Une jeunesse au Moyen-Orient (1987-1992) (L’Arabe du futur, Tome 4) – Riad Sattouf

Ce quatrième tome du succès mondial L’Arabe du futur couvre les années 1987-1992.

Âgé de neuf ans au début de ce volume, le petit Riad devient adolescent. Une adolescence d’autant plus compliquée qu’il est tiraillé entre ses deux cultures – française et syrienne – et que ses parents ne s’entendent plus. Son père est parti seul travailler en Arabie saoudite et se tourne de plus en plus vers la religion… Sa mère est rentrée en Bretagne avec les enfants, elle ne supporte plus le virage religieux de son mari. C’est alors que la famille au complet doit retourner en Syrie…

Dans le premier tome (1978-1984), le petit Riad était ballotté, de sa naissance à ses six ans, entre la Libye de Kadhafi, la Bretagne de ses grands-parents et la Syrie de Hafez Al-Assad. Le deuxième tome (1984-1985) racontait sa première année d’école en Syrie. Le troisième tome (1985-1987) était celui de sa circoncision. Ce quatrième tome, exceptionnel par son format (288 pages) et par ce qu’il révèle (le coup d’État de son père), est le point d’orgue de la série.

 

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L’organisation secrète et autres nouvelles – Naguib Mahfouz

Les seize nouvelles qui composent cette anthologie sont extraites de recueils publiés entre 1962 et 1984. Elles frappent autant par la diversité de leurs thèmes que par la maîtrise avec laquelle Mahfouz distille de l’absurde dans la vie quotidienne la plus banale. Celle qui donne son titre à l’ensemble est une métaphore des religions monothéistes : habité par l’espoir fou de changer le monde, un groupe d’amis adhère à une organisation secrète pour découvrir qu’elle est structurée en familles cloisonnées ayant chacune à sa tête un chef charismatique, lui-même soumis à un chef suprême enveloppé de mystère. Toutes les autres nouvelles atteignent le même niveau de concision et de tension. Par exemple, critique à peine voilée du nassérisme, l’histoire de ce conducteur de train qui le lance à très vive allure jusqu’à provoquer une terrifiante catastrophe. Ou celle d’un obscur employé de bureau, fumeur impénitent de haschich, injustement inculpé de terrorisme. Ou encore la mésaventure d’un journaliste réputé pour avoir longtemps enquêté dans les “quartiers chauds”, dénonçant le sort des prostituées, et qui oublie dans ses vieux jours que le racolage a été officiellement aboli, en partie grâce à lui…

 

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La marcheuse – Samar Yazbek

Rima aime les livres, surtout Le Petit Prince et Alice au pays des merveilles, le dessin et… marcher. La jeune fille, qui ne parle pas, souffre d’une étrange maladie : ses jambes fonctionnent indépendamment de sa volonté, dès qu’elle se met à marcher elle ne peut plus s’arrêter. Un jour d’août 2013, alors qu’elle traverse Damas en bus, un soldat ouvre le feu à un check-point. Sa mère succombe sous les balles et Rima, blessée, est emmenée dans un hôpital pénitencier avant que son frère ne la conduise dans la zone assiégée de la Ghouta. Et c’est là, dans cet enfer sur terre, que Rima écrit son histoire. A travers la déambulation vive et poétique de cette adolescente singulière dans l’horreur de la guerre, Samar Yazbek continue son combat pour exposer aux yeux du monde la souffrance du peuple syrien.

 

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J’ai couru vers le Nil – Alaa El Aswany

Le Caire, 2011. Alors que la mobilisation populaire est à son comble sur la place Tahrir, Asma et Mazen, qui se sont connus dans une réunion politique, vivent leurs premiers instants en amoureux au sein d’une foule immense. Il y a là Khaled et Dania, étudiants en médecine, occupés à soigner les blessés de la manifestation. Lui est le fils d’un simple chauffeur, elle est la fille du général Alouani, chef de la Sécurité d’Etat, qui a des yeux partout, notamment sur eux. Il y a là Achraf, grand bourgeois copte, acteur cantonné aux seconds rôles, dont l’amertume n’est dissipée que par ses moments de passion avec Akram, sa domestique. Achraf dont les fenêtres donnent sur la place Tahrir et qui, à la suite d’une rencontre inattendue avec Asma, a été gagné par la ferveur révolutionnaire. Un peu plus loin, il y a Issam, ancien communiste désabusé, victime de l’ambition de sa femme, Nourhane, présentatrice télé, prête à tout pour gravir les échelons et s’ériger en icône musulmane, qu’il s’agisse de mode ou de moeurs sexuelles. Chacun incarne une facette de cette révolution qui marque un point de rupture, dans leur destinée et dans celle de leur pays. Espoir, désir, hypocrisie, répression, El Aswany assemble ici les pièces de l’histoire égyptienne récente, frappée au coin de la dictature, et convoque le souffle d’une révolution qui est aussi la sienne. A ce jour, ce roman est interdit de publication en Egypte.

 

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Tajines magiques – Séverine Augé

40 recettes de tajines pleines de saveurs d’ailleurs !

Pour voyager sans quitter la maison et à moindre frais, on vous a trouvé mieux qu’un billet d’avion ! Un tajine, quelques épices, de belles pièces de viandes ou de poissons, des légumes frais et le tour est joué !
Commencez facile avec les traditionnels tajines de bœuf épicé, de veau aux légumes confits ou de caille farcie aux fruits secs. C’est maîtrisé ? Alors tentez plus osé, et lancez-vous dans un tajine de crevettes au curry vert ou un tajine de haricots au pimentón (attention, ça pique !). Et on pense aussi aux becs sucrés, avec quelques desserts gourmands comme le tajine de figues au miel et au romarin.

Et pour encore plus d’efficacité, retrouvez une liste de courses à flasher en fin d’ouvrage.

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Délices du Liban – Maya Barakat-Nuq

Pour goûter à l’art de vivre des Libanais, rien de tel que de partager leur table ! Taboulé, hommos, chawarma, feuilles de vigne farcies, baklawas, sans oublier les incontournables falafels…

Découvrez 75 délicieuses recettes du pays du cèdre et partez à la rencontre des saveurs d’une cuisine à l’image du pays : riche de multiples influences, généreuse et gourmande.
Des pages techniques vous livrent tous les secrets pour préparer des kabbis (légumes marinés), réaliser des kibbés (boulettes) ou faire un ater (sirop de sucre à fleur d’oranger). Des astuces et des conseils vous invitent à découvrir les accents typiques de ce pays où les recettes se transmettent de génération en génération.

 

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Le pianiste de Yarmouk – Aeham AHMAD

Un jeune homme joue et chante au milieu des décombres et des maisons éventrées. La photo, prise à Yarmouk, ville de réfugiés palestiniens de la banlieue de Damas, a fait le tour du monde.
Ce musicien est devenu un symbole d’humanité face à la guerre. Après avoir enduré avec dignité les souffrances du conflit syrien, celui que l’on surnomme désormais le « pianiste des ruines » a finalement dû se résoudre à prendre le chemin de l’exil : en guise d’avertissement, Daech avait brûlé son piano… Partageant le sort de milliers d’autres, il a ainsi connu la séparation d’avec sa famille, la périlleuse traversée de la Méditerranée, l’éprouvante route des Balkans, puis l’arrivée en Allemagne.
Dans cette autobiographie bouleversante, Aeham Ahmad raconte son enfance de Palestinien en Syrie, son apprentissage de la musique au sein d’une famille talentueuse, jusqu’à la révolution de 2011, bientôt engloutie par la guerre. Un éclat d’obus le blesse à la main. Bravant la peur, il décide alors de jouer dans la rue, se laissant filmer pour témoigner de la résistance qui subsiste, obstinée, dans la ville assiégée. Car ce livre a une portée politique. Il dénonce la violence extrême, les exactions du régime d’Assad comme celles des djihadistes, mais il rappelle aussi la précarité du peuple syrien et le destin tragique de tous les réfugiés. Un requiem en hommage aux victimes et une ode à la musique.

 

La Découverte

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La mort est une corvée – KHALED KHALIFA

Juste avant de rendre son dernier souffle, Abdellatif a demandé à ses enfants, deux hommes et une femme, de l’enterrer dans son village natal, à proximité de la tombe de sa sœur. Testament des plus ordi­naires, mais pas en Syrie où la guerre fait rage et où les routes sont disputées par des hommes en armes et de toutes obédiences, qui arrêtent, humilient, enlèvent ou tuent, en choisissant leurs victimes selon leurs appartenances politiques ou confessionnelles, mais aussi, tout simplement, en cherchant à les rançonner. Durant le voyage de Damas à ‘Anâbiyya, entassés avec le cadavre de leur père dans une vieille voiture, sous un soleil de plomb, les trois passagers subissent ensemble toutes ces épreuves, mais sont loin, très loin d’avoir la même détermination à respecter les dernières volontés du défunt, ou de partager la même vision de la vie et de la mort…
Avec son talent de conteur, et une pointe d’humour noir, Khaled Khalifa nous offre l’un des meilleurs romans inspirés jusqu’à présent par la tragédie syrienne.

traduit de l’arabe (Syrie) par : Samia NAÏM

 

Actes Sud/Sindbad – L’orient des livres

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Petit Pèlerin – Premier Jeu collaboratif familial sur l’Islam

Petit Pèlerin est un jeu collaboratif familial pour tous les âges (de 4 à 99 ans) dédié à vous – musulman ou non – qui voulez découvrir, ou faire découvrir les valeurs humaines de l’Islam, et ses notions de base. Petit Pèlerin jalonnera votre chemin de questions adaptées pour découvrir l’Islam ou tester vos connaissances; et surtout Petit Pèlerin incite à s’entraider pour avancer ensemble en direction de la Mecque.

Attention aux obstacles sur le trajet ! … et n’oubliez pas, l’entraide vous fera plus vite que le chacun pour soir !

Jeu éco-conçu en France, Fabriqué en Allemagne.

4-99 ans

1 à 6 joueurs

20 minutes

La nouvelle génération de la bande dessinée arabe s’invite à Angoulême

Antoine Oury – 29.12.2017

Le programme de la prochaine édition du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême se dévoile petit à petit : parmi les expositions organisées cette année, « Nouvelle génération » se penchera sur les jeunes auteurs de la bande dessinée arabe d’aujourd’hui. Une exposition inédite au musée de la bande dessinée d’Angoulême, du 25 janvier au 4 novembre 2018.

bd arabe angouleme expo

Algérie, Égypte, Irak, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie… Une cinquantaine d’auteurs arabes seront mis à l’honneur dans une grande exposition organisée au musée de la bande dessinée d’Angoulême, dès le 25 janvier prochain. Après le 4 novembre et la clôture de l’expo à Angoulême, les œuvres se déplaceront dans d’autres villes d’Europe pour participer à la découverte de cette bande dessinée arabe foisonnante.

« Nous fêtons cette année sept ans d’efforts continus pour promouvoir, exposer et publier des caricaturistes et auteurs de bande dessinée arabes originaires du Moyen-Orient, du Golfe et de l’Afrique du Nord. Nous y sommes arrivés grâce à la Mu’taz and Rada Sawwaf Comics Initiative et l’Université américaine de Beyrouth, ainsi qu’à la maison d’édition Tosh Fesh », indique Mu’taz Sawwaf, fondateur de la Sawwaf Arab Comics Initiative à l’université américaine de Beyrouth.

L’enjeu est évidemment de faire connaître la bande dessinée arabe et, ainsi, de soutenir son développement. « Cette initiative vise à encourager la recherche interdisciplinaire sur la bande dessinée arabe, à promouvoir la production, la formation scolaire et universitaire, mais aussi l’enseignement sur et de la bande dessinée. Elle prévoit de développer un fonds de bandes dessinées arabes et de se charger de sa maintenance, tandis que Tosh Fesh se consacre à la publication d’anthologies de caricaturistes et d’auteurs de bande dessinée de la région » poursuit Sawwaf.

« Cette aventure formidable a démarré à l’occasion de plusieurs visites de Jean-Pierre Mercier et moi-même au Caire à l’invitation du festival CairoComix, à Beyrouth pour les Mahmoud Kahil Awards, au Maroc pour le festival de bande dessinée de Tétouan porté par l’Institut National des Beaux Arts, en Tunisie », raconte Pierre Lungheretti, directeur général de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image.

Déployée dans trois salles du musée de la bande dessinée, l’exposition Nouvelle génération la bande dessinée arabe aujourd’hui se présente comme une promenade géographique, à la fois didactique et rêveuse. Elle met en avant les collectifs d’auteurs, fers de lance du renouveau de la bande dessinée arabe contemporaine.

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Entre papier et palette graphique, cette nouvelle génération ne choisit pas ; l’exposition montre des originaux encadrés aussi bien que des pages consultables sur tablettes et/ou écrans interactifs. La scénographie met en avant les interprétations graphiques des décors dans lesquels les auteurs évoluent, au premier rang desquels les décors urbains, omniprésents dans leurs productions.

 

Comptant nombre de femmes dans ses rangs, cette vague d’artistes arabes trentenaires est souvent constituée en collectifs (Samandal au Liban, TokTok en Égypte, Skefkef au Maroc, Lab619 en Tunisie…), même si quelques solitaires travaillent aussi dans leur coin. Regroupant les auteurs membres des collectifs, l’exposition est l’occasion également de découvrir les créateurs solitaires.

 

Traduire et promouvoir la littérature arabe,
un travail de longue haleine

Un parcours enfants permet aussi aux plus jeunes de se familiariser avec cette production nouvelle, ouverte à toutes les influences des traditions étrangères, mais aussi des arts de la rue, de la télévision, des jeux vidéo…

L’exposition « Nouvelle génération : la bande dessinée arabe aujourd’hui » est une coproduction la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, the Mu’taz & Rada Sawwaf Arabic Comics Initiative/ToshFesh.com, l’Université américaine de Beyrouth, l’institut français de Paris, en lien avec les Instituts français de la région monde arabe.

 

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