Je me regarderai dans les yeux / Battal Rim

Un récit sur l’émancipation et la révolution intérieure d’une adolescente, explorant sexualité, transgression et violence. À 17 ans, l’âge des serments d’amitié et des poèmes de Rimbaud, une jeune fille fume une cigarette à la fenêtre de sa chambre. Cette transgression déclenche la fureur de sa mère, qui pose un ultimatum : l’adolescente devra produire un certificat de virginité. L’examen gynécologique forcé sera sa « première fois ».Comment sortir de l’enfance quand les adultes nous trahissent ? Comment aimer quand ceux qui nous aiment nous détruisent ? Une écriture puissante qui n’oublie ni l’ardeur ni la drôlerie, un récit des premières fois, du désir, de la générosité et de la force qui président à la naissance d’une femme.« Un formidable et irrévérencieux récit d’émancipation, porté par un souffle de liberté enivrant. »Le Nouvel Obs« Une réussite ! »Augustin Trapenard, La Grande LibrairieNée en 1987 à Casablanca, Rim Battal vit à Paris. Figure phare d’une nouvelle génération de poètes, elle a publié plusieurs recueils dont Mine de rien et L’Eau du bain. Je me regarderai dans les yeux est son premier roman, couronné par le Prix de la littérature arabe des lycéens 2025.

 

Prix : 13chf

Eau de rose & soda bread / MEHRAN Marsha, ARTOZQUI Santiago

Trois jeunes sœurs ayant fui l’Iran ont trouvé refuge dans un petit village de la côte ouest de l’Irlande. Elles y ont ouvert le Babylon Café dont la cuisine persane délivre d’envoûtants parfums d’eau de rose et de fenugrec. Alors qu’au village on allume le rituel Feu de joie du printemps, une sirène vient s’échouer sur le sable de la baie.Une mystérieuse jeune fille blessée dans son corps et refermée sur ses secrets. Marjan, la sœur aînée, va tenter de la soigner grâce à des plats qui réchauffent et apaisent : prunes, épinards et safran, une généreuse alchimie d’herbes et d’offrandes de saison qui permettra à son âme de guérir et de retrouver le chemin de la vie.Dans cette Irlande où les créatures fantastiques côtoient des humains souvent eux-mêmes excentriques et hauts en couleurs, les apparences sont parfois trompeuses, quoi qu’en pensent les commères épiant derrière leurs fenêtres. Car la magie vient du cœur autant que des sortilèges.Et si vous voulez partager les bienfaits de la cuisine de Marjan, essayez ses recettes à la fin du livre.

 

Prix : 33chf

Dedans dehors / BESSIS Sophie

Dans ce récit, Sophie Bessis livre sa Tunisie, toujours sienne malgré l’exil, et quelques souvenirs chers à son cœur : les longues soirées sur les terrasses, les années 70, les compagnons de route, les chemins qui parfois se séparent… mais aussi des lumières, des parfums, des goûts. En elle, « juivarabe », combats politiques et attachement à la terre natale se joignent pour former son identité profonde, inaltérable, ferment de ses travaux. Des mots confiés avec une grande pudeur, telle une sonate intime, chronique d’une époque.

 

Prix : 14chf

Simbad / Pratt Hugo, Paladini Fabrizio, Steiner Marco, Dauniol-Remaud Hélène

Marin de Bagdad, Simbad parcourt les mers de l’est de l’Afrique et du sud de l’Asie, cherchant à tout prix à faire fortune. Mais tempêtes, naufrages et créatures fantastiques viennent à chaque fois contrecarrer ses plans… Créé en 1963 pour le journal jeunesse Il Corriere dei Piccoli, cette magnifique adaptation en images d’un conte des 1 001 Nuits a été entièrement mise en couleurs pour cette édition. Uniquement publiée en France en noir et blanc (en 1982), cette édition sera une véritable découverte pour les collectionneurs de l’oeuvre d’Hugo Pratt.

 

Prix : 38chf

On ne bombardera jamais ma voix / Al HamarnaYahya & Dufour Alycia

Que reste-t-il quand la guerre détruit, démantèle, disloque tout sur son passage?? Que reste-t-il quand les écoles, les bibliothèques, les universités, les hôpitaux ont été bombardés?? Que reste-t-il quand, pour se nourrir, boire, ou se connecter à internet, il faut marcher plusieurs kilomètres tous les jours?? Que reste-t-il quand sa maison devient une tente, sa ville un camp, son pays une prison?? Pour l’auteur de On ne bombardera jamais ma voix, Yahya Al Hamarna, il reste les mots et l’écriture, la possibilité de résister en racontant son quotidien et de faire connaître son histoire. Dans ce recueil, l’auteur décrit son amour pour sa terre, il nous partage ses espoirs d’un jour rentrer chez lui, retrouver sa ville, pouvoir continuer ses études. Il nous parle de la violence du génocide en cours et de la difficulté de maintenir ce qui rend la vie digne. Avec l’écriture comme seule arme, chaque poème est écrit pour relier l’auteur au reste du monde, combattre l’isolement du blocus illégal. La traduction de ses textes vers le français s’inscrit dans ce mouvement, pour faire résonner le plus largement possible une voix palestinienne dont l’existence même est politique.

 

Prix : 14chf

Bosphore-Tango / Arditi Metin

Istanbul, septembre 1955. Un pogrome d’une violence inouïe, visant les communautés grecque, arménienne et juive, saccage le centre-ville. Renée, jeune Arménienne, emprunte la grande avenue de la Libération à travers les gravats et les éclats de verre, à la recherche de Jako, son ancien amant. Dans ses bureaux dévastés, elle le retrouve. Leur idylle reprend.Au même moment à Lausanne, plusieurs familles stambouliotes se trouvent dans l’impossibilité de retourner en Turquie, où les frontières ont été fermées. Entre Sélim, le fils de Jako, âgé de quinze ans, et Deniz, sa cousine de cinq ans son aînée, un amour s’esquisse. Ils se retrouveront au cours de l’été suivant dans une île paradisiaque au large d’Istanbul, où leur amour éclatera, avant de subir bien des cahots, de rupture en retrouvailles. Bien des années plus tard, en 2002, dans cette Istanbul qui conserve le souvenir enfoui d’un cosmopolitisme écrasé par des décennies de rigorisme et de violences, Jalila, écrivaine à succès, apprend qu’elle est une enfant adoptée. Elle n’a de cesse de partir à la recherche ses parents biologiques et de découvrir le secret de sa vie. Après Le Danseur oriental, puis L’Espion d’Atatatürk, Metin Arditi achève sa Trilogie de Constantinople avec ce Bosphore-Tango qui se clôt à l’ère Erdogan. Il y raconte, avec émotion et mélancolie, des destins malmenés par une Histoire qui n’a que faire des nuances des vies.

 

Prix : 33chf

Iran-Israël. La guerre idéologique / Therme Clément

L’attaque déclenchée sur l’Iran en février 2026 par Israël avec l’aide des États-Unis constitue l’apogée de la confrontation entre les deux pays. Historien des relations internationales, Clément Therme analyse cinquante ans d’un conflit qui, plus que jamais, a un impact mondial.Depuis l’avènement du régime théocratique à Téhéran en 1979, porté par l’ayatollah Khomeini, l’État iranien se donne comme objectif politique et idéologique la défense de la Palestine et la disparition d’Israël. Tout en agitant la menace nucléaire, il a créé un vaste réseau de groupes armés au Levant – Hamas, Hezbollah, milices chiites en Irak, Houthis –, intensifiant la régionalisation du conflit et les formes de guerres hybrides, informationnelles et clandestines.La mort d’Ali Khamenei clôt une ère. Celle d’une République islamique révolutionnaire qui a sacrifié l’intérêt de son peuple à sa propre survie, engendrant en réaction la coalition destinée à l’abattre. Cette confrontation existentielle fait aujourd’hui basculer le monde dans l’incertitude. Un ouvrage indispensable pour comprendre le chaos en cours au Moyen-Orient.

 

Prix : 30chf

Nouveau Dictionnaire amoureux de la Palestine / Sanbar Elias, Bouldouyre Alain

Comment traiter d’un pays qui n’aurait jamais existé ou d’un État qui n’existe pas encore ? Telle pourrait être l’équation en apparence impossible posée par ce livre.  » Le peuple palestinien, qui est en train d’être reconnu, a été nié en tant que peuple  » ; ce Dictionnaire amoureux le met à l’honneur sous la plume d’Elias Sanbar.  » Ce Dictionnaire amoureux évolue au sein d’une tragédie. Y dissocier le personnel du collectif est souvent difficile voire impossible. À l’image de nos vies, en permanence sur une ligne-frontière très fine, il progresse entre légèreté et gravité. Légèreté et gravité, tels sont depuis plus d’un siècle les traits dominants des enfants de cette terre particulière. En répondant à l’invitation de mon éditeur à m’atteler à cette nouvelle édition, je savais que je prenais le risque de m’attaquer au sujet d’une guerre en cours, de tenter, malgré ma peine, une analyse à chaud, sans recul. Mais, en pleine conscience de la vulnérabilité du Palestinien que je suis, j’y ai réfléchi malgré le génocide en cours contre les miens. Une question traverse toutes les entrées : est-il utile d’encore raconter, expliquer, proposer ? Elle appelle une seule réponse : nul autre choix ! Pourquoi ? Parce qu’il le faut, que cette histoire est loin d’être close. Elle ne nous laisse nulle autre liberté que celle de continuer à nous battre pour le droit, que celle de ne pas nous taire. Ce dictionnaire est fait de continuités et de ruptures, de reprises et de nouveautés, de découvertes et d’apprentissages. Les pages qui suivent sont inscrites dans le paradoxe des « ruptures au sein des continuités’. Le drame palestinien est toujours là, mais il se meut dans des temps différents.  »

 

Prix : 42chf

L’Impossible Roman de l’honorable monsieur K. / Alrefai Taleb, Barbulesco Luc

Un homme d’affaires koweïtien fait à Taleb Alrefai une étrange proposition : écrire un roman dont il serait le personnage principal. L’auteur est décontenancé car l’homme qu’il a en face de lui dégage une aura de puissance et de réussite, ses bureaux sont luxueux, et il est une personnalité publique de premier plan dans l’Émirat. N’a-t-il plus rien à désirer que de devenir un personnage de roman ? Après beaucoup d’hésitations, Taleb finit par accepter l’offre, assortie de conditions financières généreuses, mais il réalise rapidement que l’entreprise n’est pas viable. Son « héros » lui échappe à mesure que les sphères professionnelles et familiales de son existence se brouillent. Nulle oeuvre littéraire, autant que L’Impossible Roman de l’honorable monsieur K., ne nous plonge dans la société koweïtienne d’aujourd’hui, avec ses antagonismes de classes, de générations et de cultures. Elle porte une réflexion oblique sur le prestige dont jouit encore la littérature, sur sa puissance de suggestion de la réalité, et par conséquent sur la censure politique, mais aussi sociale, qui tente souvent de la faire taire.

 

Prix : 35chf

Les ruines et la lumière / Guillaume de Dieuleveult, Père GabrielRomanelli & Pizzaballa Pierbattista

« Ici, au milieu de cette terre dévastée, il ne se passe pas une journée sans que nous prions pour la paix. Ni sans que nous remercions le Seigneur de veiller sur nos vies et sur nos âmes. » En dépit d’une existence précaire au milieu d’un monde détruit, en dépit des bombardements, de la maladie et de la mort… Pas question pour le père Gabriel Romanelli d’abandonner à leur sort ses paroissiens et sa petite église miraculeusement épargnée par les bombardements, au coeur de Gaza. Ce prêtre isolé et courageux, qui risque chaque jour sa vie pour accueillir et veiller sur tous les réfugiés cherchant abri et réconfort, livre un témoignage universel, bouleversant et terriblement humain. Là où il n’y a plus que ruines et poussière, subsiste une lumière… Un document unique qui touchera le coeur de tous ceux qui aspirent à l’espoir et à la paix entre les hommes.Le père Gabriel Romanelli est le curé de la paroisse catholique de la Sainte-Famille, à Gaza. Cet Argentin, membre de la congrégation du Verbe Incarné, est un prêtre missionnaire : il se consacre aux Chrétiens d’Orient, dont il parle parfaitement la langue, l’arabe. Depuis 2019, il vit à Gaza. Il a vécu la guerre du 7 octobre auprès de ses paroissiens.Guillaume de Dieuleveult est journaliste au service international du Figaro. Entre 2022 et 2025, il a été le correspondant de ce journal à Jérusalem et, à ce titre, a couvert la guerre déclenchée par l’attaque terroriste du 7 octobre 2023.

 

Prix : 31chf