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Nov
23
Sat
2019
Expo- Libres @ Centre d'art Contemporain
Nov 23 2019 @ 9 h 15 – Feb 9 2020 @ 18 h 00

LIBRES

DU 23 NOVEMBRE 2019 AU 9 FEVRIER 2020

Parce que l’art permet de prendre du recul, de questionner de possibles substituts au système punitif hérité du XVIIIe siècle – né en Europe au lendemain de la Révolution française pour une « humanisation » du traitement des criminels préalablement condamnés à des châtiments corporels -, et parce que l’enfermement ne relève pas seulement du milieu carcéral, qu’il est universel et intrinsèquement lié à la condition humaine – dans son ressenti, ses choix, pour des raisons intérieures ou extérieures à soi -, « libres » réunit des artistes de toutes provenances (Algérie, France, Grande-Bretagne, Grèce, Italie, Liban, Palestine, Panama, Suisse, Slovénie, Turquie, États-Unis) pour croiser les univers de la pensée, de la violence et de la création.

Dans un environnement rose évoquant le P-618, découvert en 1979 aux États-Unis par le Dr Alexander G. Schauss, qui aurait des effets tranquillisants, et qui est utilisé dans certains centres de détention – comme en témoigne une vidéo d’Ali Kazma -, dessins, vidéos, sculptures, installations et photographies dialoguent autour des questions de l’art et de la prison, entendues au sens large.

« Plutôt brûlés que capturés » écrit Robert Montgomery en lumière pour commencer le scénario de « libres » avec un souffle de liberté. Un même élan pousse Sylvie Fleury à installer une échelle de draps le long d’une tour du Château d’Yverdon-les-Bains pour s’échapper vers un ailleurs.

À l’instar de Piranèse, dont les Prisons imaginaires symbolisaient, entre autres choses, la métaphore de l’âme enfermée dans son corps, Laure Tixier rejoue un univers anxiogène similaire augmenté d’un contraste de formes et de couleurs empruntées aux sucreries. Dans un autre registre, Sarah Carp raconte son sentiment de solitude extrême vécu lors de ses deux maternités (à découvrir sur les murs de l’Échandole). Moumen Bouchala remet en question la liberté présupposée de l’informatique avec une fenêtre (Windows) qui aborde, évidemment, les notions de transparence, de surveillance, sans être détachées de l’idée d’ouverture et du point de vue. Céline Cadaureille n’offre quant à elle aucune percée vers l’extérieur, sa Maison Boulet témoignant d’une violence domestique.

Les contraintes de la forme sont exprimées dans les carnets minimalistes d’Orianne Castel : un ensemble de grilles, des verticales et des horizontales à comprendre comme les structures élémentaires de l’enfermement. L’espace étriqué à expérimenter par contre à l’échelle du corps humain, derrière des barreaux, est offerte au visiteur par Nikos Stathopoulos. Il se lit également dans travail de Pavlos Nikolakopoulos : un cercle oppressant dénonce la trahison des hommes entre eux, les erreurs judiciaires, les laissés pour compte, gisants au sol et, ici, réduits symboliquement à un os.

Pour supporter l’emprisonnement, la création a un rôle fondamental en tant que lieu d’humanité. Six détenus libérés du camp de Khiam – situé au Liban dans la zone occupée par Israël et démantelé en 2000, puis détruit en 2006 – ont témoigné devant les caméras de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige sur la manière dont ils sont parvenus à survivre grâce à la confection clandestine d’objets.

 

Quand on naît dans le camp palestinien de Sabra, à Beyrouth, la vie est pavée de fils barbelés. Sans surprise, ils forment le matériau privilégié d’Abdul Rahman Katanani, qui le tisse avec espoir dans ses sculptures (à découvrir également à Vallorbe au Musée du fer et du chemin de fer).

 
Le quotidien de Napo, actuellement incarcéré dans une prison en Suisse, trouve du sens dans la poursuite de son travail artistique préalablement engagé avant sa condamnation. Jackie Sumell donne vie à la maison rêvée d’Herman Wallace, prisonnier durant plus de trente-cinq ans aux États-Unis et ancien partisan des Black Panthers, tout comme l’était Angela Davis (Muriel Décaillet en a réalisé le portrait), qui assénait : « L’histoire du peuple noir aux États-Unis est une histoire de la combativité, il faut résister. »

En toute confiance, devant des murs pourtant surélevés, une jeune mineure se lance dans une danse improvisée et spontanée sous les yeux de Valérie HorwitzKlavdij Sluban quant à lui a amené la photographie dans de nombreuses prisons comme un prétexte à rencontrer leurs occupants dans différents pays, comme la Russie ou la Suisse, avant de devoir tout arrêter « car il faisait trop de bien » aux détenus et que la rigidité du système en était éprouvée. Les photographies en couleurs que présentent Patrick Gilliéron Lopreno résultent du regard de détenus sur leur environnement direct – un point de vue sur cette vie en marge qui intéresse tant l’artiste, comme celle des cloîtres, qu’il rapproche des institutions carcérales. Rappelons enfin que Jhafis Quintero, qui n’avait connu que la criminalité dans ses jeunes années, a rencontré l’art en prison lors d’un atelier. Il deviendra artiste après avoir purgé sa peine et se positionne en protagoniste principal de ses oeuvres profondément marquées par l’expérience de l’enfermement (ses dessins sont exposés à La Tournelle, à Orbe).

Enfin, l’art peut parfois s’appliquer directement aux murs d’une prison : Stefan Banz et Christian Gonzenbach ont été chacun lauréats d’un pourcent culturel de deux institutions suisses. Si le premier a peint 84 noms de personnalités ayant subi une condamnation ou un emprisonnement – accompagnés du titre d’une oeuvre de leur création – sur le haut des murs de la prison de Kriens en 1998 (son intervention Echos est rejouée dans le cadre de « libres » au CACY, à Orbe et à Vallorbe), le second est toujours en attente de la réalisation de sa sculpture de palmier inspiré par un graffi ti de prisonnier trouvé sur un mur de la prison de Neuchâtel.

Karine Tissot

 

Expo Libres

Feb
3
Mon
2020
QUELLE PROTECTION POUR LES MINORITÉS MENACÉES EN SUISSE AU-DELA DU VOTE DU 9 FÉVRIER 2020 ? @ Salle Mahatma Ghandi Maison des associations
Feb 3 @ 19 h 00 – 21 h 15
QUELLE PROTECTION POUR LES MINORITÉS MENACÉES EN SUISSE AU-DELA DU VOTE DU 9 FÉVRIER 2020 ? @ Salle Mahatma Ghandi Maison des associations | Genève | Genève | Switzerland

Intervenants :

Christina Kitsos
Chargée des affaires migratoires au Département de l’instruction publique, conseillère municipale et candidate au Conseil administratif de la Ville de Genève, PS

Alia Chaker Mangeat
Avocate, conseillère municipale et candidate au Conseil administratif de la Ville de Genève, PDC

Muriel Waeger
Co-directrice de la campagne contre les discriminations

Didier Bonny
Co-président de la Fédération romande des associations LGBTIQ

Albana Krasniqi
Membre de la Commission fédérale des migrations et du bureau de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (section Genève)

Hafid Ouardiri
Directeur, Fondation de l’entreconnaissance

Dr. Kanyana Mutombo
Directeur, Université populaire
africaine

Modération :
Pascal Schouwey
Journaliste

Conformément à l’article 160 alinéa 1 de la Constitution et à l’article 107 de la loi sur le Parlement, le Conseiller national Mathias Reynard a déposé l’initiative parlementaire suivante :
Modification de l’article 261bis du Code pénal

DISCRIMINATION ET INCITATION À LA HAINE
Celui qui, publiquement, aura incité à la haine ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance raciale, ethnique, religieuse ou de leur orientation sexuelle ; celui qui, publiquement, aura propagé une idéologie visant à rabaisser ou à dénigrer de façon systématique les membres d’une communauté fondée sur l’appartenance à une race,à une ethnie ou à une religion ou sur l’orientation sexuelle ; celui qui, dans le même dessein, aura organisé ou encouragé des actions de propagande ou y aura pris part ; celui qui aura publiquement, par la parole, l’écriture, l’image, le geste, par des voies de fait ou de toute autre manière, abaissé ou discriminé d’une façon qui porte atteinte à la dignité humaine une personne ou un groupe de personnes en raison de leur race, de leur appartenance ethnique, de leur religion ou de leur orientation sexuelle ou ou cherchera à justifier un génocide ou d’autres crimes contre l’humanité ;
celui qui aura refusé à une personne ou à un groupe de personnes, en raison de leur appartenance raciale, ethnique, religieuse ou de leur orientation sexuelle, une prestation destinée à l’usage public, sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire.

Feb
5
Wed
2020
Les termes fondateurs dans le Coran @ ICAM-L'Olivier
Feb 5 @ 18 h 30

L’islam s’est construit autour d’un ensemble de termes coraniques fondateurs La compréhension de ces termes a des implications considérables

Conférence

Idrîs de Vos est un auteur, traducteur et conférencier spécialisé dans le soufisme, né dans la région parisienne en 1975. Après le baccalauréat, il suit des études en langue et civilisation arabe à Paris IV Sorbonne. Il obtient sa Maîtrise en l’an 2004. C’est à Fès, puis dans la Zawiya de Sidi Ibrahim Bassir au Maroc qu’il complète ses études tout en se plongeant dans le milieu soufi Marocain.
Idrîs de Vos est un auteur traducteur engagé. Soucieux d’œuvrer au rapprochement des consciences, il met sa plume au service de la transmission de l’héritage soufi depuis plus de dix ans. Né dans l’univers de la mystique musulmane et diplômé en langue et civilisation arabe, c’est en cohérence avec son parcours personnel qu’il concentre son activité sur ce thème. Il a à son actif plus de vingt ouvrages, dont une importante étude sur la question de l’amour dans le soufisme ” L’Amour universel : Un cheminement soufi ” et une étude sur le thème de l’éloge du Prophète. Il a également beaucoup travaillé à la traduction de l’oeuvre de l’éminent savant et Mystique, Abû Hamid Al-Ghazalî.

Il vient de publier un roman : Ibéris le fruit de l’amour.

 

Après la rencontre Idris de Vos dédicacera ses livres.

La rencontre sera suivie d’un verre de l’amitié

 

 

 

Feb
7
Fri
2020
Conférence et récital de Marc Loopuyt – Le Luth mythique de Damas @ ICAM-L'Olivier
Feb 7 @ 19 h 30
Conférence et récital de Marc Loopuyt - Le Luth mythique de Damas @ ICAM-L'Olivier | Genève | Genève | Switzerland

Conférence et Récital

LE OUD NAHHÂT, LUTH MYTHIQUE DE DAMAS

 

Oudiste

Marc Loopuyt a fréquenté l’Andalousie, le Maghreb, l’Orient arabe, la Turquie et l’Azerbaïdjan pendant 45 ans. Ses voyages et ses résidences lui ont permis de forger son style propre comme joueur de oud passionné. Il est compositeur mais surtout improvisateur et créateur de spectacle à la fois originaux et traditionnels où l’invention musicale, chorégraphique et poétique est reine.

Voyageur

Parallèlement à sa nature profonde de voyageur, il est aussi musicologue, pédagogue et polyglotte spontané. Il est toujours prêt au départ pour les concerts mais aussi pour de nouveaux partages ou de nouvelles découvertes musicales sur les terrains d’Orient ou d’Occident.

Fin connaisseur du luth oriental et de la guitare flamenca, Marc Loopuyt raconte la fabuleuse histoire du oud Nahhât, façonné à Damas dans les années 1930 et porteur d’une tradition millénaire.

Publié le 4 avril 2018
par Marc Loopuyt

En 1931, Abdoh George Nahhât achève à Damas un oud qu’il signe « Abdoh George et son fils Ilias », lettres calligraphiées dans la rosace d’ivoire. Entré dans les collections du Musée de la musique en 1997, l’instrument dévoile au public son exceptionnelle facture : issu d’une dynastie de luthiers unanimement reconnue par les spécialistes, Abdoh George Nahhât était déjà considéré comme le meilleur d’entre eux, surnommé par certains le « Stradivari » du oud. Les instruments de sa production sont aujourd’hui très prisés et suscitent des recherches actives pour retisser les fils de leur histoire commune, spécifique, autant que les perspectives de leur devenir particulier. Dans le monde de l’art et de l’artisanat, Damas est l’héritière de la sophistication légendaire de la dynastie des Omeyyades (661-750). Dans le cas de la lutherie, comme dans celui de la marqueterie, sa réputation est établie dans tout le monde arabe. Comme nombre de ouds issus des différentes branches de la dynastie des luthiers Nahhât, le luth oriental d’Abdoh Nahhât a été conçu et réalisé dans un contexte corporatif et artisanal d’une grande richesse, et relève d’une qualité remarquable.

Après avoir appris les rudiments du métier aux côtés de son père George Youssef Nahhât, maître sculpteur sur pierre (nahhât) et bois, Abdoh George (né à la fin du XIXe siècle) s’associe avec son frère aîné Roufân, qui a reçu du patriarche l’enseignement de lutherie le plus complet. Doté d’un fort sens des affaires, Abdoh fait fructifier l’entreprise familiale et obtient la part du lion sur le marché des ouds à Damas et au-delà. Leur production se distingue par l’élégance des formes et par un génie décoratif sans cesse renouvelé. Soulignons à titre d’exemple la perfection réalisée dans l’incrustation de rosaces — avec de stupéfiants ajustages de bois, d’écaille et d’ivoire. Un récit légendaire, apparu à Damas au XIXe siècle et qui connut un grand succès dans tout l’Orient, relate qu’un des Nahhât s’enfermait plusieurs jours et nuits d’affilée dans son atelier et en ressortait avec un nombre de rosaces extraordinaire qu’un homme seul n’aurait jamais pu réaliser en si peu de temps… Cette coloration mystérieuse fait partie de l’aura des Nahhât.

Pour celui qui contemple un oud pour la première fois, la réaction d’admiration est toujours la même : tout concourt à l’harmonie. Or cet émerveillement ne connaîtrait pareille intensité si le maître luthier n’avait interprété les règles du métier à la mesure de son goût et de son inspiration créatrice. Le oud forgé par Abdoh Nahhât exprime une présence, une personnalité et une homogénéité remarquables par l’équilibre des lignes, des proportions et par la douceur avec laquelle le vernis reflète la lumière. La caisse est formée de quinze côtes de noyer séparées par des filets de citronnier. La face de l’instrument relève la floraison d’un jardin luxuriant dont l’unité est donnée par la frise de marqueterie, qui réunit symétriquement l’amande de la table d’harmonie en épicéa avec le manche, et que l’on retrouve autour des « massifs » que constituent les trois rosaces. Cette frise composée de petits « pavés » de couleurs contrastées est judicieusement appelée « trottoir » en Syrie. Les deux lunes sont découpées dans de l’ivoire plein ; leur motif renvoie à un thème traditionnel de l’esthétique et de la philosophie orientales : « L’arbre et les oiseaux ». Sur les branches de l’arbre se tiennent les oiseaux, dont l’un mange les fruits et l’autre les contemple. Le premier est engagé dans l’action, le second dans la connaissance. Les lunes illustrent un second thème, présent dans la poésie arabe chantée et chez les théoriciens arabes et persans médiévaux. La fitrah, le sens primordial des artisans, les poussait à repérer dans les forêts les « sujets » (arbres imposants) les plus fréquentés par les oiseaux-chanteurs : ces arbres étaient susceptibles de fournir le bois pour les plus « inspirants » des instruments… Sur ce oud, les cordes en boyau de mouton étaient mises en vibration avec un plectre travaillé dans un rachis de grande plume d’aigle, en écaille de tortue ou encore en corne.

La perfection de l’ensemble provient des proportions exactes auxquelles répondent toutes les parties de l’instrument, selon la notion de « canon » (qanoun), l’ensemble des règles qui ont tant inspiré les Grecs antiques. Dès le IXsiècle, des traités arabes tels ceux de al-Kindi puis des Ikhwan al-Safa (Frères de la pureté) transcrivent les proportions du luth et en délivrent les principes de construction géométrique, inspirés par la « science des lettres » et la symbolique des nombres qualitatifs comme celle des figures géométriques. Le musicien et théoricien bagdadien Safi al-Din al-Urmawi signe au XIIIe siècle une très belle épure de luth tracée au compas. Pas plus que les autres artisans de la même période, les luthiers de la tradition damascène n’ignorent les lois harmoniques de la géométrie. La structuration géométrique d’un oud de haute facture se rapporte ainsi aux lois de l’univers telles que les entendaient les savants et philosophes de l’Antiquité, mais aussi à un ensemble de spéculations touchant aussi bien à la cosmologie, à l’anthropologie qu’à la poésie, auxquelles se réfèrent la plupart des factures instrumentales, du Machreq au Maghreb.

 

Extrait de Le oud Nahhât, luth mythique de Damas, de Marc Loopuyt, Cité de la musique-Philharmonie de Paris (Musée de la musique), 2018, p. 91.

Feb
17
Mon
2020
Quelles évolutions de la justice internationale, face aux crises globales et locales ? @ ICAM-L'Olivier
Feb 17 @ 18 h 00

Une soirée de discussion autour du livre « 12 Voices on Global Justice »,

avec Thierry Cruvellier, Rédacteur en chef de JusticeInfo.net

La justice pénale internationale traverse une crise profonde de fonctionnement, de crédibilité et de légitimité politique, mais la justice transitionnelle en général fait preuve d’une créativité et d’un dynamisme surprenants. C’est cet environnement tumultueux et bourgeonnant que le livre de Justice Info, 12 Voices on Global Justice, entend révéler et questionner. Il rassemble des entretiens (en anglais) avec douze experts de premier plan – acteurs institutionnels, militants, universitaires, journalistes, cinéastes – publiés par JusticeInfo.net. Ces douze voix illuminent le paysage de la justice transitionnelle, s’inspirant des expériences passées et cherchant à inventer la justice de demain.

JusticeInfo.net est le seul média global sur la justice transitionnelle, dirigé par des journalistes spécialisés. Il a été créé en 2015 par la Fondation Hirondelle, une organisation suisse à but non lucratif qui fournit de l’information à des populations confrontées à des crises.

Thierry Cruvellier, Rédacteur en chef de JusticeInfo.net, présentera le livre 12 Voices on Global Justice et développera quelques-uns des questionnements, cas d’études et pistes de réflexions qui y sont présentés. Depuis plus de vingt ans, Thierry Cruvellier couvre les procès pour crimes contre l’humanité et génocide, du Rwanda à la Sierra Leone, de l’ex-Yougoslavie au Cambodge ou au Sénégal. Il est l’auteur de trois livres : Le Tribunal des vaincus (Calmann-Lévy, 2006), sur les procès du génocide au Rwanda, Le Maître des aveux (Gallimard, 2011), sur les procès des Khmers rouges au Cambodge, et Terre promise (Gallimard, 2018), récit sur l’extraordinaire endurance du peuple sierra léonais au cours des quarante dernières années.

La présentation de Thierry Cruvellier sera suivie d’une discussion avec le public.

Un exemplaire du livre « 12 Voices on Global Justice » sera offert à tous les participants.

En collaboration avec la

 

Feb
18
Tue
2020
Sylvestre II – Le Pape qui aimait Allah @ ICAM-L'Olivier
Feb 18 @ 18 h 30

“LA FIGURE ENIGMATIQUE ET DOULOUREUSE DU PAPE SYLVESTRE II”
Son héritage caché des Lumières de l’Islam et son modèle inavoué des Napoléon
Conférence donnée par Ahmed Youssef, écrivain, membre de l’Institut d’Egypte

De son nom français, Gerbert d’Aurillac, future pape Sylvestre Il, est un personnage hors du commun dans tout les sens de cette expression.

Rien ne prédisposait cet orphelin du fin fond du Cantal français à se faire la place qui est la sienne au carrefour des civilisations de l’islam et de la chrétienté à quelques années de l’an mille.

Le hasard qui propulsa Gerbert d’Aurillac aux confins de la cour des califes de Cordoue et ses passions pour les sciences arabes seront la matrice d’une sulfureuse réputation qui commença de son vivant et se prolongea jusqu’aux temps modernes.

C’est lui qui introduisit les chiffres arabes en Occident, inventa l’horloge à pendule, le cadran solaire, les machines à calculer.

C’est lui qui envoya des émissaires à Cordoue, commanda des traductions des ouvrages Arabes.

Le livre de Ahmed Youssef retrace la passionnante prédilection de Gerbert d’Aurillac pour les sciences arabes et surtout établit la liste exhaustive des œuvres arabes et indiennes traduites, sous l’impulsion de Gerbert d’Aurillac et ses disciples, dans les monastères occidentaux à la veille de la Renaissance.

Ce qui est nouveau dans ce livre est cette approche politique générationnelle de l’héritage scientifique du pape Sylvestre Il.

Ainsi, les empereurs occidentaux, dans leur recherche de pacifier leur rapport à l’islam, cherchèrent à transformer le désir du pape d’unir la science et la foi, en un désir d’œuvrer pour une synthèse des civilisations.

Ahmed Youssef raconte l’approche d’ouverture et d’échanges avec le monde de l’islam des empereurs Frédéric II de Hohenstaufen, Napoléon Bonaparte et Napoléon III . Trois grands rendez-vous ratés, selon l’auteur, avec l’islam dont nous payons actuellement les douloureux frais.

Ahmed Youssef est aujourd’hui un des rares écrivains égyptiens d’expression française. Ses œuvres dont “Bonaparte et Mahomet “, “Juifs et chrétiens à la cour de Mahomet “. “Saint Louis en Egypte”, “L’Orient de Jacques Chirac, la politique arabe de la France” sont traduites en plusieurs langues.

Il a traduit également la dernière œuvre du prix Nobel égyptien Naguib Mahfouz “Les rêves de Convalescence”, Editions Le Rocher 2006 et “La correspondance de Bonaparte au Caire”, 2 volumes 1800 pages, Editions de l’Institut d’Egypte, Le Caire 2014. 

Ahmed Youssef est directeur exécutif du Centre des études du Moyen Orient à Paris et membre de l’Institut d’Egypte. 

 

La Conférence sera suivie d’un verre de l’amitié

 

Ouvrages de Ahmed Youssef

 

     En partenariat avec  l’

Mar
7
Sat
2020
ATELIER D’INITIATION ET DE PERFECTIONNEMENT A LA CALLIGRAPHIE ARABE avec ABDERRAZAK HAMOUDA @ ICAM-L'Olivier
Mar 7 @ 10 h 00 – 17 h 00

 

Atelier d’initiation ou de perfectionnement

à
la calligraphie arabe

avec Abderrazak Hamouda

ah2
Aucune connaissance de l’arabe n’est nécessaire, le matériel est mis à disposition.

Inscription nécessaire avant le 25 février 2020 au moyen du formulaire d’inscription ci-dessous

auprès de l’ICAM-L’Olivier à admin@icamge.ch

Renseignements:  téléphone au 022 731 84 40

participation 150.-CHF

Inscriptions

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Apr
24
Fri
2020
Musique d’Inde et d’Afghanistan – Laurent Aubert & Santosh Kurbet @ ICAM-L'Olivier
Apr 24 @ 19 h 00
Musique d’Inde et d’Afghanistan - Laurent Aubert & Santosh Kurbet @ ICAM-L'Olivier | Genève | Genève | Switzerland

Laurent Aubert : rubab, Herati dutar

Santosh Kurbet : tabla

Tous deux formés à la musique classique de l’Inde du Nord, Laurent Aubert et Santosh Kurbet proposent un répertoire faisant la part belle aux mélodies populaires d’Afghanistan, avec quelques incursions dans les traditions voisines d’Inde, du Pakistan et d’Asie centrale. Ils interprètent également des râgas indiens « à l’ancienne », qui leur permettent de développer de subtiles improvisations mélodico-rythmiques. Les timbres à la fois secrets et majestueux du rubab ou les envolées cristallines du dutar se marient à merveille avec la dynamique propre au tabla, principal instrument de percussion dans cette région du monde.

 

Laurent Aubert, musicien et ethnomusicologue, a notamment étudié la musique indienne avec Ustad Jamaluddin Bhartiya, puis la musique afghane (rubab) auprès du maître Daud Khan Sadozai, tout en poursuivant son apprentissage des râgas indiens avec Paul Grant. Il est notamment membre des ensembles Nuryana et Tarab et collabore à divers projets mêlant musique et danse. Il est par ailleurs le fondateur des Ateliers d’ethnomusicologie de Genève.

Santosh Kurbet, indien d’origine, né à Genève, étudie le tabla depuis une quinzaine d’années. Son apprentissage a commencé à Bhadgaon (Inde) auprès de Mukund Gurav puis de Praveen Gajanan Behere dans l’accompagnement des abhang (chants spirituels du Maharashtra). Il poursuit actuellement son apprentissage auprès de Paul Grant, principalement dans l’art du khyal (musique savante de l’Inde du Nord). Il est aussi membre de l’ensemble Nuryana.

Les instruments

Rubab

Instrument caractéristique des musiques d’Afghanistan et du Cachemire, le rubab est un luth à manche court et table d’harmonie en peau, tendu de trois cordes mélodiques en boyau et d’un nombre variable de cordes de résonance métalliques.

Herati dutar

Comme son nom l’indique, cet instrument est originaire de la ville de Herat, dans l’ouest de l’Afghanistan. Luth à long manche et à 14 cordes métalliques, le Herati dutar est particulièrement adapté aux répertoires populaires afghans.

Tabla

Le tabla est l’instrument de percussion le plus répandu non seulement dans le Nord du sous-continent indien, mais aussi en Afghanistan. Il est constitué de deux timbales, tendues chacune d’une peau et jouées à mains nues.

Liens vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=BX_lF7W0Lbw (ensemble Nuryana)
https://www.youtube.com/watch?v=9u4H9M2nFOg (ensemble Nuryana)