Une Israélienne, une Palestinienne témoignent – Fondation Surgir

Quand :
6 février 2018 @ 18 h 30
2018-02-06T18:30:00+01:00
2018-02-06T18:45:00+01:00
Où :
UNI-DUFOUR
Rue du Général-Dufour 24
1204 Genève
Suisse
Coût :
Gratuit
Contact :
Jacqueline Thibault, Présidente
021 311 27 31

Vers une résolution du conflit israélo-palestinien par la réconciliation

 

Ouverture :
Madame Sandrine Salerno, Vice-présidente du Conseil administratif de Genève

 

Intervenants :
Madame Miri Ben-Rafael, psychologue israélienne, membre du Parents Circle – Families Forum
Madame Marian Saadeh, psychothérapeute palestinienne, membre du Parents Circle – Families Forum
Monsieur Ofer Bronchtein, Président du Forum International pour la Paix
Monsieur Riccardo Bocco, Professeur à l’IHEID Genève

 

Modératrice :
Madame Laurence Bézaguet, journaliste à la Tribune de Genève

Très concernée par la situation des femmes dans le conflit israélo-palestinien, la Fondation SURGIR a souhaité, après sa rencontre avec les dirigeants du PCFF, que cette remarquable initiative menée par la société civile elle-même soit portée à la connaissance du plus grand nombre, en particulier en Suisse où le Cercle n’a jamais encore été accueilli.
Deux membres actives du PCFF, l’israélienne Miri Ben-Rafael, et la palestinienne Marian Saadeh, viendront partager leur expérience avec le public de Suisse Romande.
A leurs côtés, Messieurs Ofer Bronchtein, Président du Forum International pour la Paix, et Riccardo Bocco, Professeur à l’IHEID Genève, renforceront chacun à leur façon l’initiative du PCFF par leur analyse et leur connaissance de la situation au Moyen Orient.
A travers cette conférence destinée à la société civile, aux professionnels, aux politiques, aux étudiants, aux ONGs oeuvrant pour la paix et la réconciliation dans quelque pays que ce soit, nous souhaitons mettre en lumière les activités du  »Parents Circle – Families Forum ».

Biographie des orateurs

MIRI BEN-RAFAEL est une psychologue clinicienne, mère de trois filles et grand-mère de six petits-enfants. Miri a perdu son seul frère, Amnon, qui a été tué sur le plateau du Golan au cours de la guerre en 1973. Amnon était âgé de 26 ans quand il fut mobilisé pour la guerre. C’était alors un étudiant en économie à l’université hébraïque de Jérusalem qui soutenait que les Israéliens se devaient de trouver un moyen afin de promouvoir la paix et de coexister avec les Palestiniens.
C’est en 2014 que Miri a découvert le Parents Circle – Families Forum (PCFF) ou le Cercle des familles endeuillées. Elle a rejoint l’organisation afin de travailler pour l’espoir et la paix à travers un processus de réconciliation – dans le but de construire un meilleur avenir et ainsi réaliser le souhait de son frère. Miri est une membre active du PCFF Women’s Group et représente le Cercle en tant que conférencière et modératrice.
MARIAN SAADEH est une professionnelle de la santé mentale et psychothérapeute originaire de Bethléem. Le 25 mars 2003, lorsque Marian était alors âgée de 15 ans, des agents des forces spéciales israéliennes ont ouvert le feu en plein centre de la ville de la paix – Bethléem –, en visant la voiture dans laquelle Marian se trouvait ainsi que plusieurs membres de sa famille. Seuls Marian et ses parents ont survécu à leurs blessure. La petite sœur de Marian, Christine, douze ans « s’envolât pour un autre monde, bien loin de l’occupation et de l’injustice. »
Un mois après le bouleversant accident, lorsque le Cercle vint à la rencontre de la famille de Marian, ses parents n’eurent aucune hésitation à rejoindre l’organisation, et ce malgré la douleur. L’objectif du Cercle – trouver des moyens pour restaurer la liberté, la dignité et l’égalité dans les deux camps – est une noble cause à leurs yeux.
Marian partage la vision de ses parents et est un membre actif du Cercle : « Malgré l’échec des politiciens, je crois que les gens eux-mêmes peuvent trouver un moyen d’arriver à une victoire qui engloberait la coexistence, l’équité, l’égalité et la justice pour que tout le monde vive dans l’espoir et la paix. »

Organisateur : Fondation SURGIR

La Fondation SURGIR a été créée à Lausanne en 2001, selon les voeux d’Edmond Kaiser, par Madame Jacqueline Thibault, franco-suisse décorée de la Légion d’Honneur en 2010. SURGIR (www.surgir.ch) a pour objectif de combattre les violences coutumières dont sont victimes les filles et les femmes dans certains pays du Moyen-Orient, d’Asie centrale et d’Afrique, en Turquie et au Brésil (cf  »Honour » de L. Welchman et S. Hossain, Z books 2007).
SURGIR met en place et gère des programmes de prévention, d’aide directe et de sensibilisation des populations dans ces pays, en partenariat avec des associations locales, pour défendre et renforcer les droits des femmes et des filles victimes de violence. Depuis sa création, la fondation a œuvré en Jordanie, en Palestine, en Israël, au Liban, au Yémen, en Inde.
En Suisse, SURGIR mène également un programme de sauvetage de femmes (et de leurs enfants) en danger d’être tuées au nom de l’honneur dans leur pays. Leur réhabilitation est entièrement assurée par la Fondation. Elle a réalisé la première enquête exploratoire sur la prévalence des mariages forcés en Suisse qui a menée à l’adoption, en 2013, d’une sanction pénale allant jusqu’à 5 ans d’emprisonnement.
Elle organise chaque année, à la demande de la police vaudoise, des sessions d’information et de sensibilisation sur le crime d’honneur.
Dotée du statut consultatif au Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC), SURGIR mène des activités de plaidoyer auprès de la société civile, des gouvernements et des institutions internationales, et intervient régulièrement à titre d’expert lors de conférences et de réunions de travail au Conseil de l’Europe et au Parlement européen.
Son livre, Souad, Brûlée vive, publié en 2003, s’est vendu à plus de 3 millions d’exemplaires et a été traduit en 42 langues.

Le  »Parents Circle – Families Forum »

Depuis des décennies, israéliens et palestiniens se considèrent avec méfiance et scepticisme. Leurs sentiments d’animosité et de haine mutuelle est en constante augmentation, souvent attisés par les décisions des politiques. Chacune des parties a le sentiment qu’elle a raison et qu’il y a peu de compréhension ou d’acceptation par l’autre partie, ce qui empêche toute progression dans les négociations et dans l’idée que la paix constitue une véritable option.
Établi en 1995, le  »Parents Circle – Families Forum » (PCFF), également appelé le Cercle des familles endeuillées, est une organisation israélo-palestinienne regroupant 600 familles (300 palestiniennes et 300 israéliennes) qui ont toutes perdues un proche dans le conflit.
Les membres du PCFF ont eu le courage de choisir de convertir leur colère et leur désir de vengeance en un dialogue et en initiatives communes, pour connaître l »autre » et encourager un processus de réconciliation et de paix. Leur intention est de montrer que la réconciliation entre les individus et les nations est possible, en invitant la société civile et les décideurs politiques à choisir le dialogue face à la violence et à la guerre, pour ainsi parvenir à une solution durable basée sur l’empathie et la compréhension mutuelle.
C’est cette idée que les membres du PCFF transmettent des deux côtés du conflit, en organisant des réunions et débats publiques, et en utilisant toutes les ressources médiatiques possibles.
· Chaque année, les membres israéliens et palestiniens du PCFF ouvrent le dialogue en classe avec quelque 14’000 élèves du secondaire en Israël et en Palestine. Ils partagent leurs histoires personnelles et guident les participants à travers une discussion sur le conflit et la possibilité de réconciliation.
· Au sein du PCFF, un groupe très actif de femmes a été formé, le Women’s Group, qui vise à renforcer le rôle des femmes dans la résolution des conflits en montant des projets conjoints de coopération et en organisant de grands événements publics.
· En 2016, le PCFF a été invité à témoigner lors de conférences organisées à Londres, à Dubai, aux Etats Unis, en Allemagne et en Italie. Plusieurs associations des Amis du PCFF ont été constituées, au Royaume Uni, aux USA, en Allemagne, en Espagne et en Norvège.

 

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