Pourquoi Gaza ? Exposition de photos de Khalil Hamra Territoires palestiniens The Associated Press/Visa pour l’Image

When:
6 March 2019 @ 18 h 00 – 29 March 2019 @ 18 h 00
2019-03-06T18:00:00+01:00
2019-03-29T18:00:00+01:00
Where:
Galerie de l'Olivier
Rue de Fribourg 5
1201 Genève
Suisse
Cost:
Free
Contact:
ICAM - L'Olivier
022 731 84 40
Khalil Hamra met en lumière le huis clos de Gaza

Photo-reporter depuis 2000, médaille d’or du prix Robert-Capa 2008 pour son travail sur le conflit à Gaza, prix Pulitzer 2013 pour la couverture de la guerre en Syrie au sein de l’équipe d’Associated Press/Visa pour l’Image, le Palestinien Khalil Hamra témoigne des souffrances des habitants de la bande de Gaza dans « Pourquoi Gaza ? »

Avec plus de deux millions d’habitants sur trois cent soixante kilomètres carrés, tentant de survivre après deux Intifada, trois guerres contre Israël et un blocus imposé depuis 2007, et la prise du pouvoir par le Hamas, la bande de Gaza est l’une des régions les plus en souffrance de la planète. Né au Koweït de parents palestiniens, Khalil Hamra est bien placé pour en témoigner. Il y vit depuis 1995 avec sa famille.

« Habiter Gaza, c’est exactement comme être retenu en prison, confie le reporter de 41 ans. Imaginez ce que c’est d’avoir ce sentiment pour vous-même et en plus de savoir que vos enfants et tous les êtres qui vous entourent n’y ont aucun futur. »

Palestinian girls play celebrating the First day of Eid al-Fitr in a United Nations school where dozens of families have sought refuge after fleeing their home in fear of Israeli airstrikes, in the Jabaliya refugee camp, northern Gaza Strip, Monday, July 28, 2014. Monday marked the beginning of the three-day Eid al-Fitr holiday, which caps the Muslim fasting month of Ramadan. Muslims usually start the day with dawn prayers and visiting cemeteries to pay their respects to the dead, with children getting new clothes, shoes and haircuts, and families visiting each other. (AP Photo/Khalil Hamra)

Ses reportages révèlent cette vie quotidienne placée sous le signe du manque et de la peur de perdre le peu qui reste. Ici, les membres d’une famille récupèrent ce qu’ils peuvent dans les décombres de leur maison… Là, un frère retrouve le corps de sa sœur handicapée que sa famille et lui ont dû abandonner en fuyant une attaque israélienne… Ailleurs, le corps d’un bébé de 34 mois repose dans un congélateur faute de place à la morgue de l’hôpital…

« En dépit des souffrances, les habitants de Gaza ont une incroyable volonté de vivre et ne baissent jamais les bras, commente le photographe d’Associated Press/Visa pour l’Image. Ils font preuve d’une résilience exceptionnelle. »

Ses images le prouvent : dans le froid et la pluie, les enfants d’un bidonville jouent dans des carcasses de voitures ; les petites filles se font belles pour célébrer le premier jour de l’Aïd-El-Fitr ; les amoureux se marient et font la fête ; les écolières manifestent contre la baisse des financements internationaux qui les menace de déscolarisation…

En mai 2018, l’inauguration de la nouvelle ambassade des États-Unis à Jérusalem a attisé l’amertume, ouvrant des semaines d’affrontements sous les pluies de grenades lacrymogènes israéliennes, prolongeant les attentes interminables aux check-points… « J’ai pour Gaza une passion sans limites, et la passion de raconter son histoire, explique Khalil Hamra. Chaque fois que j’essaie de m’en éloigner, une force irrésistible m’y ramène, me poussant à prendre la photo manquante, une image plein cadre de Gaza. »

Armelle Canitrot dans The World NEWS 

 

Vernissage de l’Exposition
Mercredi 6 mars à 18h en présence du photographe Khalil Hamra
L’Exposition se poursuivra jusqu’au 29 mars 2018

 

 

 

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