un libanais à paris / Alexandre Najjar

Nourri de culture française, passionné de Victor Hugo, le narrateur rêve de quitter Beyrouth en guerre pour suivre des études de droit en France. Arrivé à Paris à l’âge de 17 ans, il réside au foyer franco-libanais en compagnie de compatriotes pittoresques aux surnoms étranges. Tantôt naïf, tantôt lucide, il expérimente toutes sortes d’aventures cocasses : un téléfilm américain tourné au Marché aux puces, une manifestation au Quartier latin, une audience au Palais de Justice, un contrôle de police sur le Boul’Mich, l’extinction d’un incendie nocturne, un meeting de Raymond Barre, un duel rue Mouffetard ou un rodéo au château de Versailles… Dans la Ville Lumière, il va découvrir l’univers impitoyable de la Fac, connaître son premier amour, rencontrer des célébrités et faire ses débuts d’écrivain…Avec nostalgie et humour, Alexandre Najjar nous raconte le parcours d’un étudiant libanais à Paris au milieu des années 1980, en nous offrant un parallèle saisissant entre sa ville natale et sa ville d’adoption.

Prix : 31chf

Septentrionale / KATTAN Karim

Au crépuscule, alors que tous fuient un pays en proie à l’apocalypse, Joseph fait du stop à la frontière sud. Maryam s’arrête. Ensemble, le temps d’une nuit, ils filent vers le nord, traversent un territoire qui explose sous leurs yeux. De forêts profondes en villages en ruines, de bien mystérieuses rencontres – un dauphin, un vieillard, un ange peut-être… – ravivent leurs blessures, leurs amours, et les confrontent à la violence qui les habite. Et là-haut, plus ardente que toutes, l’étoile du Nord, la Septentrionale, éclaire leur chemin. Dans une langue sublime, se jouant des registres et des attentes, Karim Kattan signe un roman d’une intense vibration, où s’entrelacent l’antique et le contemporain, le mythe et la merveille.

Prix : 33chf

Ici commence la terre / HILAL Jadd

En 1948, Aïda et sa famille sont contraints de quitter leur village de Palestine. Commence l’exil : le camp de Baalbek, puis Beyrouth.
Comment recréer les liens perdus quand son mari s’éloigne ? Quand le quartier lui demeure étranger ? Quand la solitude est telle que ses enfants se voient obligés de s’occuper d’elle, au prix de leurs libertés ?
Puis vient la guerre civile au Liban, la peur, la faim et la violence s’installent. À chaque nouveau massacre de Palestiniens, Aïda se replie davantage dans son appartement. La famille se brise : les enfants s’exilent pour fuir la guerre, et pour lui échapper.
Aïda rejoindra sa fille à Paris. En racontant la Palestine à son petit-fils Adib, elle se surprend à transmettre autre chose que la douleur. Elle ne transmet plus l’exil, mais une terre.

Prix : 37chf

Le garçon ébloui / Le Clerc Xavier

Algérie, 1959. Dans un village abandonné, Sébastien, un jeune instituteur appelé sous les drapeaux, découvre un enfant réfugié dans les décombres d’une bâtisse. Idir, sept ans, a tout perdu. Sébastien décide de l’adopter. Mais en contrepartie, sa hiérarchie lui impose un transfert vers la base de Reggane, au coeur du Sahara. Sébastien et ses camarades ignorent qu’ils seront les cobayes des premiers essais atomiques français. Dans ce roman puissant, au style vibrant et lumineux, Xavier Le Clerc poursuit son exploration de l’héritage colonial.

Prix : 25chf

Debout dans tes rêves / Taïa Abdellah

Après le succès du Bastion des Larmes (prix Décembre 2024), le nouveau roman d’Abdellah Taïa. Un texte superbe et d’une grande force politique, l’accomplissement d’une œuvre.Années 2000. Majid, un jeune Marocain homosexuel, débarque à Paris pour étudier la littérature française à la Sorbonne. Il mène une vie très précaire, dans un studio minuscule, rue de Belleville, au rythme des convocations à la préfecture de police, où le renouvellement de son titre de séjour n’est jamais assuré. Il finit par accepter un job de baby-sitter pour subvenir à ses besoins. L’agence qui l’a recruté lui confie la garde de Gabriel, un petit garçon de trois ans.Entre l’enfant de bonne famille et l’immigré marocain, un lien fort va se nouer, des années durant, avec la bienveillance d’Isabelle, la mère de Gabriel. Mais comment rester debout dans ses rêves, quand on est né pauvre, arabe et gay, si étranger dans le regard des autres qu’on est en permanence menacé de le devenir à soi-même ?

Prix : 33chf

Une maison au Levant / Dagher Carole

Été 2020. Alors que le Liban vacille, Léna revient dans le pays qu’elle croyait avoir quitté pour toujours. Journaliste franco-libanaise installée en France, elle répond à l’appel de Bob, l’ami d’enfance qui lui a jadis sauvé la vie et aujourd’hui menacé en raison de son engagement politique.Mais ce retour ravive les blessures qu’elle avait tenté d’enfouir. Dans un Beyrouth traversé par la peur, la colère et les ruines, ressurgit Fadi, figure trouble de son passé, prêt à lui arracher ce qui lui reste encore du Liban : la maison familiale, point d’ancrage où elle puise sa force, son dernier lien au pays, gardienne de la mémoire.Pour sauver ce lieu, Léna devra affronter les fantômes de la guerre, les loyautés impossibles et cette double appartenance qui la déchire depuis toujours.Porté par l’écriture ample et incarnée de Carole Dagher, ce roman mêle avec une rare intensité l’intime et le politique. À travers les destins croisés de trois générations, il raconte un Liban blessé, incandescent, inoubliable.Une fresque bouleversante sur la guerre, l’exil, la mémoire et la fidélité aux terres que l’on porte en soi.Née à Beyrouth, journaliste et ancienne attachée culturelle de l’ambassade du Liban en France, Carole Dagher est l’autrice d’essais politiques sur le Liban et le Proche-Orient, et de romans couronnés par différents prix, dont le prix Michel Tournier 2021 du roman historique pour L’invité des Médicis.

Prix : 35chf

Mon imam / Ghoussoub Sabyl

« J’aurais beaucoup aimé rencontrer aujourd’hui chacun des témoins qui savaient « de source sûre » où était l’imam. Dans le monde des adultes, c’est cela avoir du pouvoir : savoir avant les autres. Mais à quoi jouent ces femmes et ces hommes ? Au Cluedo ?  » Le 31 août 1978, l’imam que certains surnomment le Che Guevara libanais ou le Martin Luther King chiite disparaît après avoir rencontré le colonel Mouammar Kadhafi en Libye. On aurait retrouvé son passeport, sa valise et ses vêtements dans une chambre d’hôtel à Rome. Pour l’auteur, il a succombé aux charmes d’une Italienne et décidé de ne plus être l’imam. Mais rien ne se passe jamais comme prévu en littérature. Quatre ans après Beyrouth-sur-Seine, Sabyl Ghoussoub revient avec un roman qui transcende les genres, une déambulation au fil de laquelle il transforme la douleur en beauté.

Prix : 35chf

Championne / Bouraoui Nina

Une jeune fille, au pied de son immeuble, s’entraîne contre un mur. Elle frappe la balle avec sa raquette, inlassablement, pour fuir la folie de son pays et de sa famille, pour échapper à la colère de son père, à l’amour en désordre de sa mère, à la pâleur de sa soeur. Elle frappe et en elle les mots se bousculent : elle butte contre une faute qu’il lui faut avouer pour grandir et rêver à la femme qu’elle deviendra, qui s’aimera et aimera, qui se sera gagnée, elle.Nina Bouraoui signe un roman ensorcelant, hypnotique, la confession d’une jeune fille en feu, qui a le don des mots et un regard qui saisit chaque sentiment pour l’explorer, chaque geste pour dire le désir et la beauté. « Avec ce Championne, tendu, sombre, bordé de colère, Nina Bouraoui, loin cette fois-ci de toute tentation auto fictionnelle, revient d’une certaine manière vers la force mystérieuse de ses premiers livres, comme La voyeuse interdite ou L’âge blessé. Ce livre-là, pas plus que son héroïne, n’est aimable. II est bien plus que cela, chant de colère, mémoire perdue, violemment politique, évidemment poétique. » Livres Hebdo

Prix : 35chf

La part absente / Brakni Rachida

« Voilà près de vingt-cinq ans que j’ai troqué la lettre M pour la transformer en N. KARIMA/KARINA. Six lettres parmi lesquelles une seule joue les trouble-fêtes, ne convoquant ni le même imaginaire ni les mêmes fantasmes ». Quelle femme se cache sous l’allure parfaite de Karina Leroy, mariée à Vincent, mère d’une adolescente, et à la tête de sa propre galerie d’art ? Et si Karina s’appelait Karima ? En tronquant la lettre M, elle a dynamité le seul pont en mesure de la relier à l’autre rive de la Méditerranée. Ainsi affranchie de la charge sociale et raciale, elle a acquis une forme de liberté. Même si la honte d’avoir usé d’un tel stratagème ne l’a jamais quittée. Le jour où ce qu’elle a construit dans le mensonge se fissure, elle est rattrapée par les blessures de l’enfance et celles de la guerre d’Algérie. Face aux soubresauts de l’Histoire, chacun devra explorer sa part absente.

Prix : 33chf

Eau de rose & soda bread / MEHRAN Marsha, ARTOZQUI Santiago

Trois jeunes sœurs ayant fui l’Iran ont trouvé refuge dans un petit village de la côte ouest de l’Irlande. Elles y ont ouvert le Babylon Café dont la cuisine persane délivre d’envoûtants parfums d’eau de rose et de fenugrec. Alors qu’au village on allume le rituel Feu de joie du printemps, une sirène vient s’échouer sur le sable de la baie.Une mystérieuse jeune fille blessée dans son corps et refermée sur ses secrets. Marjan, la sœur aînée, va tenter de la soigner grâce à des plats qui réchauffent et apaisent : prunes, épinards et safran, une généreuse alchimie d’herbes et d’offrandes de saison qui permettra à son âme de guérir et de retrouver le chemin de la vie.Dans cette Irlande où les créatures fantastiques côtoient des humains souvent eux-mêmes excentriques et hauts en couleurs, les apparences sont parfois trompeuses, quoi qu’en pensent les commères épiant derrière leurs fenêtres. Car la magie vient du cœur autant que des sortilèges.Et si vous voulez partager les bienfaits de la cuisine de Marjan, essayez ses recettes à la fin du livre.

 

Prix : 33chf