Le monde arabe existe-t-il (encore) ?

Le monde arabe existe-t-il (encore) ?
Auteur du Texte : Collectif

De quoi le monde arabe est-il le nom ? La collection « Araborama », créée par l’Institut du monde arabe et le Seuil, rassemble journalistes, intellectuels, écrivains, artistes et illustrateurs pour explorer ses réalités présentes, sa pluralité et son histoire.

« D’où vient que le mot « arabe » sonne désuet ou étrangement déplacé ? Peut-on (encore) dire de quelqu’un qu’il est un Arabe ? Comme catégorisation d’un peuple, ce mot a été chargé d’antonymes, d’usages essentialistes et, bien sûr, racistes. Arabe, c’est un terme qui en français ne voyage pas seul. Vous me direz : Aucun mot ne voyage seul. Pourtant, si on pense aux expressions françaises qui contiennent le mot « arabe », à ses évocations littéraires, à ses résonances dans l’actualité, il devient difficile d’user de ce terme innocemment, de se l’approprier.
Quant au monde arabe, notre conscience – bienvenue – de la complexité des espaces et de leurs histoires différenciées nous enjoint à le mettre au pluriel. Aujourd’hui, il y a des mondes arabes, que l’on peut séparer et caractériser, et que parfois tout sépare. Mais le monde arabe, au singulier, ne serait plus qu’une fiction que l’on laisserait à quelques nostalgiques.
Nous avons souhaité explorer ici l’ensemble de ses transformations, de ses identifications changeantes, sous différents angles et au travers d’écritures et de formes variées. Le tableau qui en résulte est foisonnant et coloré. Il n’offre pas de réponses définitives, seulement des jalons pour la suite. »

Extraits de l’introduction de Leyla Dakhli.

Ont contribué à cet ouvrage : Mariam Aboelezz, Jean-Luc Allouche, Fanny Arlandis, Christophe Ayad, Nabil Ayouch, Bertrand Badie, Orit Bashkin, Denis Bauchard, Hamit Bozarslan, Alexandra Buccianti, Guy Burak, Jaqueline Chabbi, Leyla Dakhli, Kamel Daoud, Nicolas Dot-Pouillard, Brahim El Mazned, Chirine El Messiri, Abaher El Sakka, Dorothée Engel, Alain Frachon, Vincent Geisser, Mathieu Guidere, Joumana Haddad, Nagham Nawzat Hasan, Coline Houssais, Boris James, Henry Laurens, Farouk Mardam-Bey, Issa Makhlouf, Nabil Mouline, Philippe Petriat, François Pouillon, Nasser Rabbat, Loïc Rivault, Arafat Sadallah, Victor Salama, Elias Sanbar, Alexandra Schwarzbrod, Leïla Vignal, Tassadit Yacine, Nada Yafi, Ahmed Youssef

Avec les illustrations de Zeina Abirached, Rami Afifi, Duaa Alaamer, Sarah Al Abdali, Amal Al Ajmi, Sultan Al Ramahi, Ahmed Al Refaie, Abid Ayoub, Nassim Azarzar, Doa Bugis, Rama Duwaji, Naji El Mir, Roeqiya Fris, Zainab Fasiki, Nouri Flayhan, Tulip Hazbar, Ghani Hidouche, Rawand Issa, Jamaa Al-Yad Collective, Kuki Jijo, Mazen Kerbaj, L’homme Jaune, Ibticem Larbi, Raphaelle Macaron, Yasmin Maksousa, Zahra Marwan, Aya Mobaydeen, Shahad Nazer, Karl reMarks, William Sakhnini, Adnan Samman, Alaa Satir, Othman Selmi, Rexchouk, Yasmina Yasser.

 

La collection « Araborama » accueille ici chercheurs, journalistes, artistes, écrivains, intellectuels, linguistes, dessinateurs… qui racontent et rendent compte des changements en cours dans l’espace arabe contemporain. Toutes les contributions partagent une passion contagieuse des deux rives de la Méditerranée et tentent de dessiner les contours poreux d’un monde qui ne saurait s’écrire au singulier. La démarche a notamment pour intérêt d’offrir aux néophytes comme au « grand public cultivé » un ensemble de connaissances pluridisciplinaires, grâce à une grande variété de sujets rarement abordés dans les médias. Loin de se cantonner à une actualité dramatique, les auteurs (Bertrand Badie, Nabil Mouline, Henry Laurens, Leyla Dakhli…) suggèrent une nouvelle cartographie émotionnelle. Mais c’est aussi un monde très fragmenté, déchiré par la violence, de la Syrie au Yémen, de la Libye à l’Irak qui est évoqué : un monde, selon Hamit Bozarslan, « où la possibilité de construire une mémoire a disparu ».

Tigrane Yegavian (Le Monde Diplomatique)

CHF  43.-

 

 

Méthode Montessori : Alphabet Arabe à toucher du Monde des Houroufs

Découvrez pour la première fois en arabe les lettres sensorielles Montessori. Retrouvez les personnages du monde des Houroufs dans de superbes aquarelles accompagnées de textes poétiques et drôles mettant en évidence les sons des lettres. Pour une mémorisation sensorielle et un premier pas vers l’écriture.

Le monde merveilleux des Houroufs

Le monde des Houroufs est un programme conçu et testé pour enseigner aux enfants de maternelle et primaire (et aux grands enfants) à retenir et à reconnaître les lettres arabes dans toutes leurs formes, tout en s’amusant. Il constitue une bonne préparation à la lecture et surtout, il donne envie aux enfants de se plonger dans l’univers de la langue arabe, de ses sonorités, de ses formes avec plaisir. …Et le plaisir chez les enfants rime avec efficacité !

Le jeu de 7 familles du monde merveilleux des Houroufs

C’est un jeu de 7 familles pas vraiment traditionnel car toutes les familles n’ont pas le même nombre de membres. Une famille est même constituée d’un seul membre !

Il y a donc au total 7 familles et leur composition :

  • Les Houroufs étourdis : و, ز,ر,ذ,د,أ
  • Les trois sœurs : ح,خ,ج
  • Les Houroufs à queue : س,ش,ص,ض,ق,ل
  • Les houroufs à queue droite : م
  • Les faux jumeaux : ي,ن,ث,ت,ب
  • Les Houroufs simples : ط,ظ,ف
  • Les transformeurs : ك,غ,ع,ه

Disponible à l’Olivier

Migrants – Eduard Altarriba

Un documentaire expliquant aux enfants la situation des réfugiés et les causes de celle-ci.

Mon monde est une collection de livres illustrés destinés à expliquer les événements actuels de notre société de façon la plus simple et objective possible, pour que tous les enfants puissent posséder l’information nécessaire à leur compréhension.

Prix : 22chf

Araborama : Le monde arabe existe-t-il [encore] ? – Collectif

Le premier livre de la collection pose une question primordiale : le monde arabe existe-t-il (encore) ? A-t-il jamais existé ? De quoi est-il le nom ? La notion a-t-elle encore un sens ? Et lequel ? Se poser la question du, ou plutôt des mondes arabes, c’est articuler les trois grands axes qui fondent son identité, ses identités, et font l’ossature de ce livre : ses histoires plurielles, depuis les panarabismes jusqu’aux califats ; ses façons de vivre, ses religions, langues et cultures ; ses espaces et ses limites, ses frontières et ses lignes de fracture : tout cela est interrogé dans cet ouvrage. « D’où vient que le mot « arabe » sonne désuet ou étrangement déplacé ? Peut-on (encore) dire de quelqu’un qu’il est un Arabe ? Comme catégorisation d’un peuple, ce mot a été chargé d’antonymes, d’usages essentialistes et, bien sûr, racistes. Arabe, c’est un terme qui en français ne voyage pas seul. Vous me direz : Aucun mot ne voyage seul. Pourtant, si on pense aux expressions françaises qui contiennent le mot « arabe », à ses évocations littéraires, à ses résonances dans l’actualité, il devient difficile d’user de ce terme innocemment, de se l’approprier. Quant au monde arabe, notre conscience – bienvenue – de la complexité des espaces et de leurs histoires différenciées nous enjoint à le mettre au pluriel. Aujourd’hui, il y a des mondes arabes, que l’on peut séparer et caractériser, et que parfois tout sépare. Mais le monde arabe, au singulier, ne serait plus qu’une fiction que l’on laisserait à quelques nostalgiques. Nous avons souhaité explorer ici l’ensemble de ses transformations, de ses identifications changeantes, sous différents angles et au travers d’écritures et de formes variées. Le tableau qui en résulte est foisonnant et coloré. Il n’offre pas de réponses définitives, seulement des jalons pour la suite. ». Extraits de l’introduction de Leyla Dakhli. Ont contribué à cet ouvrage : Mariam Aboelezz, Jean-Luc Allouche, Fanny Arlandis, Christophe Ayad, Nabil Ayouch, Bertrand Badie, Orit Bashkin, Denis Bauchard, Hamit Bozarslan, Alexandra Buccianti, Guy Burak, Jaqueline Chabbi, Leyla Dakhli, Kamel Daoud, Nicolas Dot-Pouillard, Brahim El Mazned, Chirine El Messiri, Abaher El Sakka, Dorothée Engel, Alain Frachon, Vincent Geisser, Mathieu Guidere, Joumana Haddad, Nagham Nawzat Hasan, Coline Houssais, Boris James, Henry Laurens, Farouk Mardam-Bey, Issa Makhlouf, Nabil Mouline, Philippe Petriat, François Pouillon, Nasser Rabbat, Loïc Rivault, Arafat Sadallah, Victor Salama, Elias Sanbar, Alexandra Schwarzbrod, Leïla Vignal, Tassadit Yacine, Nada Yafi, Ahmed Youssef. Avec les illustrations de Zeina Abirached, Rami Afifi, Duaa Alaamer, Sarah Al Abdali, Amal Al Ajmi, Sultan Al Ramahi, Ahmed Al Refaie, Abid Ayoub, Nassim Azarzar, Doa Bugis, Rama Duwaji, Naji El Mir, Roeqiya Fris, Zainab Fasiki, Nouri Flayhan, Tulip Hazbar, Ghani Hidouche, Rawand Issa, Jamaa Al-Yad Collective, Kuki Jijo, Mazen Kerbaj, L’homme Jaune, Ibticem Larbi, Raphaelle Macaron, Yasmin Maksousa, Zahra Marwan, Aya Mobaydeen, Shahad Nazer, Karl reMarks, William Sakhnini, Adnan Samman, Alaa Satir, Othman Selmi, Rexchouk, Yasmina Yasser.

 

Prix 43chf

Mohammed prophète de l’Islam – Malek Chebel

A l’aube du VIIe siècle, l’Arabie a été réveillée de sa torpeur millénaire par un souffle puissant et jusque-là inconnu, l’islam. Son émergence fut particulièrement rapide car il a fallu à Mohammed, le nouveau prophète, seulement quelques années, de 610 à 632, pour imposer une nouvelle religion, à la fois monothéiste et abstraite dans son horizon de pensée. Malek Chebel, spécialiste du monde arabe, montre comment le Prophète, homme de doctrine et de pouvoir, a voulu que l’islam tienne compte de l’expérience humaine dans sa double part, sublime d’un côté, ordinaire de l’autre, divine par ses aspirations, terrestre par son exercice. Balayant ici préjugés et approximations, il confirme qu’il est plus que jamais nécessaire de connaître la destinée du Prophète pour bien comprendre la vérité et la richesse de son enseignement.

 

Prix : 16chf

La mélancolie du Maknine – Seham Boutata

L’Algérien est un éleveur d’oiseaux par tradition, et celui qui a sa préférence est sans aucun doute le chardonneret. Présent dans toutes les maisons, le maknine – de son petit nom algérien – est convoité depuis des générations pour son chant exceptionnel et sa beauté. Malheureusement, aujourd’hui, il ne vit presque plus à l’état sauvage : urbanisation, pesticides, chasse sans répit sont autant de causes de sa disparition. Seham Boutata est allée des deux côtés de la Méditerranée à la rencontre des membres de la ” confrérie du chardonneret “. Alors que l’animal se fait plus rare, la prégnance de la passion qu’il suscite dessine en miroir une société complexe. Ecoutons l’oiseau : aucun autre chant ne nous raconte mieux l’histoire de l’Algérie, de la colonisation aux mouvements de libération. Française d’origine algérienne, Seham Boutata a d’abord produit deux documentaires radiophoniques diffusés sur France Culture : Le Chant du chardonneret, dans l’émission ” Une histoire particulière “, et L’Elégance du chardonneret, dans la case ” Création on air “. Son récit littéraire prend appui sur ce travail d’enquête en le prolongeant jusqu’au mouvement Hirak de février 2019 et à l’incroyable élan démocratique qui souffle sur l’Algérie.

 

Prix : 30chf

Le graffiti arabe

Que ce soit sur les camions au Liban, dans les mes de villages du Bahrein, sur les murs criblés de balles de Palestine, le graffiti connaît un véritable essor qui s’affiche même sur les murs des métropoles occidentales ou sur des accessoires de mode comme des sacs à main. Relayé par de nombreux graffeurs qui s’exercent à la calligraphie arabe sur les espaces publics et à l’occasion d’expositions, et des jeunes designers qui créent des polices de caractères pour l’impression, le graffiti arabe exprime tantôt les souffrances d’une nation, tantôt une recherche d’identité. À Beyrouth, Gaza, Téhéran, Paris, Londres, Berlin ou Montréal, il traduit une pensée politique, sociale ou personnelle dans un style calligraphique et typographique très expressif.

Véritable référence en la matière, Le graffiti arabe réunit de nombreux artistes, graffeurs et typographes du monde entier qui ont associé la calligraphie arabe au graffiti, au street-art et à la culture urbaine. L’iconographie, très riche et variée, témoigne de la vigueur de ce renouveau.

Des auteurs de renom et des spécialistes y livrent leur analyse des éléments traditionnels, des nouvelles approches et des contextes socio-culturels et politiques qui ont forgé les mouvements du graffiti arabe au Moyen-Orient. Un chapitre sur le printemps arabe vient compléter ce riche panorama.

Élaboré par Pascal Zoghbi et Don Karl, l’ouvrage regroupe de nombreuses personnalités et artistes majeurs : Huda Smitshuijzen, Rana Jarbou, Tala F. Saleh, Houda Kassatly, William Parry, Hassan Mas- soudy, Malik Anas AlRajab, eL Seed, Hestl, Julien Breton, le collectif LightGraff, Sun7, Sadhu, L’ATLAS, Native et ZenTwO, Zepha alias Vincent Abadie Hafez, Monsieur Cana alias Askar, etc.

“Ce bel ouvrage […] permet de prendre la mesure de la créativité et du développement du graffiti dans le monde arabe”
Le Monde diplomatique

Disponible à la librairie l’Olivier 50.-

Le monde arabe en morceaux Des printemps arabes au recul américain – Charles Thépaut

Les pays arabes sont parcourus par des crises difficiles à démêler. Les “printemps” de 2011 ont remis en cause des systèmes qui n’étaient plus viables mais n’ont pu en traiter les causes économiques et sociales. La répression des soulèvements a généré de nouveaux conflits mais les populations continuent de réclamer un traitement plus digne, comme en Algérie, au Liban et en Irak en 2019. Mêlées à la géopolitique, ces crises alimentent différents degrés de violence : brutalité extrême de Daech et des guerres au Yémen et en Syrie, escalades ponctuelles à Gaza et conflits à répétition en Libye… Dans les zones plus stables, les inégalités s’aggravent entre une élite intégrée dans la mondialisation et le reste de la population. Cet ouvrage propose une analyse précise de chaque pays de cette région fragmentée. Il en explique également la nouvelle géopolitique, au moment où la Russie, l’Iran ou la Turquie profitent de l’épuisement américain vis-à-vis du Moyen-Orient. Si le tableau est sombre, ce livre rappelle aussi l’énergie des sociétés qui continuent à vivre, à bouillonner d’initiatives locales, pour dessiner leur avenir malgré les obstacles.

 

Prix : 42chf