Trésors sauvés de Gaza. 5 000 ans d’histoire // Collectif

Gaza recèle quantité de sites archéologiques de toutes les époques aujourd’hui en péril. C’est donc une collection exceptionnelle à plus d’un titre que donne à découvrir l’IMA, constituée de pièces de grande valeur, que les aléas de l’histoire ont sauvées du désastre et qui révèlent la densité de son passé, trésor inestimable dont cette exposition et son catalogue disent l’extrême complexité.

On ne bombardera jamais ma voix / Al HamarnaYahya & Dufour Alycia

Que reste-t-il quand la guerre détruit, démantèle, disloque tout sur son passage?? Que reste-t-il quand les écoles, les bibliothèques, les universités, les hôpitaux ont été bombardés?? Que reste-t-il quand, pour se nourrir, boire, ou se connecter à internet, il faut marcher plusieurs kilomètres tous les jours?? Que reste-t-il quand sa maison devient une tente, sa ville un camp, son pays une prison?? Pour l’auteur de On ne bombardera jamais ma voix, Yahya Al Hamarna, il reste les mots et l’écriture, la possibilité de résister en racontant son quotidien et de faire connaître son histoire. Dans ce recueil, l’auteur décrit son amour pour sa terre, il nous partage ses espoirs d’un jour rentrer chez lui, retrouver sa ville, pouvoir continuer ses études. Il nous parle de la violence du génocide en cours et de la difficulté de maintenir ce qui rend la vie digne. Avec l’écriture comme seule arme, chaque poème est écrit pour relier l’auteur au reste du monde, combattre l’isolement du blocus illégal. La traduction de ses textes vers le français s’inscrit dans ce mouvement, pour faire résonner le plus largement possible une voix palestinienne dont l’existence même est politique.

 

Prix : 14chf

Les ruines et la lumière / Guillaume de Dieuleveult, Père GabrielRomanelli & Pizzaballa Pierbattista

« Ici, au milieu de cette terre dévastée, il ne se passe pas une journée sans que nous prions pour la paix. Ni sans que nous remercions le Seigneur de veiller sur nos vies et sur nos âmes. » En dépit d’une existence précaire au milieu d’un monde détruit, en dépit des bombardements, de la maladie et de la mort… Pas question pour le père Gabriel Romanelli d’abandonner à leur sort ses paroissiens et sa petite église miraculeusement épargnée par les bombardements, au coeur de Gaza. Ce prêtre isolé et courageux, qui risque chaque jour sa vie pour accueillir et veiller sur tous les réfugiés cherchant abri et réconfort, livre un témoignage universel, bouleversant et terriblement humain. Là où il n’y a plus que ruines et poussière, subsiste une lumière… Un document unique qui touchera le coeur de tous ceux qui aspirent à l’espoir et à la paix entre les hommes.Le père Gabriel Romanelli est le curé de la paroisse catholique de la Sainte-Famille, à Gaza. Cet Argentin, membre de la congrégation du Verbe Incarné, est un prêtre missionnaire : il se consacre aux Chrétiens d’Orient, dont il parle parfaitement la langue, l’arabe. Depuis 2019, il vit à Gaza. Il a vécu la guerre du 7 octobre auprès de ses paroissiens.Guillaume de Dieuleveult est journaliste au service international du Figaro. Entre 2022 et 2025, il a été le correspondant de ce journal à Jérusalem et, à ce titre, a couvert la guerre déclenchée par l’attaque terroriste du 7 octobre 2023.

 

Prix : 31chf

Un historien à Gaza / Jean-Pierre Filiu

 » Vous avez voulu l’enfer, vous aurez l’enfer.  » C’est en ces termes que l’armée israélienne a déclenché sa guerre contre la bande de Gaza après les attentats du 7 octobre 2023. Une guerre qui, malgré sa violence, sa durée et ses répercussions planétaires, se déroule à huis clos. Aucun journaliste ou reporter étranger n’a accès à l’enclave palestinienne. Tout ce que nous savons de Gaza est raconté de l’extérieur. Pourtant, en décembre 2024, Jean-Pierre Filiu a réussi à se rendre dans la bande de Gaza pour y vivre pendant un peu plus d’un mois. Il connaît intimement ce territoire, sa géographie et son peuple, dont il parle la langue. Sur place, l’historien s’est fait enquêteur. Il nous permet de renouer avec les humbles et les sans-grade de ce territoire abandonné du monde. Leur combat quotidien pour la survie et pour la dignité nous offre une formidable leçon d’humanité, car ce qui se déroule dans cette prison à ciel ouvert a et aura une valeur universelle.

 

Prix : 30chf

Gaza dans la peau / Selma Dabbagh

Gaza est bombardée. Rashid est en train de regarder les obus tomber en fumant un joint quand il reçoit l’e-mail lui annonçant qu’il peut partir à Londres. Iman, sa soeur jumelle, ne supporte plus les atrocités et l’inaction qui les entourent, elle envisage de rejoindre un groupe de résistance islamique. Sabri, leur frère aîné, a perdu sa famille et ses deux jambes dans un attentat à la voiture piégée. Leur mère semble avoir un passé trouble. Leur père a fui pour s’établir dans un pays du Golfe. Le récit suit la vie de cette famille, la façon dont chacun essaie de se trouver une place au monde, le fossé croissant entre les factions palestiniennes, la montée du fondamentalisme… Roman noir car la pression est constante, la réalité dépeinte tragique, mais écrit avec une humanité et un humour extraordinaires, il donne à voir une autre Palestine.

 

Prix : 41chf

Le Phénomène Gaza / Mo’men Ashour

C’est à travers des photos conceptuelles que Mahmoud Alkurd nous fait partager sa propre vision de la catastrophe qu’ont subie les Palestiniens dans la bande de Gaza lors de l’attaque d’Israël en 2014, Bordure de Protection. Les récits très réalistes de l’écrivain Mo’men Ashour, tirés de faits réels, apportent la consistance du vécu traumatique à ces images poétiques. Aujourd’hui, la situation géopolitique et humanitaire n’a pas changé.

Prix : 43 CHF

Gens de Gaza : vivre dans l’enfermement – Christiane Hessel

Comme tout peuple en souffrance et en résistance, les habitants de la bande de Gaza, confinés dans leur cage, souhaitent ardemment transmettre au monde la réalité de leur vie. Suite à leurs séjours successifs à Gaza, les auteurs proposent de décrire la société gazaouie dans sa diversité, ses contradictions et sa résilience. Face à l’occupation et au blocus : une société contemporaine normale dans des conditions complètement anormales. Gaza préfigure-t-elle le monde qui nous attend : une population stigmatisée, diffamée, surveillée en permanence, lieu privilégié d’expérimentation des techniques de contrôle des populations, laboratoire pour les fabricants d’armes ? Le film associé au livre met en scène la parole des Gazaouis et participe au récit collectif du peuple palestinien. Film PAL 16/9 HD de 52 minutes, sous-titré en 12 langues.

Conflit et régression du développement : gaza pourrait devenir inhabitable d’ici à cinq ans UNCTAD/PRESS/PR/2015/026

Conflit et régression du développement : gaza pourrait devenir inhabitable d’ici à cinq ans


UNCTAD/PRESS/PR/2015/026
Genève, Suisse, (01 septembre 2015)

​Selon le nouveau  rapport de la CNUCED sur l’assistance au peuple palestinien, Gaza pourrait devenir inhabitable d’ici à 2020 si les tendances économiques actuelles persistent. Huit années de blocus économique et trois opérations militaires en six ans ont anéanti la capacité de Gaza d’exporter et de produire pour son marché intérieur, ruiné ses infrastructures déjà très affaiblies, empêché sa reconstruction et sa reprise économique. Elles ont accéléré la régression économique du Territoire palestinien occupé selon un processus qui non seulement entrave le développement mais en inverse le cours.

La CNUCED met en lumière les graves crises que connaît Gaza dans le domaine de l’eau et de l’électricité ainsi que la destruction d’infrastructures vitales pendant les opérations militaires de juillet et d’août 2014. C’est ainsi que la population de Gaza, qui compte 1,8 million d’habitants, dépend presque entièrement d’un aquifère côtier, qui est sa seule source d’eau douce et dont 95 % sont impropres à la consommation.

Selon le rapport, le montant des pertes directes (décès de personnes exclus) résultant des trois opérations militaires menées entre 2008 et 2014 représente près de trois fois celui du produit intérieur brut de Gaza. Toutefois, leur coût total risque d’être sensiblement plus élevé si l’on y ajoute les pertes économiques indirectes et les pertes de revenus futurs dus à la destruction de l’appareil productif.

Un demi-million de personnes ont été déplacées à Gaza à la suite de la dernière opération militaire qui, en détruisant ou en endommageant gravement plus de 20 000 logements, 148 écoles, 15 hôpitaux et 45 dispensaires, a causé un préjudice considérable à l’économie.

Deux cent quarante-sept usines et 300 centres commerciaux ont été entièrement ou partiellement détruits. L’unique centrale électrique de Gaza a subi de lourds dommages. Le secteur agricole, à lui seul, a enregistré des pertes d’un montant de 550 millions de dollars.

Avant même les opérations militaires des mois de juillet et août 2014, Gaza couvrait, selon les estimations, à peine 40 % de la demande d’électricité (données 2012). L’interdiction faite à l’Autorité nationale palestinienne de développer et d’exploiter les champs de gaz naturel découverts dans les années 1990 sur la côte méditerranéenne de Gaza exacerbe la crise de l’électricité et de l’énergie.

En 2014, le chômage à Gaza a atteint le taux record de 44 %. Plus de 8 femmes sur 10 étant sans emploi, le phénomène frappe surtout  les jeunes réfugiées palestiniennes. La situation économique des Palestiniens qui vivent à Gaza est pire aujourd’hui qu’il y a vingt ans. Le produit intérieur brut par habitant a chuté de 30 % depuis 1994.

L’insécurité alimentaire touche 72 % des ménages, et le nombre de réfugiés palestiniens dont le sort dépend uniquement de la distribution de produits alimentaires par des organismes des Nations Unies a augmenté, passant de 72 000 en 2000 à 868 000 en mai 2015, soit la moitié de la population de Gaza.

Avant même les trois opérations militaires, le blocus économique en vigueur depuis 2007 avait déjà entraîné l’arrêt de très nombreuses activités économiques et une perte d’emplois massive. Les exportations de Gaza ont été presque entièrement interdites, les importations et les transferts d’espèces strictement réglementés et les flux de marchandises, à l’exception des biens humanitaires de première nécessité, suspendus.

Pour la CNUCED, l’appui des donateurs demeure une condition nécessaire mais non suffisante pour que la bande de Gaza puisse se redresser et se reconstruire. À moins que le blocus ne cesse, l’aide des donateurs restera vitale mais n’inversera pas le ralentissement accéléré de l’économie gazaouie et l’appauvrissement de la population.

Assistance de la CNUCED au peuple palestinien

Pendant la période considérée, la CNUCED, en coopération avec différentes parties prenantes et différents bénéficiaires, a continué ses activités en faveur de la facilitation du commerce palestinien et de la réintégration de l’économie palestinienne dans l’économie régionale et mondiale. Elle a aussi continué de réaliser des études directives sur divers aspects du développement économique palestinien et a dispensé des formations et des services consultatifs en vue de renforcer les capacités humaines et institutionnelles dans le Territoire palestinien occupé et de contribuer à son développement économique.

Au début de 2015, la CNUCED a mené à bonne fin un projet de renforcement des capacités qui visait à faciliter le commerce palestinien. Ce projet a rendu des chargeurs et des professionnels palestiniens des secteurs public et privé attentifs aux bonnes pratiques dans le domaine de la facilitation du commerce et a permis de réduire les coûts dans les chaînes d’approvisionnent.

Rapport: http://unctad.org/fr/PublicationsLibrary/tdb62d3_fr.pdf

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