“Don’t see me poor”, le cœur vibrant de l’Afrique / Conférence et dédicace du Livre de Constantin Salameh

When:
21 December 2018 @ 18 h 30
2018-12-21T18:30:00+01:00
2018-12-21T18:45:00+01:00
Where:
ICAM-L'Olivier
Rue de Fribourg 5
1201 Genève
Suisse
Cost:
Free
Contact:
ICAM-L'Olivier
022 731 84 40
Un livre, un auteur
“Don’t see me poor”, le cœur vibrant de l’Afrique : le livre hommage de Constantin Salameh au continent pauvre, riche en leçons de vie !

Lorsque Constantin Salameh a atterri, il y a presque quatre ans, à l’aéroport d’Accra, il ne soupçonnait pas que plus d’une centaine de vols s’ensuivraient et le mèneraient vers sa destinée
profonde. Si les trente-cinq dernières années passées au service de multinationales et de grands groupes d’investissement, un peu partout dans le monde, lui ont apporté une solide expertise,
est arrivé un moment où il a finalement réalisé que son désir intime était de pousser son action encore plus loin et de tenter de faire une différence, c’est-à-dire d’aider là où le besoin était
le plus grand.
Ce vécu a résonné très fort dans son cœur et l’a poussé à publier cet ouvrage – constitué de photos, toiles, textes et citations de  nombreux contributeurs – qui représente la quintessence de ce
que l’Afrique lui a apporté, sur le plan personnel et émotionnel, et qu’il souhaite lui rendre. Les bénéfices de ce livre iront à « The Happy Childhood Foundation in Africa » qui s’occupe d’enfants
défavorisés.
Une séance de dédicace est prévu pour le vendredi 21 décembre à 18h30 à L’ICAM-L’Olivier

La rencontre sera suivie d’un verre de l’amitié

Constantin Salameh est un homme d’affaires. Et il ne s’en repent pas.
Mais après avoir dirigé les services financiers de Hew-lett Packard au niveau mondial, puis avoir géré l’un des plus grands fonds d’investissement en main d’une famille du Golfe, il met depuis quatre ans ses compétences et son expérience au profit des pays émergents.

«Après trente-cinq ans à chercher la rentabilité maximale, je me suis dit «basta». Il était temps de passer à autre chose», explique le sexagénaire d’origine libanaise, établi à Bogis-Bossey depuis trois décennies.

Cela tombait bien car la fameuse université américaine de Stanford, où il avait décroché son MBA (Master of business administration) en 1984, recherchait d’anciens élèves pour un ambitieux programme. Celui-ci, est baptisé Seed Transformation – que l’on peut traduire par les graines de la transformation.

Ce dispositif dispense formation et conseil aux chefs d’entreprise d’Afrique de l’Ouest d’abord, puis sur sa côte est, en Afrique du Sud et, récemment,en Inde. «Nous choisissons des petites et moyennes entreprises dont l’activité a un fort impact social, qui ne traitent pas avec les gouvernements et qui nous semblent aptes à opérer des transformations pour atteindre un niveau d’activité supérieur», énumère ce père de deux garçons qui passe désormais près de la moitié de son temps en mission sur le terrain.

Chaque année, quelque 300 entreprises sollicitent le soutien du programme. Seules 30 sont retenues. «Nous les accompagnons une année, Le but de ce programme, que j’ai eu le plaisir d’initier au Ghana en 2013, consiste à donner accès à la connaissance économique et à de nouveaux marchés. Il faut tout tenter pour éviter que les jeunes talents quittent le pays.» Pas question toutefois d’offrir ces conseils. Les formations, estampillées Stanford, sont payantes mais à des tarifs préférentiels.
L’expérimenté a tant appris Aujourd’hui, Constantin Salameh a préféré quitter le programme de Stanford qui vise quelque 10 000 sociétés soutenues en dix ans. «J’ai eu de la peine à lâcher «mes» PME. Je siège dans plusieurs conseils d’administration, et j’y ai investi des deniers personnels», commente celui que l’on surnomme Constantin l’Africain.

L’ex-directeur financier se dit reconnaissant de la chance que lui a offert l’université américaine en l’associant à cette démarche. «Ça m’a permis de découvrir ma vraie vocation. J’y ai énormément appris, notamment sur l’adaptation aux conditions et usages locaux pas toujours faciles, sur l’importance de l’écoute, car dans ces entreprises, je n’étais plus le boss.»

Le résident de Bogis-Bossey lance un appel à ses pairs, retraités ou préretraités, ainsi qu’aux jeunes en quête de stage. «Il y a beaucoup de compétences à transmettre et pas mal de leçons à prendre en matière de foi et de résilience. Là-bas, on se rend vite compte de l’impact de ce que l’on fait. Et c’est surtout une occasion de changer son regard sur l’Afrique», conclut l’auteur d’un livre intitulé «Ne me vois pas pauvre».

0 replies

Leave a Reply

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Leave a Reply