Mon père en doute encore – Saphia Azzeddine

“Il aurait voulu être un patriarche. Il n’a été qu’un bon père. Au fond de lui sommeille un petit dictateur qu’il aurait aimé nourrir pour devenir le genre d’homme que l’on craint déjà derrière la porte. Cette assurance que le pouvoir confère et qu’annonce un pas souverain avant d’entrer dans une pièce. Ceux qu’on redoute même quand ils sourient. Il aurait voulu être plus tout et moins quelque chose. Plus riche et moins pauvre en fait”. Dans ce roman autobiographique, Saphia Azzeddine nous livre l’histoire de son père. Cet enfant élevé par des femmes au beau milieu de la plus grande palmeraie du Maroc, alors sous protectorat, qui débarquera jeune homme, comme beaucoup dans les années 1960, à Paris pour se faire une place. Mais il ne la trouvera jamais vraiment. Entre deux pays, deux cultures, à la fois fier et honteux, tour à tour infirmer, couturier, c’est en père au foyer qu’il sera le plus heureux et se donnera corps et âme à l’éducation de sa fille, son trésor. Avec beaucoup de piquant, d’émotions et d’humilité, Saphia Azzeddine retrace sa relation avec son père, ses moments de grâce, ses rébellions et ses excès.

 

Prix : 32chf

Le pays des autres – Leïla Slimani

En 1944, Mathilde, une jeune Alsacienne, s’éprend d’Amine Belhaj, un Marocain combattant dans l’armée française. Après la Libération, elle quitte son pays pour suivre au Maroc celui qui va devenir son mari. Le couple s’installe à Meknès, ville de garnison et de colons, où le système de ségrégation coloniale s’applique avec rigueur. Amine récupère ses terres, rocailleuses ingrates et commence alors une période très dure pour la famille. Mathilde accouche de deux enfants : Aïcha et Sélim. Au prix de nombreux sacrifices et vexations, Amine parvient à organiser son domaine, en s’alliant avec un médecin hongrois, Dragan Palosi, qui va devenir un ami très proche. Mathilde se sent étouffée par le climat rigoriste du Maroc, par sa solitude à la ferme, par la méfiance qu’elle inspire en tant qu’étrangère et par le manque d’argent. Les relations entre les colons et les indigènes sont très tendues, et Amine se trouve pris entre deux feux : marié à une Française, propriétaire terrien employant des ouvriers marocains, il est assimilé aux colons par les autochtones, et méprisé et humilié par les Français parce qu’il est marocain. Il est fier de sa femme, de son courage, de sa beauté particulière, de son fort tempérament, mais il en a honte aussi car elle ne fait pas preuve de la modestie ni de la soumission convenables. Aïcha grandit dans ce climat de violence, suivant l’éducation que lui prodiguent les Soeurs à Meknès, où elle fréquente des fillettes françaises issues de familles riches qui l’humilient. Selma, la soeur d’Amine, nourrit des rêves de liberté sans cesse brimés par les hommes qui l’entourent. Alors qu’Amine commence à récolter les fruits de son travail harassant, des émeutes éclatent, les plantations sont incendiées : le roman se clôt sur des scènes de violence inaugurant l’accès du pays à l’indépendance en 1956.

 

Prix : 32chf

Adam – Un film de Maryam Touzani

Dans l’une des petites ruelles de la vieille médina de Casablanca, Abla, veuve, possède une petite boulangerie fine. Ses journées sont bien remplies avec la fabrication et la vente de ses pains et pâtisseries, sans compter sa fille de huit ans, Warda, qui demande aussi sa part d’attention. Un après-midi, Samia, une jeune femme enceinte, frappe à la porte d’Abla. Elle cherche un endroit pour passer la nuit et propose de l’aider à la maison et à la boulangerie. Abla n’est pas intéressée, mais la petite Warda et son grand cœur adoptent Samia immédiatement…

La réalisatrice Maryam Touzani raconte une histoire universelle, sur l’amitié entre deux femmes très différentes, sur la solidarité féminine, la maternité et l’art sensuel de travailler la pâte. Son film est porté par la beauté saisissante de ses images et par le jeu très inspiré des deux interprètes Lubna Azabal et Nisrin Erradi. Présenté en première mondiale au Festival de Cannes, « Adam » est le premier film réalisé par une femme que le Maroc a choisi pour le représenter aux Oscars. Une perle cinématographique, profonde et légère à la fois.

Festival de Cannes 2019
Un Certain Regard

 

https://youtu.be/qmP2E4g7Xx8

 

Revue de presse

« Un bijou de film qui ravira le public. » Variety

« Les deux actrices dans les rôles principaux illuminent ‹Adam› littéralement. » The Hollywood Reporter

« Un film de femmes d’une force et d’une sensibilité admirables. » Movie News

« ‹Adam› raconte l’histoire d’une amitié entre deux femmes. C’est aussi une critique féministe de la société patriarcale et une réflexion sur la maternité. La réalisatrice Maryam Touzani sait garder tout au long un ton léger et sensible – un très beau film. » Cineuropa.org

« Un drame doux-amer porté par la grandiose actrice belgo-marocaine Lubna Azabal. » Art-TV

 

Fiche du film

Réalisation

Maryam Touzani

Avec

Lubna Azabal, Nisrin Erradi

Genre

Drame

Pays, année, durée

FR/MA/BE, 2019, 98′

Classification

12

Format

DCP, Couleur, Flat, Dolby Digital 5.1

Rose désert – Violaine Huisman

“C’est pas dangereux par là-bas ? A ton avis, bibi ? Je n’étais pas vraiment au courant du conflit au Sahara occidental avant de traverser la région en autocar. L’ampleur des problèmes de terrorisme dans cette zone du pays n’est pas non plus notoire, si ? Il abaisse ses lunettes fumées avec une emphase théâtrale, et je remarque tout à coup ses yeux bleu-vert, lesquels, entre ses pattes-d’oie, sa peau burinée et sa barbe de trois jours, ressemblent aux lagunes de Dakhla. Géraldine, tu vas devoir m’expliquer ce que tu fous ici”. Suite à un immense chagrin d’amour à l’approche de la trentaine, Violaine décide de traverser le désert, du Maroc au Sénégal. A partir de ce périple improbable, s’esquisse une réflexion sur l’emprise et la perte. En revisitant ses rapports aux hommes depuis l’adolescence, elle aborde avec une sincérité rarement égalée les tabous de l’éveil à l’amour et à la sexualité. L’écriture si particulière de Violaine Huisman, à la fois poétique et abrupte, s’impose sur ce sujet intime dans toute sa vitalité.

 

Prix : 30chf

N’appelle pas, il n’y a personne – Youssef Fadel

Jeune femme venue de la petite ville d’Azemmour, Farah – qui signifie “joie” – rêve de devenir chanteuse et monte à Casablanca dans l’espoir d’y faire carrière. Osman est un artisan décorateur qui travaille avec son père sur le chantier de la mosquée Hassan II, que le roi a voulue d’un luxe opulent et pour le financement de laquelle toutes les couches de la population sont mises à contribution, y compris les plus démunies. Sur cette toile de fond se greffe une histoire d’amour entre Osmane et Farah qu’il rencontre par hasard sur le chantier. Elle est pour lui, au gré de ses apparitions, comme un ange de lumière. Toutefois, l’ambition de Farah est trop pressante pour l’assigner à un seul lieu, à un seul homme, et cette nature libre l’expose à toutes les convoitises. Avec N’appelle pas, il n’y a personne, titre inspiré d’une chanson de Fayrouz, Youssef Fadel met un point final à sa trilogie consacrée au règne de Hassan II. On a vu dans Un joli chat blanc marche derrière moi (Sindbad/Actes Sud, 2014) l’arbitraire du pouvoir royal et les intrigues de la cour, dans Un oiseau bleu et rare vole avec moi (Sindbad/Actes Sud, 2017) la dure répression qui a suivi l’attentat manqué contre le roi, le 15 août 1972. Ce dernier tome dénonce en particulier le fossé qui n’a cessé de se creuser entre les riches et les pauvres.

 

Prix : 37chf

Le mari passeport – Marga d’ Andurain

Rebelle, aventurière et passionnée, Marga d’Andurain (1893 – 1948) voulait être la première Européenne à pénétrer à La Mecque. Pour tenter d’y parvenir elle se sépare de son mari catholique et se convertit à l’islam pour épouser un musulman. Ils se mettent en route en 1933, mais le chemin est long et difficile. Elle est successivement soupçonnée d’espionnage, enfermée dans un harem, accusée d’assassinat, emprisonnée dans des conditions sordides et condamnée à mort. Libérée enfin, elle livre ce témoignage unique et exceptionnel avant de disparaître dans des conditions tragiques au large de Tanger.

 

Prix : 31chf

L’outrage fait à Sarah Ikker – Yasmina Khadra

” Sarah aurait tant aimé que son mari se réveille et qu’il la surprenne penchée sur lui, pareille à une étoile veillant sur son berger. Mais Driss ne se réveillerait pas. Restitué à lui-même, il s’était verrouillé dans un sommeil où les hantises et les soupçons se neutralisaient, et Sarah lui en voulait de se mettre ainsi à l’abri des tourments qui la persécutaient. Aucun ange ne t’arrive à la cheville, lorsque tu dors, mon amour, pensa-t-elle. Pourquoi faut-il qu’à ton réveil tu convoques tes vieux démons, alors qu’il te suffit d’un sourire pour les tenir à distance ? “. Couple comblé, Sarah et Driss Ikker mènent la belle vie à Tanger jusqu’au jour où l’outrage s’invite à leur table. Dès lors, Driss n’a plus qu’une seule obsession : identifier l’intrus qui a profané son bonheur conjugal.

Prix : 31chf

Street food au Maroc – Un goût authentique / Julie Carcaud & Asmaa Chaidi

Cet ouvrage est un documentaire sur la culture populaire marocaine, un reportage sur le Maroc d’aujourd’hui et ses valeurs de partage et de solidarité. Au détour des ruelles animées de ses médinas ou dans les villages de montagne, il part à la rencontre de ses habitants. Le Maroc est considéré comme l’une des meilleures destinations street-food. Partout, les rues regorgent de gourmandises qui sont de petits plaisirs qui nous rappellent bien souvent notre enfance : beignets de toutes sortes, nougats, pâtisseries colorées, biscuits, barge à papa… Les plats salés ne sont pas en reste : petits tajines, brochettes, soupes… Chaque ville, chaque région a ses spécialités… sans compter les recettes importées de l’étranger. A travers des instantanés captés sur le vif, et des images de reportage de très belle qualité, cet ouvrage propose de rendre hommage à la découverte à la gourmandise. Les textes sont courts et laissent la part belle à l’image. Ils répondent à la curiosité du lecteur en apportant un éclairage culture. Cet ouvrage grand public n’est pas un livre sur la gastronomie marocaine, mais un véritable voyage à la découverte du Maroc et des marocains.

 

Prix : 67chf

Festival de Cannes : le Maghreb en force

Festival de Cannes : le Maghreb en force

Pas moins de cinq films de cinéastes maghrébins sont présents dans les quatre sélections cannoises. La confirmation d’un renouveau certain du 7e art dans la région.

Par notre correspondant à Tunis, Benoît DelmasPublié le 12/05/2019 à 14:21 | Le Point.fr

Avec Venise et Berlin, Cannes est un baromètre de la création cinématographique mondiale. Chaque année, les films choisis composent une photographie des lignes de forces du cinéma des cinq continents. Les quatre sélections dévoilées à la mi-avril (Compétition pour la palme d’or, Un Certain regard, la Semaine de la critique, la Quinzaine des réalisateurs) proposeront deux films marocains, deux films algériens et une œuvre tunisienne. Plus au sud, le Sénégal sera en lice pour la palme d’or avec la réalisatrice Mati Diop pour son premier film Atlantique. La dernière présence d’un film sénégalais à Cannes, pour la palme d’or, date de 1992 : Djibril Diop Mambéty y avait concouru avec Hyènes, considéré par Martin Scorsese comme une œuvre phare de l’histoire du cinéma. Le jury pour la palme d’or sera cette année présidé par le Mexicain Alejandro González Iñárritu, auteur de Babel, oscarisé pour Birdman et Le Revenant avec Leonardo DiCaprio.

Le renouveau algérien

Mounia Meddour présentera son second long-métrage, Papicha, dans la salle Debussy du Palais des Festivals. Elle intègre la sélection officielle à travers Un Certain regard. Une catégorie souvent considérée comme l’antichambre de la course à la palme d’or. Cette coproduction franco-algéro-belge sera distribuée en France par Jour2fête qui vient de sortir avec succès le J’veux du soleil du député France insoumise François Ruffin. Un peu plus loin du Palais, à un jet de cocktail du Carlton, La Semaine de la critique, dont Charles Tesson est le sélectionneur, présente des premiers et des seconds films. Amin Sidi-Boumédiène y signera Abou Leila. Tourné pour bonne part dans le Grand Sud, c’est le récit d’une chasse à l’homme terroriste par deux amis d’enfance. L’an dernier, deux films présentés dans cette sélection ont fait une très belle carrière, obtenant moult césar : le Guy d’Alex Lutz et Schéhérazade de Jean-Bernard Merlin. Aller à la Critique est l’assurance d’une forte curiosité critique et médiatique.


Le Maroc consolide

L’actrice et scénariste Maryam Touzani passe le cap de la réalisation avec succès. Le délégué-général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, a retenu Adam en sélection officielle, catégorie Un Certain regard. Elle est l’auteur de deux courts-métrages et la coscénariste et interprète de Razzia, film choral de Nabil Ayouch qui a connu un grand succès au Maroc. L’auteur de Much Loved – interdit dans son pays – est le producteur d’Adam. Le premier long-métrage d’Alaa Eddine Aljem, Le Miracle du Saint Inconnu, aura quant à lui les honneurs de la Semaine de la critique avec un synopsis prometteur. Un voleur cache son important butin sur une colline désertique. À sa sortie de prison, des années plus tard, il découvre qu’un mausolée a été construit au même endroit. Il va lui être difficile de récupérer son magot. Les deux films marocains concourent pour la Caméra d’Or qui récompense un premier film présenté dans les quatre sélections. Jim Jarmusch, Jafar Panahi ou Naomi Kawase ont obtenu ce prix prestigieux.

La Tunisie, une habituée de Cannes

Depuis plusieurs années, Cannes déroule son tapis rouge à une jeune génération de cinéastes tunisiens. La Belle et la meute de Kaouther Ben Hania en 2017, Weldi de Mohamed Ben Attia en 2018 et désormais Ala Eddine Slim en 2019 avec Tlamess. Son premier film, The Last of Us, avait frappé les esprits au Festival de Venise 2016. Il y avait obtenu le Lion du futur. Une récompense que confirme cette sélection à la Quinzaine des réalisateurs.

Yasmina Khadra en film d’animation

Pour sa part, le romancier algérien Yasmina Khadra verra l’adaptation des Hirondelles de Kaboul projeté en sélection officielle. Ce film d’animation, cosigné par Zabou Breitman et Éléa Gobbé-Mévellec, suscite une forte curiosité dans le métier. Le film sortira le 4 septembre en France.

Percée de l’Egypte et du Maroc au classement mondial des universités

L’Afrique opère une forte progression dans le palmarès « économies émergentes » 2019 du « Times Higher Education », avec presque deux fois plus d’universités qu’en 2018.

Par Sandrine Berthaud-Clair 15/01/2019

Quarante-sept universités africaines trouvent place au palmarès 2019 des meilleures universités des économies émergentes, publié mardi 15 janvier. En 2018, elles n’étaient que 25 dans ce classement du magazine Times Higher Education, l’un des plus importants après celui de Shanghai. Et ce quasi-doublement, l’Afrique le doit largement à l’Egypte qui y compte désormais 19 facultés, contre 9 un an auparavant.

Au second rang, le Maroc, lui, fait une percée plus modeste mais consolide ou fait progresser la place de ses trois grandes universités de Rabat, de Fès et de Marrakech, et voit Casablanca entrer au palmarès.

Aux côtés de ces institutions montantes, les « valeurs sûres » conservent leur rang. Les prestigieuses universités sud-africaines de Cape Town et Witwatersrand continuent de briller à la 9e et 11eplaces du classement malgré la présence écrasante de Pékin, Zhejiang, Hefei, Shanghai ou Nankin, qui trustent sept places du top 15.

Si l’Afrique monte, la Chine continue à se tailler sans surprise la part du dragon, concédant seulement la 5e place du top 10 à l’université d’Etat moscovite Lomonosov.

Cette année encore, sur la photo de famille de l’émergence universitaire, la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie et Taïwan continuent de capter la lumière, comptabilisant à eux seuls près des deux tiers des établissements d’un classement qui en compte 450.

Parmi les treize critères évalués par le Times Higher Education, la qualité de l’enseignement trouve place au côté de la recherche, mais aussi du nombre de publications scientifiques, du transfert de connaissance ou de l’ouverture à l’environnement international et industriel.

Revue africaine de détail

L’Afrique du Sud, pays le plus reconnu du continent pour son excellence universitaire, place neuf établissements dans le classement 2019. Mieux, sept figurent dans le top 100 et une dans le top 200. Le pays améliore son score 2018 avec l’arrivée de Pretoria et de son université de technologie Tshwane, qui se place immédiatement dans les 250 premiers sur 450 classés. Mention spéciale à l’université de Stellenbosch, dans la province du Cap-Occidental, au 24e rang du classement 2019, avec un bond de 14 places.

L’Egypte a plus que doublé sa présence dans le classement, passant de neuf établissements à 19. Championne toutes catégories en matière de progression, le pays place sept établissements dans le top 200 contre seulement deux en 2018, à égalité désormais avec l’Afrique du Sud dans cette tranche. L’université du Canal de Suez a même fait un grand bond en avant, passant à la 114e place alors qu’elle était dans la tranche 251 à 350 l’année précédente.

Le Maroc, lui, renforce sa présence dans le top 250 avec l’université Mohammed-V de Rabat et l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah à Fès (nord). Par ailleurs, l’université Cadi Ayyad de Marrakech se maintient dans le top 30, tandis qu’Hassan-II de Casablanca fait son entrée au classement.

Le Nigeria, déjà présent dans le classement, se distingue avec la remontée spectaculaire du top 250 à la 141e place de l’université d’Ibadan (Etat d’Oyo, sud-ouest). L’entrée au classement de l’établissement évangélique Covenant à Lagos et de l’université du Nigeria à Nsukka (sud) consolide la place globale du pays.

La Tunisie aussi progresse avec le maintien dans le top 300 d’Al-Manar de Tunis, tandis que l’université de Sfax rejoint celle de Monastir au top 350.

Enfin, le Kenya et le Ghana se maintiennent avec une seule université chacune, respectivement celle de Nairobi et celle de Legon, à Accra.

Sandrine Berthaud-Clair

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