On ne bombardera jamais ma voix / Al HamarnaYahya & Dufour Alycia

Que reste-t-il quand la guerre détruit, démantèle, disloque tout sur son passage?? Que reste-t-il quand les écoles, les bibliothèques, les universités, les hôpitaux ont été bombardés?? Que reste-t-il quand, pour se nourrir, boire, ou se connecter à internet, il faut marcher plusieurs kilomètres tous les jours?? Que reste-t-il quand sa maison devient une tente, sa ville un camp, son pays une prison?? Pour l’auteur de On ne bombardera jamais ma voix, Yahya Al Hamarna, il reste les mots et l’écriture, la possibilité de résister en racontant son quotidien et de faire connaître son histoire. Dans ce recueil, l’auteur décrit son amour pour sa terre, il nous partage ses espoirs d’un jour rentrer chez lui, retrouver sa ville, pouvoir continuer ses études. Il nous parle de la violence du génocide en cours et de la difficulté de maintenir ce qui rend la vie digne. Avec l’écriture comme seule arme, chaque poème est écrit pour relier l’auteur au reste du monde, combattre l’isolement du blocus illégal. La traduction de ses textes vers le français s’inscrit dans ce mouvement, pour faire résonner le plus largement possible une voix palestinienne dont l’existence même est politique.

 

Prix : 14chf

Iran-Israël. La guerre idéologique / Therme Clément

L’attaque déclenchée sur l’Iran en février 2026 par Israël avec l’aide des États-Unis constitue l’apogée de la confrontation entre les deux pays. Historien des relations internationales, Clément Therme analyse cinquante ans d’un conflit qui, plus que jamais, a un impact mondial.Depuis l’avènement du régime théocratique à Téhéran en 1979, porté par l’ayatollah Khomeini, l’État iranien se donne comme objectif politique et idéologique la défense de la Palestine et la disparition d’Israël. Tout en agitant la menace nucléaire, il a créé un vaste réseau de groupes armés au Levant – Hamas, Hezbollah, milices chiites en Irak, Houthis –, intensifiant la régionalisation du conflit et les formes de guerres hybrides, informationnelles et clandestines.La mort d’Ali Khamenei clôt une ère. Celle d’une République islamique révolutionnaire qui a sacrifié l’intérêt de son peuple à sa propre survie, engendrant en réaction la coalition destinée à l’abattre. Cette confrontation existentielle fait aujourd’hui basculer le monde dans l’incertitude. Un ouvrage indispensable pour comprendre le chaos en cours au Moyen-Orient.

 

Prix : 30chf

Nouveau Dictionnaire amoureux de la Palestine / Sanbar Elias, Bouldouyre Alain

Comment traiter d’un pays qui n’aurait jamais existé ou d’un État qui n’existe pas encore ? Telle pourrait être l’équation en apparence impossible posée par ce livre.  » Le peuple palestinien, qui est en train d’être reconnu, a été nié en tant que peuple  » ; ce Dictionnaire amoureux le met à l’honneur sous la plume d’Elias Sanbar.  » Ce Dictionnaire amoureux évolue au sein d’une tragédie. Y dissocier le personnel du collectif est souvent difficile voire impossible. À l’image de nos vies, en permanence sur une ligne-frontière très fine, il progresse entre légèreté et gravité. Légèreté et gravité, tels sont depuis plus d’un siècle les traits dominants des enfants de cette terre particulière. En répondant à l’invitation de mon éditeur à m’atteler à cette nouvelle édition, je savais que je prenais le risque de m’attaquer au sujet d’une guerre en cours, de tenter, malgré ma peine, une analyse à chaud, sans recul. Mais, en pleine conscience de la vulnérabilité du Palestinien que je suis, j’y ai réfléchi malgré le génocide en cours contre les miens. Une question traverse toutes les entrées : est-il utile d’encore raconter, expliquer, proposer ? Elle appelle une seule réponse : nul autre choix ! Pourquoi ? Parce qu’il le faut, que cette histoire est loin d’être close. Elle ne nous laisse nulle autre liberté que celle de continuer à nous battre pour le droit, que celle de ne pas nous taire. Ce dictionnaire est fait de continuités et de ruptures, de reprises et de nouveautés, de découvertes et d’apprentissages. Les pages qui suivent sont inscrites dans le paradoxe des « ruptures au sein des continuités’. Le drame palestinien est toujours là, mais il se meut dans des temps différents.  »

 

Prix : 42chf

Un historien à Gaza / Jean-Pierre Filiu

 » Vous avez voulu l’enfer, vous aurez l’enfer.  » C’est en ces termes que l’armée israélienne a déclenché sa guerre contre la bande de Gaza après les attentats du 7 octobre 2023. Une guerre qui, malgré sa violence, sa durée et ses répercussions planétaires, se déroule à huis clos. Aucun journaliste ou reporter étranger n’a accès à l’enclave palestinienne. Tout ce que nous savons de Gaza est raconté de l’extérieur. Pourtant, en décembre 2024, Jean-Pierre Filiu a réussi à se rendre dans la bande de Gaza pour y vivre pendant un peu plus d’un mois. Il connaît intimement ce territoire, sa géographie et son peuple, dont il parle la langue. Sur place, l’historien s’est fait enquêteur. Il nous permet de renouer avec les humbles et les sans-grade de ce territoire abandonné du monde. Leur combat quotidien pour la survie et pour la dignité nous offre une formidable leçon d’humanité, car ce qui se déroule dans cette prison à ciel ouvert a et aura une valeur universelle.

 

Prix : 30chf

La Louve de Dêrsim / Yasmina Kramer

Un roman sidérant, extrêmement documenté, presque journalistique, sur les bataillons de femmes kurdes en guerre contre Daech. Une oeuvre courageuse au plus près du réel pour rendre justice à ces femmes qui ont choisi les armes pour sauver leur liberté, et la nôtre. 13 novembre 2015, Paris compte ses morts. Au même moment, à quatre mille kilomètres de là, les forces kurdes libèrent la ville de Sengal, en Irak. Parmi elles, de nombreuses jeunes femmes venues en renfort sur le terrain ; des guerrières rompues au maniement des armes, aux réflexes à avoir en temps de guerre, qui n’hésitent pas à combattre Daech. Des femmes déterminées, prêtes à tout pour défendre leurs valeurs, leur soif d’émancipation. Yasmina Kramer les a suivies et a voulu rendre justice à celles qui ont choisi les armes pour sauver leur liberté, et la nôtre. Un premier roman sidérant, au plus près du réel.

 

Prix : 31chf

A quoi bon encore le monde ? La Syrie et nous – Catherine Coquio

Ce livre regroupe ses écrits sur la Syrie, parmi lesquels ses articles sur des auteurs Sindbad/Actes Sud, comme Yassin Al Haj Saleh, Moustafa Khalifé, Aram Karabet, Khaled Khalifa, Najah Albukai. Avec des références récurrentes aux grands textes littéraires sur la Shoa, le Goulag, le génocide arménien…

 

Prix : 35CHF

Syrie, le pays brûlé (1970-2021). Le livre noir des Assad – Collectif

Ce livre redonne une voix à celles et ceux que la dictature de Hafez puis Bachar al-Assad s’est employé, et s’emploie toujours, à faire taire en Syrie et ailleurs. Il documente et dénonce des crimes que beaucoup voudraient oublier malgré leurs liens directs avec nos propres hantises (crise de l’accueil migratoire, crispation identitaire, attentats djihadistes, invasion russe de l’Ukraine…). Dans la lignée des grands Livres noirs, il retrace précisément les faits : terreur, emprisonnements massifs, tortures systématiques, sièges des villes, bombardements chimiques, exterminations ethnico-confessionnelles, « assainissement » démographique, dont il éclaire les ressorts historiques, géopolitiques et sociaux. La révolution et la contre-révolution en Syrie nous révèlent certains fondamentaux de notre temps : à la fois la puissante aspiration à la liberté des sociétés longtemps brimées, la radicalisation sans retenue de toutes sortes de régimes autoritaires et l’affaissement des idéaux démocratiques dans les pays occidentaux. Au travers de témoignages, sous forme de récits, de textes littéraires, de photographies et de dessins, éclairés par les analyses des spécialistes des conflits du Proche-Orient ou des violences de masse, cet ouvrage d’une ampleur inédite, fait donc oeuvre de mémoire, d’histoire et d’avertissement. Contre le négationnisme, la banalisation, l’indifférence ou le silence. Et contre l’impunité de ceux qui, en exécutant leur mot d’ordre « Assad ou on brûle le pays » , ont mis la Syrie à feu et à sang.

 

Prix : 60CHF

60 ans après les accords d’Evian – Regards croisés sur une mémoire plurielle / Sarah Dekkiche & Hasni Abidi

Il y a soixante ans étaient signés les accords d’Evian qui ont mis fin à la guerre entre la France et l’Algérie et enclenché? le processus d’indépendance de l’Algérie après 132 ans de colonisation. Ce livre revient sur les coulisses des négociations et rend hommage à une laborieuse construction ayant mené à une percée diplomatique marquée par la primauté du droit, du compromis et de la liberté pour bâtir un avenir meilleur. Si le travail sur l’histoire, sur la compréhension des mécanismes coloniaux et sur la reconnaissance des faits est essentiel, il se révèle cependant insuffisant pour guérir les blessures et répondre aux quêtes identitaires que partagent l’ensemble des acteurs. Aujourd’hui, en tant qu’enfants et petits-enfants des accords d’Evian, il apparaît important d’aller au-delà en engageant des dialogues sereins entre les différents héritiers de cette Histoire. Ainsi, en rassemblant les récits d’une variété? porteurs de mémoire – témoins ou leurs proches, universitaires, journalistes et membres de la société civile affranchis de toute tutelle – cet ouvrage se veut une contribution à la construction d’une nouvelle relation autour d’un récit pluriel et apaisé.

Prix : 36chf

Mesurer le racisme, vaincre les discriminations – Thomas Piketty

Disons-le d’emblée : aucun pays n’a inventé de système parfait permettant de lutter contre le racisme et les discriminations. L’enjeu est d’imaginer un nouveau modèle, transnational et universaliste, qui replace la politique antidiscriminatoire dans le cadre plus général d’une politique sociale et économique à visée égalitaire et universelle, et qui assume la réalité du racisme et des discriminations – pour se donner les moyens de les mesurer et de les corriger, sans pour autant figer les identités, qui sont toujours plurielles et multiples.

Prix : 8chf

Les racines du chaos : cinq états arabes en faillite – Irak, Syrie, Liban, Yémen, Libye – Pierre-Jean Luizard

Pourquoi tant d’Etats arabes sont-ils à l’agonie, empêchant leurs populations de vivre décemment et détruisant les équilibres régionaux ? Pour en comprendre les origines, Pierre-Jean Luizard remonte le cours de l’Histoire et nous éclaire sur les enjeux à venir. Le modèle de  » l’Etat-nation  » et ses frontières arbitraires, imposés par les puissances coloniales au siècle dernier, sombre au Moyen-Orient : échec du confessionnalisme politique au Levant et en Irak, guerre confessionnelle entre sunnites et chiites au Yémen, absence d’identité commune en Libye… Ces Etats ont longtemps manifesté de nombreux points communs : répression par des régimes autoritaires, confessionnalisme, guerres civiles sans fin, corruption massive, services publics aux abonnés absents, chômage… Aujourd’hui, ils sont traversés par le chaos permanent. L’échec des Printemps arabes de 2011 illustre l’incapacité des systèmes politiques actuels à répondre aux demandes des populations et à donner des perspectives à la jeunesse. Pierre-Jean Luizard décrypte ces phénomènes et s’interroge : faut-il, pour tenter de résoudre les graves crises, encore miser sur le renforcement des Etats en place ? Un changement profond est indispensable si l’on veut espérer une stabilisation future au moment où le droit d’ingérence que s’est octroyé l’Occident est désormais révolu. Pierre-Jean Luizard, historien, est directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste des islams au Moyen-Orient et membre du Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (GSRL, CNRS/EPHE/PSL). Il est notamment l’auteur de Chiites et sunnites la grande discorde en 100 questions (2017).

 

Prix : 32chf