Saladin – Anne-Marie Eddé

Pour le monde arabo-musulman, Saladin est une figure mythique : de Nasser à Saddam Hussein, nombreux sont les dirigeants du XXe siècle qui se sont réclamés de lui, nombreux les poètes et les artistes qui ont exalté sa mémoire. A Damas, son mausolée est aujourd’hui encore un lieu de pèlerinage. En Occident aussi, une véritable légende s’est construite autour de ce sultan kurde (1137-1193) devenu champion de l’islam et souverain d’un immense empire. Par-dessus tout, il est celui qui sut reprendre Jérusalem aux croisés et susciter chez ses adversaires chrétiens, notamment Richard Coeur de Lion, un sentiment proche de l’admiration. Dans cette biographie nourrie aux meilleures sources, Anne-Marie Eddé a voulu comprendre la formidable popularité qui fut celle de Saladin, une popularité à laquelle il veilla toujours de très près. Une propagande inlassable encensait le sultan, défenseur de l’islam, serviteur fidèle du calife de Bagdad, parangon de justice, magnanime et généreux envers ses sujets comme envers ses ennemis… S’efforçant de faire la part de l’imaginaire et de la réalité, Anne-Marie Eddé replace le personnage dans l’époque tourmentée qui fut la sienne. Elle décrit l’ascension d’un homme doté d’un grand sens politique, qui parvint à étendre sa domination sur un territoire allant du Nil à l’Euphrate et du Yémen au nord de la Mésopotamie ; un homme authentiquement intéressé par la vie religieuse, soucieux d’appliquer la loi musulmane, sans concessions mais sans excès non plus, notamment à l’égard des communautés juives et chrétiennes qu’abritait son empire ; un homme qui fut un guerrier infatigable, mais aussi un administrateur doué d’une prodigalité qui faisait le désespoir de ses proches. Un homme, enfin, qui montra autant de volonté dans la maladie, le deuil et les combats déçus que sur les chemins de la gloire.

Les dix soirées malheureuses – Mohammed Al Mahdi

Voici un livre placé sous le signe des Mille et Une Nuits mais les dix soirées malheureuses auxquelles assiste le lecteur relèvent davantage d un genre aujourd’hui oublié, un « miroir des princes », que d un genre fan- tastique échevelé. Composé en 1783, en dix soirées, l auteur dépeint dans ce volume tout un ensemble de situations cocasses et édifiantes en une sorte de miroir des princes. Livre initiatique, il évoque directement Le Livre des Ruses et ravira tous les amateurs d une certaine libre pensée et irrévérence qui sont la marque de la pensée arabe tant mise à mal aujourd hui.

L’insoumise de Gaza – Asmaa Alghoul & Sélim Nassib

Que devient une fille de Gaza qui grandit à l’ombre d’un oncle responsable important des services de sécurité du Hamas à qui elle s’oppose violemment ?

Que devient-elle quand des soldats israéliens font régulièrement irruption au milieu de la nuit pour obliger son grand-père et d’autres vieillards à sortir en pyjama effacer les graffitis que des jeunes ont tracé sur les murs ?

Que devient-elle avec un père musulman libéral aimant la lecture, un grand-père bienveillant qui la cache sous son édredon, dans une société dominée par l’enfermement, la corruption, le machisme, mais aussi par une incroyable humanité ?

Elle écrit pour vider ce trop-plein de sentiments contradictoires, elle dresse sur un ton à la fois joyeux et grave le portrait sensuel d’un pays natal passionnément aimé, devenu au fil des ans chaudron des guerres et des intégrismes.

Écrivaine, voilà ce qu’elle devient.

Le Cédrat, La Jument et La Goule – Alqama Ben ‘Abada

Poursuivant sa prospection de la poésie arabe préislamique, Pierre Larcher nous livre une fort belle traduction de trois poèmes, avec d’abondants commentaires éclairant leur histoire, leur structure et leur contenu anthropologique et mythologique. Le premier, Le Cédrat, attribué à « Algama b. » Abada, est parfois considéré comme une mu’allaga (selon la légende, poème suspendu par vénération au mur du Temple de La Mecque). Le titre renvoie au parfum de la femme aimée, Salmâ, dont le premier mouvement du poème évoque le départ sur son palanquin. Le deuxième, la Jument, oeuvre d’un poète mineur, Khidâsh b. Zuhayr, fait allusion à un raid qui a mal tourné et à une jument, Dahyâ’, dont le cavalier, aïeul du poète, est invoqué comme symbole de la foi jurée. Le troisième, enfin, La Coule, est du surnommé Ta’abbata Sharran (littéralement, Celui qui a pris le mal sous le bras), qui y raconte son combat avec une goule qu’il a vaincue et décapitée, version arabe du mythe de Persée et Méduse, chargée d’évidentes connotations sexuelles. Chaque poème est précédé d’une introduction qui résume ce que la tradition nous dit du poète et de son oeuvre, et interprète le poème en insistant sur ce qu’il peut apporter à notre compréhension de la poésie arabe préislamique. L’annotation qui suit le texte, donné en arabe et en français, fonde l’interprétation sur les plans linguistique et stylistique.

Arabe – Les cahiers d’écriture pour les nuls

Le cahier d’écriture L’arabe pour les Nuls accompagnera les lecteurs apprenant l’arabe dans leur apprentissage et leur maîtrise de l’alphabet arabe et notamment dans l’écriture des différentes lettres. Proposant une courte introduction de la langue arabe et de son système d’écriture, cet ouvrage donnera principalement l’opportunité aux lecteurs de s’entraîner à reproduire les lettres de l’alphabet individuellement, selon leur position dans le mot, puis de les composer en lien avec d’autres lettres, pour finalement former des mots complets.

 

 

12.70chf

Bienvenue à l’école des petits scribes – Amandine Marshall

Une initiation aux hiéroglyphes à travers des thèmes clés de la civilisation égyptienne : les dieux, le pharaon, la maison, la momification, l’astronomie… Un ouvrage ludique avec un « petit plus » en fin de chaque chapitre sur des points de grammaire faciles à comprendre (ponctuation, singulier, masculin/féminin…), suivi d’exercices de mise en pratique et de jeux où l’enfant dessine, distingue des sons, compte, traduit, lit et écrit les hiéroglyphes de gauche à droite ou inversement !
Bienvenue à l’école des petits scribes offre des outils pédagogiques simplifiés pour apprendre en s’amusant.

 

 

25.20chf

Je veux savoir… c’est quoi le Coran ? – Irène Rekad

Si vous ne savez comment parler du Coran à vos petits, emparez-vous de cet ouvrage ! Il vous entrainera dans les allées de la classe de madame Salima, une maîtresse agréable et attentionnée qui accueillera votre enfant avec joie.

 

 

8chf

Le Prophète – Khalil Gibran

Une oeuvre poétique faite d’aphorismes et de paraboles, livrés par un prophète en exil sur le point de partir. Un best-seller international.

 

6chf

La Conférence des oiseaux – Jean-Claude Carrière

La Conférence des oiseaux est un des plus célèbres contes soufis, et l’un des chefs-d’oeuvre de la poésie persane. Mis par écrit par Farid al-Din Attar (1142-1220), influence majeure pour Rûmî, il raconte comment les oiseaux se mirent en quête d’un oiseau mythique, le Simorgh, afin de le prendre comme roi. Au terme d’une épopée mystique et existentielle, ils découvrent que le Simorgh n’est autre qu’eux-mêmes :  » Le soleil de ma majesté est un miroir. Celui qui se voit dans ce miroir, y voit son âme et son corps « . De cette allégorie de la rencontre entre l’âme et Dieu, Jean- Claude Carrière a tiré une oeuvre théâtrale, mise en scène par Peter Brook à Avignon en 1979. Longtemps épuisé, ce classique contemporain a été enfin rendu à son public en 2008.

 

19chf

Féministes du Monde Arabe – Charlotte Bienaimé

Ce livre porte la voix de jeunes femmes du monde arabe. Prenant la parole de Tunisie, du Maroc, d’Algérie et d’Égypte, des villes et des campagnes, elles confient leurs luttes pour le droit à la liberté sexuelle, à l’indépendance, au respect, à l’égalité juridique, économique et sociale. «La meilleure façon de changer les choses, c’est de réussir sa vie, d’arracher sa liberté et d’assumer son indépendance jusqu’au bout. » Étudiantes, ouvrières, architectes, journalistes, poétesses, agricultrices, etc., elles confient leurs révolutions intimes, sans tabous, avec une énergie époustouflante. «Sans révolution sexuelle, il ne peut pas y avoir de révolution. » Résistantes au quotidien plutôt que leaders de grands mouvements, elles s’engagent, parfois seules, via les réseaux sociaux et les blogs. Facebook et Twitter sont leurs alliés, outils incontrôlables par le patriarcat. «Ici, la rue appartient aux hommes, sauf si tu décides de l’investir. » Toutes prônent le droit à de nouveaux féminismes, dont certains varient des codes occidentaux. Toutes se battent pour l’égalité des sexes, indispensable à l’instauration de réelles démocraties. «Je veux que mon pays accepte que la femme soit l’égale de l’homme. Les Égyptiennes sont le secret de la révolution. » Un livre plein d espoir, d’énergie, et qui nous concerne tous.

 

29.50chf