Magma Tunis / Aymen Gharbi

Ghaylène, jeune urbaniste tourmenté, est au bout du rouleau. Il stagne professionnellement et sa salle de bain est sur le point de s’effondrer, tout comme sa relation avec Chiraz, excentrique étudiante en sociologie. Suite à une violente dispute, il quitte leur appartement dans l’intention de se donner la mort. Mais ce jour-là, rien ne va se passer comme prévu à Tunis ? : des chats étranges envahissent la ville, des lancers de pétards génèrent de dangereux mouvements de foule, et des happenings d’art contemporain perturbent un peu plus le quotidien… Les forces de l’ordre sont sur les dents, et Ghaylène ne tarde d’ailleurs pas à remarquer qu’il est suivi. Portrait plein de fantaisie de la ville de Tunis et de ses habitants, Magma Tunis met en lumière une jeunesse post-révolutionnaire désenchantée. Prix littéraire des Grandes Ecoles 2019. Finaliste du prix Ecrire la ville 2019. « ? Un roman poétique et pétillant. ?  » Le Monde

 

Prix : 17chf

Je me souviens de Falloujah / Feurat Alani

Au début des années 1970, le jeune Rami décide de fuir la dictature de Saddam Hussein. Réfugié politique en France, c’est un homme taiseux et secret sur son passé. A la fin de sa vie, alors qu’il est hospitalisé, Rami est soudain atteint d’amnésie. Ses souvenirs semblent s’être arrêtés quelque part entre l’Irak et la France. « Je me souviens de Falloujah » , dit-il pourtant à son fils, Euphrate, qui y voit l’occasion de découvrir enfin l’histoire de son père… Ensuite c’est le néant. Rami a oublié la seconde partie de sa vie : celle de l’exil. Euphrate va alors raconter à son tour ce qu’il en sait, avec l’espoir de percer certains secrets. Une quête qui le plongera dans les tumultes de sa propre odyssée familiale, de Paris à Falloujah. Un premier roman chavirant de la mémoire retrouvée, un livre inoubliable sur l’identité et la transmission dans lequel père et fils renouent le fil rompu d’un dialogue aussi boule versant que nécessaire.

 

Prix : 33chf

Trente jours pour trouver un mari / Fouad Larou

Réunis au Café de l’Univers, quelques amis de longue date conviennent de raconter chacun à tour de rôle une histoire remarquable puis d’en tirer une morale, une leçon – ou même plusieurs. Dans son style vigoureux et drolatique où l’ironie le dispute à la compassion, Fouad Laroui nous offre ici un florilège surprenant et vivifiant qui remet en perspective beaucoup de certitudes qui structurent les étranges sociétés où nous sommes condamnés à vivre.

 

Prix : 29chf

Un train pour chez nous / Azouz Begag

L’auteur se souvient du voyage familial, effectué chaque été dans son enfance : les bagages entassés à Marseille, la nuit sur le pont du bateau, l’arrivée à Alger et le voyage jusqu’à Sétif…

 

Prix : 6chf

Les aurores incertaines / Samuel Forey

Un matin brumeux de janvier 2011, Samuel Forey découvre qu’une révolution a éclaté en Egypte. Le Caire s’est embrasé et des milliers de révoltés ont pris d’assaut la place Tahrir, centre névralgique et politique de la capitale. Alors qu’il tentait de gagner sa vie comme journaliste depuis de nombreuses années, Samuel Forey prend une décision radicale . Du jour au lendemain, il quitte Paris et s’envole vers l’Egypte, à la recherche du grand soir. S’ensuit une odyssée de six années au Moyen-Orient, au coeur du Caire tumultueux, traquant des rebelles dans le labyrinthe de roche et sable du Sinaï, s’initiant au reportage de guerre à Alep ou Gaza, partageant le quotidien des combattants kurdes en Syrie ou des soldats irakiens dans le chaudron brûlant de la bataille de Mossoul, en Irak, la plus importante guerre urbaine depuis la Seconde Guerre mondiale – au contact de l’humanité dans son extrême, pour le pire comme pour le meilleur. Mais ce périple est aussi un cheminement intérieur. Profondément marqué par la perte précoce de ses parents, Samuel Forey fait l’apprentissage du deuil et de la mort. Quête du père, quête de soi, quête de sens, jusqu’au bout, là où le voyage se termine et le voile se déchire, quelque part dans l’explosion d’une mine, lors de la bataille de Mossoul. Tout à la fois carnet de route, journal intime et récit initiatique, magnifiquement écrit, dans la tradition des écrivains d’aventure et de combat, les Aurores incertaines nous emmènent au cœur des tourments de ce début de siècle.

 

Prix : 42chf

Brûleurs / Neïla Romeyssa

De sa fenêtre, Salim regarde la mer, le mouvement des vagues, et enfin il se sent vivre. Ici, à Alger, le soleil brille mais le quotidien est gris. Pas de boulot.Pas de perspective ni d’espoir. Il n’y a que des mauvaises cigarettes, des mauvaises bières et des mauvaises nuits. C’est la désillusion, et Salim ne veut pas être un désillusionnaire de plus. Il va partir, prendre la mer et rejoindre l’Europe, pour y libérer son énergie et réaliser son envie d’avenir.Mais comment faire ?Avec Brûleurs, Neïla Romeyssa signe un ­premier­ roman intense, coup de poing, furieusement­ poétique.

 

Prix : 34chf

Le balato – Djamel Cherigui

Dommage que les murs ne parlent pas. S’ils avaient pu s’exprimer, les murs du Saturne, le bar d’Abdel Mirouche, auraient eu bien des choses à raconter. C’est là-bas que son neveu Bombonne a fait ses classes, entre le comptoir et le flipper, veillant à ce que les verres des clients restent toujours pleins. Les bistrots, c’est une école de la vie, tous les alcooliques vous le diront. Une nuit, à l’occasion d’une partie de cartes clandestine organisée par tonton Mirouche, les célèbres « soirées Wall Street », un nouveau client débarque. Un beau parleur nommé Le Suisse, bien décidé à vivre ses rêves plutôt qu’à rêver sa vie. Quand Le Suisse entraîne Bombonne dans ses aventures, ce dernier se retrouve tiraillé entre les principes inculqués par son oncle et l’envie d’échapper à un destin tout tracé. Jusqu’au coup de trop ?

 

Prix : 34CHF

Dis-moi pour qui j’existe ? – Abdourahman A. Waberi

Aden est un professeur épanoui et un père heureux. Mais la maladie subite de sa fille réveille des souffrances anciennes. Lui aussi, enfant, est tombé malade et soudain, son corps se souvient de tout : de la vie à Djibouti, du garçon solitaire qu’il était, de la seule douceur d’une grand-mère, du réconfort des livres. Chaque jour, il téléphone et écrit à sa fille. Il lui raconte les paysages de sa jeunesse, convoque les mânes de ses ancêtres, faiseurs de pluie ; elle lui parle de son quotidien, l’impatience de courir à nouveau. Le père retranscrit leurs mots pour garder une trace de la lutte et vaincre le mal grâce à ce qu’ils ont de plus précieux : l’espoir.

 

Prix : 35CHF

L’Homme qui peignait les âmes / Metin Arditi

« Dans le droit fil de son Turquetto, Metin Arditi prêche un oecuménisme serein que l’art seul peut incarner ». LE MONDE Acre, quartier juif, 1078. Avner, quatorze ans, pêche avec son père. A l’occasion d’une livraison à un monastère, son regard tombe sur une icône. C’est l’éblouissement. Bien qu’il n’ait pas la foi, le jeune homme se fait baptiser, quitte les siens, et deviendra l’un des plus grands iconographes de Palestine. Peu à peu, Avner s’affranchit des canons rigides de l’Eglise et reproduit des visages de gens ordinaires, cherchant dans chaque être sa part de divin. C’est un triomphe, c’est un scandale. Il est chassé, son oeuvre est brûlée. Quel sera le destin d’un homme qui a osé défier l’ordre établi ? Ecrivain francophone d’origine turque, METIN ARDITI est l’auteur d’essais et de romans, parmi lesquels Le Turquetto (Actes Sud, prix Jean Giono), et L’Enfant qui mesurait le monde (Points, prix Méditerranée).

 

Prix : 14chf

Et Baboucar marchait devant / Giovanni Dozzini

Deux jours dans la vie de quatre jeunes migrants africains qui veulent voir la mer, entre Pérouse et Falconara Marittima. Situations de tension, désirs de leur âge, nostalgies, liberté de la jeunesse, pendant qu’autour d’eux, les gens du cru balancent entre sympathie et méfiance, curiosité et hostilité. Un roman à la fois poétique et sans pathos, un « En attendant Godot » d’aujourd’hui, porté par une écriture précise et des dialogues d’une délicieuse authenticité.

 

Prix : 33chf