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Le cinéma égyptien domine encore les festivals arabes

Amira SOLTANE 

 

 

8/12/2020

Parmi les films arabes les plus marquants de cette année, les films égyptiens «Photocopy» et «Talea Senay» (travail induit) qui ont été projetés au Festival du film arabe de Stockholm, qui s’est déroulé du 30 novembre au 2 décembre. Le festival est organisé par Malmö Arab Film Festival.
«Photocopy» était le film d’ouverture du neuvième Festival international du film arabe, qui s’est déroulé du 16 au 21 juillet au Busan Cinema Center, à Séoul, en Corée du Sud. Le film égyptien «Photocopy» a été projeté pour la première fois à Londres le 13 décembre 2018.
«Photocopy» a déjà représenté l’Egypte au Festival international du film musulman de Kazan en Russie. Le film raconte l’histoire d’un homme âgé qui, à sa retraite, décide d’ouvrir un magasin de photocopie. Il commence à redécouvrir la vie, son amour pour le prochain et les gens qui l’entourent. Le film met en vedette Mahmoud Hemeida, Sherine Reda, Farah Youssef, Aly Tayeb et Ahmed Dash, entre
autres. Il a été écrit par Haitham Dabbour et réalisé par Tamer Ashry. «Photocopy» a été projeté lors de la première édition du Gouna Film Festival et a remporté le prix El-Gouna Golden Star du meilleur long-métrage narratif arabe. Le film a également été projeté lors des 5èmes Rencontres internationales du cinéma arabe à Marseille.
«Photocopy» a été présenté comme film de clôture de la Semaine du cinéma arabe à New York, le 23 novembre 2017. Le film a été projeté au Festival international du film du Caire, le vendredi 24 novembre 2017. Le journaliste égyptien et scénariste Dabbour, avait précédemment déclaré dans une interview à Egypt Today qu’il avait choisi de présenter une histoire d’amour entre un couple âgé parce que ce type d’histoires d’amour «n’a pas été bien présenté dans le cinéma égyptien.» Le scénario a été nominé pour les Sawiris Cultural Awards. Dabbour a expliqué qu’il avait beaucoup travaillé sur le script pour le développer avant d’atteindre la version finale. Il a commencé à l’écrire en 2013 et a terminé un an plus tard. «Photocopy» aborde les problèmes auxquels sont confrontées les personnes âgées, des sujets rarement abordés dans le cinéma égyptien. «Le principal défi auquel j’ai été confronté en écrivant un film si différent est de maintenir des valeurs et des côtés artistiques élevés et en même temps de rester amusant pour le public, afin qu’il ne s’ennuie pas», a expliqué Dabbour. Sorti en 2017, «Talea Senay» tourne autour d’un couple égyptien qui s’empare de l’ambassade américaine en Égypte après s’être vu refuser des visas pour entrer aux États-Unis. Le long métrage met en vedette un groupe d’acteurs et d’actrices égyptiens talentueux, dont Rasha Gawdat, Maged el-Kedwany, Mai Kassab, Abdel Rahman Abou Zahra, Bayoumi Fouad, HoreyaFarghali et Sayed Ragab. «Talea Senay» est réalisé par Khaled Diab.
Le film a été projeté pour la première fois le 11 décembre 2017, dans le cadre du Festival international du film de Dubaï (Diff). Mettant en vedette des cinéastes régionaux et internationaux qui font la lumière sur la culture arabe, les «Arabian Nights» du festival ont choisi de projeter «Talea Senay». «Arabian Nights est l’une des catégories les plus attendues, car elle célèbre la diversité culturelle du Monde arabe, à travers le médium exceptionnel du cinéma. C’est le premier film de Diab en tant que réalisateur. Auparavant, il a écrit un certain nombre de films à succès, notamment «Eshtebak» (Clash), qu’il a écrit aux côtés de son frère, l’écrivain et réalisateur acclamé, Mohamed Diab.