Glorice Weinstein présente son roman “La Mariée du Nil”

When:
15 September 2018 @ 16 h 00
2018-09-15T16:00:00+02:00
2018-09-15T16:15:00+02:00
Where:
ICAM-L'Olivier
Rue de Fribourg 5
1201 Genève
Suisse
Cost:
Free
Contact:
ICAM-L'Olivier
022 731 84 40

Le texte

C’est une voix tendre mais lucide qui ouvre au lecteur les portes
de l’Égypte des années 50. Dans une société en pleine
effervescence, la petite Galia évolue entre l’imprimerie familiale,
les confidences des amies de sa mère et les gâteaux aux dattes.
Glorice Weinstein ressuscite avec vivacité une époque oubliée et
ses protagonistes hauts en couleur. À travers une mosaïque de
rencontres et de situations, un roman coloré se tisse.
Extrait
Durant le règne des pharaons, chaque année, une jeune fille était
choisie pour devenir l’épouse du Nil. La fiancée, consciente de
l’honneur qui lui était fait, se devait de cacher ses craintes.
Richement vêtue, accompagnée de sa famille et de ses amis, elle
était jetée dans les eaux du Nil et s’y noyait inévitablement, sous
les cris de joie et les hourras de la foule en délire. Elle flottait un
moment, suffoquait, agitait les bras désespérément, avant d’être
engloutie dans les eaux sombres du fleuve. Galia, qui se
représente la scène, pleure beaucoup en écoutant le récit de ces
douloureuses fiançailles.
Biographie
Glorice Weinstein est née au Caire. Elle quitte l’Égypte en 1958
pour Genève où elle devient psychologue dans un Cycle genevois,
psychothérapeute et chargée de cours à l’Université. Elle gagne le
Prix de la Nouvelle 2005 décerné par la Société Genevoise des
Écrivains. La Mariée du Nil est son premier roman.

Texte présenté par l’auteure

Née au Caire, j’y ai vécu jusqu’à l’âge de dix-neuf ans. Mon père
possédait une imprimerie-papeterie et, en famille, nous y passions le plus
clair de notre temps. Cet univers me semblait magique. J’aimais le
toucher des feuilles de papier satiné, l’alignement des caractères de
plomb, l’odeur de l’encre sur les rouleaux de presse, la tranche dorée sur
les reliures. Une telle ambiance ne pouvait qu’éveiller mon goût pour
l’écriture.
La vie m’a entraînée vers d’autres voies. Ayant quitté l’Égypte pour
Genève, je me suis consacrée à ma profession de psychologue
psychothérapeute. Dans le prolongement de ma thèse de doctorat, j’ai
publié un ouvrage et plusieurs articles sur l’image de soi.
Cependant, le désir de raconter des histoires, au gré de mon imagination,
était toujours présent. Peu à peu, La Mariée du Nil s’est imposée à moi.
Dans ce roman, je souhaitais partager avec le lecteur l’Égypte que j’ai
connue et aimée. J’ai donc créé un personnage, Galia, petite fille de la
bourgeoisie juive. Elle vit avec ses parents dans un bel immeuble du
Caire. Au fur et à mesure que se déroulent les chapitres du livre, elle va
grandir, passer de l’enfance à l’âge adulte.
Au fil de ses rencontres avec des enfants et adolescents du petit peuple
égyptien se tisse un lien, sans que la différence de religion y fasse
obstacle. Elle découvrira ainsi Mona, la petite épouse, Sélim, le jeune
paysan, Samira, la mendiante.
Au Lycée Français du Caire, des situations inattendues, tantôt drôles,
tantôt tristes, ponctuent les différentes étapes de sa scolarité.
Les épisodes de la vie de Galia sont intimement liés aux bouleversements
qui agitent l’Égypte des années 1942 à 1957, dans un contexte historique
d’éveil national et révolutionnaire.

 

Le rencontre sera suivie d’un verre de l’amitié

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