en conception cinématographique, se rêvant un parcours d’actrice.

Elle travaille ensuite dans la publicité, tout en se produisant sur les planches au sein de la compagnie El-Tamye (la boue du Nil) de Salam Yousry, un ancien camarade de collège, dans des spectacles mêlant poésie, musique et théâtre. Elle joue notamment dans une pièce intitulée Tamye Wahid Wel Shagar Alwan, dédiée au musicien égyptien Sayed Darwich. Elle rejoint ensuite The Choir Project, toujours par cette même compagnie de Salam Yousry, voyageant dans le monde arabe et jouant sur scène de l’accordéon. A partir de 2012, elle se lance dans une carrière d’artiste indépendante. Elle est actrice, chanteuse, compositrice, parolière, mais aussi accordéoniste : l’accordéon est un instrument à vent créé en Europe au xixe siècle, mais adopté dans la musique populaire égyptienne, par exemple dans le style baladi (en), avec des techniques et des modes d’interprétation spécifiques, par exemple dans le jeu du bourdon ou le jeu en contretemps rythmique, qui se rapprochent des arrangements instrumentaux pratiqués par les joueurs d’instruments plus traditionnels tels que le mizmār ou zurna.

Certaines de ses chansons sont particulièrement populaires, comme El-Soor (Le Mur) créée début 2012, accompagnée d’une vidéo réalisée avec des moyens modestes, lorsque l’armée, au pouvoir après la chute d’Hosni Moubarak, construit des murs dans le centre-ville bloquant l’accès à la place Tahrir, ou encore El-Sharea (Dans la rue) composé fin 2012 au début de la présidence de Mohamed Morsi. Le ton est ironique, mordant mais reste le plus souvent optimiste, et les thèmes s’inspirent de la situation sociale et économique quotidienne, en Égypte. En 2013, elle joue également dans un film d’Ayten Amin, Villa 69 (en). En 2014 et 2015, elle est animatrice radio sur Nogoum FM. Et de mi-2015 à mi-2017, elle complète son expérience d’autodidacte sur l’accordéon par deux années de formation en France, au Centre international de Musique et d’accordéon (C.N.I.M.A.) dirigé par Jacques Mornet, à Saint-Sauves-d’Auvergne, avec l’aide financière de l’Institut français