A quoi bon encore le monde ? La Syrie et nous – Catherine Coquio

Ce livre regroupe ses écrits sur la Syrie, parmi lesquels ses articles sur des auteurs Sindbad/Actes Sud, comme Yassin Al Haj Saleh, Moustafa Khalifé, Aram Karabet, Khaled Khalifa, Najah Albukai. Avec des références récurrentes aux grands textes littéraires sur la Shoa, le Goulag, le génocide arménien…

 

Prix : 35CHF

Syrie, le pays brûlé (1970-2021). Le livre noir des Assad – Collectif

Ce livre redonne une voix à celles et ceux que la dictature de Hafez puis Bachar al-Assad s’est employé, et s’emploie toujours, à faire taire en Syrie et ailleurs. Il documente et dénonce des crimes que beaucoup voudraient oublier malgré leurs liens directs avec nos propres hantises (crise de l’accueil migratoire, crispation identitaire, attentats djihadistes, invasion russe de l’Ukraine…). Dans la lignée des grands Livres noirs, il retrace précisément les faits : terreur, emprisonnements massifs, tortures systématiques, sièges des villes, bombardements chimiques, exterminations ethnico-confessionnelles, « assainissement » démographique, dont il éclaire les ressorts historiques, géopolitiques et sociaux. La révolution et la contre-révolution en Syrie nous révèlent certains fondamentaux de notre temps : à la fois la puissante aspiration à la liberté des sociétés longtemps brimées, la radicalisation sans retenue de toutes sortes de régimes autoritaires et l’affaissement des idéaux démocratiques dans les pays occidentaux. Au travers de témoignages, sous forme de récits, de textes littéraires, de photographies et de dessins, éclairés par les analyses des spécialistes des conflits du Proche-Orient ou des violences de masse, cet ouvrage d’une ampleur inédite, fait donc oeuvre de mémoire, d’histoire et d’avertissement. Contre le négationnisme, la banalisation, l’indifférence ou le silence. Et contre l’impunité de ceux qui, en exécutant leur mot d’ordre « Assad ou on brûle le pays » , ont mis la Syrie à feu et à sang.

 

Prix : 60CHF

Entretien Marwan Rashed : “La philosophie arabe n’est pas une citadelle coupée du reste du monde” Marwan Rashed, propos recueillis par Ariane Nicolas publié le 06 janvier 2022


Détail représentant Ibn-Rushd (Ibn Rushd) connu sous le nom latin de Averroes (1126-1198), philosophe et mathématicien arabe, fondateur de la pensée laique. Fresque de Andrea Bonaiuto (ou Bonaiuti) dit Andrea da Firenze (1343-1377), 1365. Eglise Santa Maria Novella, Florence. ©Raffael/Leemage

Entretien

Marwan Rashed : “La philosophie arabe n’est pas une citadelle coupée du reste du monde”

Marwan Rashed, propos recueillis par Ariane Nicolas publié le  

L’Institut du monde arabe, à Paris, lance un nouveau rendez-vous dont Philosophie magazine est partenaire : les « Jeudis de la philosophie arabe », cycle de rencontres organisé par le philosophe Jean-Baptiste Brenet, qui aura lieu tous les premiers jeudis du mois. Dans ce cadre, nous avons rencontré Marwan Rashed, professeur d’histoire de la philosophie grecque et arabe à l’université Sorbonne Université, qui donnera une conférence sur le thème : « Le problème de l’orientalisme ». Dans cette interview inaugurale, il explique notamment pourquoi, au Moyen Âge, le monde méditerranéen constituait un seul et même espace philosophique.

 

On connaît déjà l’orientalisme en peinture, qui offre une représentation souvent caricaturale d’un Orient mythologique à la fois lascif, figé dans le temps et violent. Quelles sont les idées reçues associées à la philosophie arabe, qui renvoient au « problème de l’orientalisme » ?

Marwan Rashed : Encore aujourd’hui, l’idée selon laquelle la pratique philosophique en terre d’Islam n’aurait pas beaucoup de valeur reste bien ancrée. Certains imaginent que la production culturelle de cette région aurait essentiellement eu une fonction patrimoniale : celle de conserver et de transmettre en Occident les savoirs hérités de la Grèce antique. C’est une vue de l’esprit, car de cette zone ont émergé des idées tout à fait nouvelles, et pas seulement le chiffre zéro ou le thé à la menthe. L’autre cliché, c’est de dire que les penseurs arabes seraient toujours des théologiens. Ils n’auraient fait que rendre le Coran compatible avec Aristote. Là encore, on s’égare : si la plupart des penseurs sont musulmans, juifs, chrétiens ou sabéens, d’autres sont agnostiques, ou abordent la métaphysique et les sciences sans référence à la religion. D’une manière générale, le problème de l’orientalisme, c’est de vouloir caractériser d’une manière univoque un phénomène très complexe et hétéroclite. La civilisation arabo-musulmane n’est pas un bloc homogène qui pourrait être traité en tant que tel.

 

“Du monde arabo-musulman a émergé des idées tout à fait nouvelles, et pas seulement le chiffre zéro ou le thé à la menthe”
Marwan Rashed

 

Quels sont les auteurs ou les concepts arabes les plus déconsidérés, selon vous, et qui gagneraient à être (re)découverts par les non-spécialistes ? 

Il ne faut pas parler ici en termes de penseurs, mais plutôt de traditions de pensée. Les penseurs les moins « reconnus » sont, tout simplement, ceux qui n’ont pas été traduits en latin – à la période médiévale et renaissante –, ni dans une langue européenne vernaculaire – à l’époque moderne. Il s’agit, pour l’essentiel, de ceux qui appartenaient aux écoles les plus opposées à l’aristotélisme et aux courants de pensée néoplatoniciens initiés par les Grecs. Ce sont donc, pour certains, des auteurs très originaux, qui ont cherché à mettre en place des systèmes du monde et des représentations de l’humain en rupture avec ceux d’Aristote. Ces penseurs ont inventé la notion de mode d’être, qui sera centrale dans la grande métaphysique du XVIIe siècle (chez Descartes et Spinoza en particulier), celle de chose, qui bouleversera l’histoire de la métaphysique, ils ont accordé, ce qui ne s’était jamais vu dans l’Antiquité, un statut ontologique à l’impossible, ils ont renouvelé la problématique de l’atomisme, de la liberté, etc.

 

Pourquoi des intellectuels occidentaux ont-ils eu tendance à vouloir réduire cette aire géographique à un bloc unifié ?  

L’orientalisme naît en Europe au XIXe siècle, au même moment que les nations modernes. Ces nationalismes européens se sont constitués de manière « volontariste », dans le sillage de l’idéologie romantique qui valorisait les mythes des origines, voire, via les langues, des races… D’où les romans nationaux. Cette façon d’écrire l’histoire, a pu influencer la façon de comprendre les échanges et les interactions scientifiques à l’échelle mondiale. Une vision simpliste de l’histoire s’est imposée, a fortiori à l’égard de régions méconnues, situées en dehors de l’Europe.

 

L’orientalisme reconduit également un antagonisme réel entre deux zones du monde qui ont souvent été en conflit… 

C’est vrai, mais cela ne suffit pas vraiment à expliquer cette façon d’essentialiser une culture qui est géographiquement et historiquement très proche de l’Europe. Le monde arabo-islamique est historiquement une zone de haute culture où les idées et les savoirs venus d’ailleurs ont été travaillés pendant des siècles, de sorte que la constitution d’une « identité » (façon citadelle) coupée du reste du monde est une vue de l’esprit. Le monde arabo-musulman n’a fait qu’un avec l’Europe depuis longtemps, par le biais d’échanges, de traductions, de guerres aussi… Ces deux aires géographiques se sont entre-traduites et entre-envahies en permanence. Entre elles, c’est un peu le même type de relation qu’entre la France et l’Allemagne ou la France et l’Angleterre. Pour ce qui concerne l’histoire de la philosophie et des sciences, la Méditerranée est un monde unique. Outre cet aspect géopolitique, il faut aussi souligner les logiques propres au monde universitaire. Quand on travaille sur des domaines dits de « niche », comme la philosophie arabe, qui suppose une certaine technicité, il existe un double écueil : l’orchidée ou le ghetto. Tantôt on grossit le trait, fasciné par son objet, et on tombe dans la caricature – positive ou négative. Tantôt on devient un spécialiste aride qui n’arrive pas à se faire entendre en dehors de son département. Pour trouver un juste équilibre, il faut savoir se garder des postures de grand intercesseur entre nous et un « ailleurs », qui est de toute façon toujours moins étranger qu’on ne l’imagine.

“Si vous négligez l’étape arabe, vous passez à côté de tellement de choses !”

Marwan Rashed

Comment expliquer que la philosophie et les sciences arabes restent relativement marginales – ou marginalisées – dans les lycées et les universités en Europe ?

Le savoir académique européen n’a pas accordé à cette situation d’interpénétration totale l’importance qui lui était due. Quand vous regardez le temps long, si vous négligez l’étape arabe, vous passez à côté de tellement de choses ! Pour comprendre Descartes, Spinoza, Leibniz, il faut avoir une idée de la façon dont les savoirs arabes ont été ingurgités par l’Europe entre le XIIe et le XVIe siècle. Des disciplines ont été créées ou développées en Orient (l’algèbre, l’optique, des pans de la médecine). En philosophie, Avicenne est sans doute le premier à théoriser la distinction entre essence et existence. De son côté, Maïmonide a inspiré le Spinoza des Cogitata metaphysica ou le Leibniz du Pacidius Philalethi, un magnifique traité sur le mouvement. Le Guide des égarés de Maïmonide, une œuvre composée par un penseur juif dans un contexte arabo-musulman et elle-même traduite en latin dans l’Europe chrétienne, est une source majeure d’inspiration pour les philosophes classiques. On l’a trop souvent oublié.

 

Comment s’est fait cet oubli ?

Il ne s’agit pas d’une amnésie complète. Selon les époques, il y a des résurgences, des phases latentes, parfois des dithyrambes. On a toujours su que les savoirs arabes étaient essentiels au Moyen Age, au point que l’arabité des médiévaux latins a été une façon pour certains penseurs de la Renaissance de rejeter le Moyen Age latin ! Le problème est de savoir non pas que la chose a existé ou existe, mais de l’appréhender dans sa richesse, sa complexité historique. S’agit-il d’une fioriture décorative ou d’une dimension de notre identité culturelle en tant qu’Européens ? C’est ce qui est en jeu avec le problème de l’orientalisme.

“L’ennemi véritable d’Edward Said, c’est l’idée selon laquelle vous pouvez mettre à distance l’Orient, comme si vous parliez d’une espèce animale”


Marwan Rashed

L’Orientalisme est aussi un livre d’Edward Said, qui dénonce la construction par l’Occident d’un Orient caricatural et diabolisé. Pouvez-vous nous rappeler en quoi ce livre a été précurseur et en même temps décrié ?

D’abord, le retentissement de L’Orientalisme tient à la personnalité même de son auteur. Palestinien exilé aux États-Unis, professeur charismatique à Columbia, Edward Said écrit remarquablement bien, avec une belle plume de polémiste. Le même livre écrit par un enseignant d’une université de province égyptienne n’aurait sans doute pas produit autant de remous ! Mais en1978, quand paraît le livre, les mouvements de libération nationale sont terminés et d’une certaine manière, le discours paternaliste d’un pays envers un autre ne fonctionnait déjà plus complètement. Au fond, l’ennemi véritable d’Edward Said est celui-ci : c’est l’idée selon laquelle vous pouvez mettre à distance l’Orient et faire porter sur ce monde un regard parfaitement extérieur, analytique et froid, comme si vous parliez d’une espèce animale. Il a cette intuition percutante, du reste très universaliste, que le savoir ne répond pas au schéma analysant/analysé. Pour le démontrer, Edward Said n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Il fait l’hypothèse qu’il y a une relation profonde entre la science orientaliste et l’entreprise coloniale européenne. Et il s’en prend directement à des orientalistes américains éminents, qui n’ont pas manqué de lui répondre en exploitant ce qu’ils jugeaient être les failles de son argumentation.

 

Quelles étaient ces failles ?

Son attaque est tellement frontale qu’elle dégarnit un peu ses arrières. À mon sens, Edward Said défend une position vraie sur le fond mais contestable dans une série de micro-arguments ou de faits qui ne tiennent pas complètement la route. Par exemple, il s’est concentré sur les auteurs anglais et français mais a évacué l’orientalisme issu de l’Allemagne, pays qui lui, n’avait pas d’empire colonial. Il achoppe ainsi sur Goethe et son Divan occidental-oriental. L’écrivain allemand avait tout de même appris l’arabe et le persan pour étudier la poésie orientale… Il faut être paranoïaque pour voir dans sa démarche quelque chose d’oppressant ou de policier ! Plus généralement, je dirais que le problème de Said, c’est Foucault. Sa position est ouvertement foucaldienne en ce qu’elle consiste à interpréter tout « discours » comme une stratégie de pouvoir. Cette conception du savoir me paraît limitée. Il me semble que l’on peut garder certains apports de Said, sur la conception hybride et évolutive des civilisations par exemple, tout en souhaitant une sorte de « défoucaldisation » du saïdisme.

“Le risque, c’est que la focalisation sur l’identité des études postcoloniales ne soit finalement qu’un orientalisme inversé”
Marwan Rashed

 

De nos jours, l’identité (re)devient une notion centrale dans les débats publics. Diriez-vous que le décolonialisme reconduit certains clichés sur l’Orient, en oblitérant notamment son caractère pluriel, hybride, évolutif ? 

D’un point de vue idéologique, je suis de cœur avec les études postcoloniales. Mais le risque, c’est que cette focalisation sur l’identité ne soit finalement qu’un orientalisme inversé. Nous devons rejeter les discours ignorants, qui ne prennent pas en compte la complexité historique des choses et disqualifient la dimension universelle du savoir. Il faudrait pouvoir continuer à maintenir un discours post-saïdien, ouvert, qui ne se crispe pas sur des fantasmes identitaires nauséabonds, mais qui soit suffisamment éclairé pour coller à l’histoire humaine avec un minimum d’information et de compétence.

 

Retrouverl’article original sur:

 

 

Littérature et cultures berbère

Solitude ma mère

Taos Amrouche

 Avec Solitude ma mère, les Editions Joëlle Losfeld commencent la réédition des œuvres de Taos Amrouche dans la collection Arcanes. « Taos Amrouche avait une présence rayonnante, excessive comme une tragédienne antique, rires et larmes mêlés : seule sur scène, chantant a capella, elle soumettait en un instant son public à la présence charnelle de sa voix qui remplissait tout l’espace – elle a elle-même, en toute clarté, comparé l’acte de chanter à l’acte sexuel. Elle y joignait une exigence spirituelle toujours insatisfaite. Un goût pour les choses lumineuses, fleurs, fruits, une aspiration à une plénitude qui serait fusion de la chair et de l’âme. […] Mais, plus que tout, lui importaient ses romans pour elle, seuls ceux-ci livraient, mis en mots, tout ce qu’elle sentait vivre en elle de lumineux et de tragique.  » François Maspero

PRIX : 9chf

Mémoires berbères – Des bijoux et des femmes au Maroc

Michel Draguet

Considérés comme les premiers occupants des territoires qui se déploient au nord du Sahara, les Berbères témoignent d’une tradition millénaire d’autant plus riche qu’elle a été perméable aux influences culturelles. Celles-ci ont été le fait d’invasions successives qui ont scandé l’histoire de la Méditerranée méridionale depuis les Phéniciens jusqu’aux Arabes en passant par les Grecs, les Romains, les Vandales ou encore les Byzantins. D’appropriation en assimilation, les Berbères ont donné naissance à une culture riche sans perdre les fondements mêmes d’une civilisation née quand le Sahara était encore verdoyant. A travers l’exceptionnelle collection de parures réunie par Anne-Marie Gillion Crowet, cette histoire se recompose avec faste et éclat. Au-delà de la virtuosité des artisans musulmans et juifs, la parure témoigne aussi de la situation complexe de la femme dans le monde berbère. Fruit d’un partenariat avec l’Institut du monde arabe à Paris, le présent ouvrage rend hommage à la femme berbère, passeuse de civilisation au Maroc.

PRIX : 123chf

Le Fils du pauvre

Mouloud Feraoun

Un village de montagne, Kabylie, début du siècle. C’est là que vivent les Menrad. Ils ne se rendent pas compte qu’ils sont pauvres. Ils sont comme les autres ; voilà tout. Mouloud Feraoun raconte, à peine transposée, sa propre histoire. Il était voué à devenir berger, le destin en décidera autrement. Ce témoignage d’un admirable conteur, souvent comparé à Jack London et Maxime Gorki, est désormais un classique.

PRIX : 10chf

L’anniversaire

Mouloud Feraoun

Ce volume réunit des études, des souvenirs, des récits dispersés dans des publications algériennes et françaises, ainsi que trois textes qui devaient figurer dans la suite au roman autobiographique Le fils du pauvre, que Mouloud Feraoun projetait d’écrire. On a joint à ce recueil les quatre premiers chapitres de son roman L’anniversaire auquel il travaillait encore à la veille même de son assassinat. Les qualités de conteur et d’analyste éclatent dans toutes ces pages, qu’il s’agisse de celles consacrées à Albert Camus, aux coutumes de sa Kabylie natale, à un voyage en Grèce, à la littérature algérienne ou à ses souvenirs d’adolescence. À retrouver ainsi tant d’intelligence, de sensibilité, de pouvoir créateur s’avive le regret d’une mort injuste qui, le 15 mars 1962, faisait disparaître l’un des plus grands écrivains d’Algérie.

PRIX : 10chf

Chants berbères de Kabylie

Jean Amrouche

Craignant que la beauté des chants berbères ne disparaisse avec la voix de sa mère, Jean Amrouche a entrepris de consigner tous les chants qui ont bercé son enfance. En les exprimant en français, il en a fait un trésor de la poésie universelle.

PRIX : 14chf

Les chercheurs d’os

Tahar Djaout

Accompagné d’un de ses parents, un adolescent part à la recherche des restes de son frère aîné, mort au combat pendant la guerre de Libération en Algérie. C’est la première fois qu’il sort de sa montagne kabyle. Sous ses yeux, s’ouvre le monde parfois violent des adultes, dans une société en mutation qui passe de la domination coloniale à la souveraineté nationale. Mais lorsque enfin il retrouve les os de son frère, il n’éprouve aucun apaisement. Pourquoi donc enterrer au village un frère qui ne supportait pas d’y vivre ? Les membres de sa communauté, repliés sur des coutumes archaïques, ne chercheraient-ils pas à se rassurer, à en finir avec leurs propres fantômes ?

PRIX : 10chf

La vie et ses mystères dévoilés par les contes de tradition berbère

Annick Zennaki 

« Au temps où tous les êtres parlaient », l’homme devisait librement avec le hérisson ou le serpent. Sous l’ombre hospitalière du jujubier, l’alouette chantait, avec le printemps, l’ouverture des travaux des champs. Eléments, animaux, plantes et gens, chacun à sa place, unissaient leurs énergies dans un destin commun : protéger la vie en ménageant l’avenir. Attentive aux paroles secrètes du monde environnant, à l’écoute des chants mystérieux de la nature, la puissante civilisation des Imazighen (les Berbères) a su, pendant près de dix mille ans, préserver les piliers de sa culture originale : sa langue et sa littérature orale. Usons et abusons, sans plus attendre, de la célèbre hospitalité méditerranéenne dont les conteurs nous feront découvrir le sens caché et la raison d’être. A conte ouvert, laissons-nous accueillir dans ce monde imaginaire peuplé de traits de génie où nous découvrirons pourquoi les cigognes livrent les nouveau-nés. Laissons-nous guider par la voix humaine au fil de ces histoires, d’une étonnante modernité, qui procurent aux lecteurs du IIIème millénaire, un sentiment de bien-être et de sécurité.

PRIX : 41chf

Grammaire du berbère

Fatima Sadiqi

En se proposant de présenter les différentes structures linguistiques qui constituent la grammaire berbère, ce livre s’inscrit dans la lignée des études dialectologiques sur cette langue. Le présent ouvrage a trois buts essentiels : initier aux composantes grammaticales du berbère, contribuer aux travaux qui visent à adapter le berbère aux analyses informatiques modernes, et présenter les principaux critères à prendre en considération dans l›enseignement éventuel de cette langue. Grammaire du berbère s’adresse donc à un large public qui couvre les étudiants et les chercheurs désireux de connaître ou d›approfondir leur connaissance sur le berbère, les linguistes nationaux et étrangers qui s’adressent aux langues chamitosémitiques, les pédagogues qui pensent enseigner ou comparer les structures de base du berbère et les personnes qui s’intéressent au patrimoine linguistique du Maroc ou qui voudraient connaître le berbère par simple curiosité.

PRIX : 16chf

Jean Giono : entretiens avec Taos Amrouche (cd)

Dès les premiers mots, Jean Giono nous transporte à Manosque, sa ville natale, pour vivre les aventures de son enfance provençale. Il nous raconte le fier Carmin, la jeune Adèle, la belle dame à l’auto… pépites improvisées d’un conteur hors pair. Causeries où il ne manque que le coin du feu, ces entretiens sont une invitation à plonger dans l’imaginaire chatoyant de l’auteur alors en train de rédiger la suite au Hussard sur le toit. Et Jean Giono, en hôte généreux et attentionné, veille à rendre ces moments inoubliables.

« Je crois que Gutenberg nous a rendu un très mauvais service, parce que dès que l’on a vu sa pensée imprimée, on lui a donné beaucoup plus de valeur qu’elle n’en avait. On s’est dit : ‘Mon Dieu, c’est moi qui suis capable d’écrire cela ? C’est prodigieux !’ (…) Si au lieu de l’écriture, nous ne disposions que de la voix, il y aurait peut-être un très grand déchet dans le contingent des écrivains… » (Jean Giono)

Prix : 43chf

La guerre de Jugurtha

Salluste

Héritier par adoption de la couronne du royaume de Numide, le jeune Jugurtha n’hésite pas à corrompre les dirigeants romains pour éliminer tout rival et s’emparer seul du trône. Mais bientôt la grogne se lève au sein du peuple de Rome, indignation de la plèbe qui se révolte contre les massacres en chaîne et les manoeuvres de la noblesse. Obligée, par crainte d’une guerre civile, de combattre le roi barbare, celle-ci l’emporte grâce à Marius, général aux origines modestes. Cette victoire marqua l’entrée dans les hautes sphères politiques de personnalités issues des classes populaires. Par une attaque sévère contre l’aristocratie romaine, vénale et corrompue et le récit de la première victoire du « parti populaire », Salluste écrit l’une des toutes premières luttes des classes de l’Histoire.

Prix : 17chf

La Terre et le Sang

Mouloud Feraoun

L’histoire se situe dans un petit village de Kabylie en Algérie au tout début du XXème siècle. Amer, enfant du village, s’exile en France pendant quinze ans. Loin de son pays natal, accueilli par une petite communauté d’hommes originaires du même village que lui, il découvre le monde des mines de charbon. C’est là qu’a lieu un premier drame : son cousin meurt dans un accident au fond de la mine. Amer est accusé du meurtre. Même s’il parvient à se dédouaner auprès de ses compagnons en France, il n’en est pas de même au village. Après l’accident, Amer est fait prisonnier lors de la première guerre mondiale puis revient à Paris où il retrouve la fille cachée de son cousin décédé, fille issue d’une union illégitime entre le dit cousin et une française, Marie. Amer épouse Marie et tous deux décident de retourner s’installer au pays.

Prix : 12chf

 

Les Berbères

Jean Servier 

 » Le terme de Berbère, écrivait Jean Servier, par lequel nous avons l’habitude de désigner les plus anciens habitants de l’Afrique du Nord est, en fait, un terme inadéquat puisque dérivé du grec barbaroi et, par-delà, du sémitique, puis de l’arabe brabra. Il désigne en premier des gens dont on ne comprend pas la langue. C’est une appellation méprisante donnée par un vainqueur à un vaincu ou par un voyageur sûr d’appartenir à une civilisation supérieure. Ce n’est pas le nom qu’un peuple se donne à lui-même « . Embrassant l’art, la civilisation, la population, la langue et l’histoire, cet ouvrage propose, pour reprendre les mots d’Ibn Khaldoun,  » une série de faits qui prouvent que les Berbères ont toujours été un peuple puissant, redoutable, brave et nombreux « .

Prix : 15chf

 

Méchamment Berbère

Minna Sif

Dans le vieux Marseille des années 1970, la chronique d’une famille d’immigrés marocains. La mère qui assume le quotidien, le père qui abandonne le domicile conjugal, le frère qui devient fou, une culture où se mêlent pauvreté, tendresse, violence et sorcellerie… Un destin familial qui devient, sous le regard lucide et plein d’humour de la narratrice, une truculente leçon d’humanité.

Prix : 13chf

 


Berbères juifs – L’émergence du monothéisme en Afrique du Nord

Julien Cohen-Lacassagne

 Voici un livre qui bouleverse complètement les idées reçues sur l’origine des juifs d’Afrique du Nord. Le récit classique est simple : après la destruction du deuxième temple de Jérusalem par les troupes de Titus en l’an 70 de notre ère, les juifs de Judée furent contraints à l’exil et se dispersèrent dans le monde entier, où ils fondèrent des communautés européennes, orientales, africaines, asiatiques et maghrébines. Dans cette conception, les juifs d’Afrique du Nord descendent, comme tous les autres, de la population initiale de Judée. Il apparaît aujourd’hui que si le temple a bien été détruit, l’exil consécutif n’a jamais eu lieu. Comment un exode aussi massif aurait-il pu matériellement se produire ? « Dans quels camions ?  » demande Shlomo Sand dans son grand livre, « Comment le peuple juif fut inventé » (Fayard, 2008). Les communautés juives étaient nombreuses dans tout l’Orient bien avant la destruction du temple : d’après Philon d’Alexandrie, les juifs étaient plus nombreux en Egypte, en Libye, en Asie mineure et surtout à Babylone qu’autour de Jérusalem. Ils ne parlaient hébreu que pour la liturgie et le reste du temps, ils utilisaient la langue du pays où ils vivaient (souvent le grec). D’où proviennent donc les juifs d’Afrique du Nord ? la réponse est simple : ce sont des Berbères judaïsés. Le judaïsme antique était fortement prosélyte (à la différence du judaïsme actuel) Le monothéisme juif, né à Babylone, s’est propagé dans le bassin méditerranéen, sous l’oeil bienveillant (au moins au début) de l’empire romain, Les Phéniciens, grands navigateurs – ce que les juifs n’étaient pas – a beaucoup contribué à l’extension du monothéisme juif, dont ils étaient proches par la langue et les idées. On appelle souvent « Sépharades » les juifs d’Afrique du Nord. Cohen-Lacassagne montre que c’est une erreur : sépharade signifie espagnol (ou plus largement ibère). Or s’il est vrai qu’une partie des juifs d’Espagne ont franchi le détroit lors de la reconquista par les Rois très catholiques, ils ne représentent qu’une très faible partie de la population juive maghrébine de l’époque – constituée, répétons-le, de Berbères judaïsés. « Au Maghreb comme ailleurs, être juif ne coïncide ni avec une réalité ethnique, ni avec une réalité linguistique, ni avec une réalité nationale – pas plus qu’être musulman. » En Méditerranée et au Moyen-Orient s’est constituée avec l’arrivée de l’islam une authentique civilisation judéo-musulmane, bien plus réelle que l’hypothétique civilisation judéo-chrétienne. Après le triomphe du christianisme, devenu religion officielle, le judaïsme se trouva confiné dans l’arrière-pays rural, au coeur d’un réseau de solidarité arabo-judéo-berbère, ce qui lui a sans doute permis de survivre jusqu’à l’époque actuelle.

Prix : 24chf

Contes berbères. La tourterelle de Youssef Yousfine

Collectif

Enfourchez le cheval rouge d’Amor Chek’Ka, il parle la langue des hommes et vous comprend comme le meilleur des amis. Puis partez à la découverte des contes berbères. Vous vous arrêterez souvent pour faire boire votre monture et à chaque halte on vous racontera une histoire. Celle de la tourterelle de Youssef Yousfine dont le rire se transformait en perles fines. Ou celle de la chouette qui sauva les plumes de tous les oiseaux de la création. Plus loin vous apprendrez comment l’on peut être, selon les jours, parfaitement insouciante ou très sage à condition de savoir tisser de merveilleux tapis. Vous découvrirez encore comment dominer un cruel génie ou un juge corrompu avec humour et insolence. Et si vous ne vous laissez pas envoûter par la flûte du fils d’Haroun Er Rachid, vous parviendrez enfin chez les Touaregs. L’eau y est si précieuse que c’est autour d’un puits que se déroulent les plus grands sortilèges.

Prix : 12chf

L’opium et la bâton

Mouloud Mammeri

Quand éclate la guerre d’Algérie, Bachir, un jeune médecin, rejoint la résistance aux côtés de son frère Ali. Acculés dans leurs derniers retranchements, hommes et femmes perdent tous les masques dont la vie sociale nous affuble, et dévoilent la lâcheté et l’héroïsme, les vices et les vertus, le jeu et l’amour, le rêve et la cupidité, la ruse et la sincérité.

Prix : 15chf

Les Berbères : Mémoire et identité

Gabriel Camps

 Connus dès le temps des pharaons égyptiens, les Berbères ont occupé un immense territoire, de la Méditerranée au sud du Niger, de l’Atlantique au voisinage du Nil. Les millénaires ont passé et, malgré les vicissitudes d’une histoire particulièrement mouvementée, des groupes de populations berbères subsistent de nos jours dans une douzaine de pays africains, coupés les uns des autres mais fidèles pour la plupart à leur culture, à leur langue et à leurs traditions. Paru en 1980, cet ouvrage de Gabriel Camps proposait pour la première fois une étude complète de l’histoire et de l’identité berbères, prenant en compte toutes les disciplines – archéologie, géographie, ethnologie, linguistique, arts… – avec une exigence scientifique et une qualité de synthèse qui en font aujourd’hui encore une référence aussi incontestée qu’inégalée. Cette édition est présentée par Salem Chaker, professeur à l’INALCO, spécialiste de linguistique berbère.

Prix : 15chf

L’allumeur de rêves berbères

Fellag

Alger, début des années 90. La ville est en proie à la terreur. L’eau est rationnée et distribuée drastiquement de trois à six heures du matin. Zakaria, un écrivain menacé de mort et rejeté par le régime qu’il a servi, se terre chez lui d’où il observe ses voisins, dont il nous conte les histoires dramatiques ou rocambolesques, extraordinairement drôles et inattendues. Durant ces quelques heures où l’eau coule à nouveau, la ville et la vie s’animent clandestinement, et c’est l’imaginaire et les rêves de tout un peuple qui se libèrent.

Prix : 10chf


Histoire de ma vie

Fadhma-Aïth-Mansour Amrouche

 Ce livre est le récit d’une vie,  » une simple vie, écrite avec limpidité par une grande dame kabyle, […] où l’on retrouve les travaux et les jours, les naissances, les morts, le froid cruel, la faim, la misère, l’exil, la dureté de cœur, les mœurs brutales d’un pays rude où les malédictions, les meurtres, les vendettas étaient monnaie courante… « . Kabyle, chrétienne, femme, et surtout poète, Fadhma Amrouche a vécu l’exil toute sa vie : dès sa naissance en 1883, dans son propre pays, l’Algérie, puis pendant quarante années en Tunisie, enfin en Bretagne jusqu’à sa mort en 1967. Dans ce livre magnifique, elle raconte sa vie de femme et le destin des Kabyles,  » tribu plurielle et pourtant singulière, exposée à tous les courants et pourtant irréductible, où s’affrontent sans cesse l’Orient et l’Occident, l’Algérie et la France, la Croix et le Croissant, l’Arabe et le Berbère, la montagne et le Sahara. le Maghreb et l’Afrique… « .

Prix : 18chf

Contes berbères de Kabylie

Mouloud Mammeri

Des contes de fées venus d’ailleurs, un voyage en Kabylie par un auteur renommé.

Une petite fille et son frère au milieu des fauves ; une belle aux cheveux d’or aimée d’un prince ; un fils de roi à la poursuite de la fiancée du soleil. Ces contes berbères qui s’ouvrent par l’antique et mystérieuse formule « Machaho ! Tellem chaho ! » ont traversé, oralement, bien des générations pour arriver jusqu’au lecteur d’aujourd’hui.

Prix : 11chf

Des coffres puniques aux coffres kabyles

Yvette Assié & Marceau Gast

 

Dans l’histoire du mobilier, le coffre a certainement été le premier meuble, et longtemps « le meuble » par excellence. Sa fonction n’est pas seulement de protéger les possessions privées mais aussi d’être berceau pour le nouveau-né et cercueil pour le mort. La richesse et la diversité de ses décorations géométriques sont un mode d’expression fondamental de la culture Berbère. .

Rare (épuisé), bon état  : 160.-

Horizons intérieurs – Arrêt sur image au Maroc / Fouad Laroui & Patricia Defever

Les poèmes inédits de Fouad Laroui. Un témoignage culturel émouvant et universel. Un témoignage sociologique et culturel sur un moment inédit et qui marquera notre histoire. Des regards d’hommes et de femmes de toutes catégories sociales et de tous âges sur le monde d’aujourd’hui. La diversité et la qualité des regards artistiques. Un ouvrage qui ré-affirme avec force l’importance du partage. Un ouvrage inédit et original, troisième opus de la collection VivaCité, après  » Street Food  » et  » Cafés du Maroc « .  » Horizons intérieurs, arrêt sur image au Maroc  » est un ouvrage unique associant des photographies sélectionnées dans le cadre du concours organisé par Langages du Sud sur les réseaux sociaux pendant le confinement au Maroc et un fil rouge poétique tissé par Fouad Laroui. Les photos composent une mosaïque colorée et expressive émaillée de photos en noir et blanc, véritable reflet de notre société dont les vers de l’auteur soulignent les évolutions. Cet ouvrage est le recueil culturel collectif d’une multitude d’instants intimes, un documentaire sur les vies intérieures, les émotions, les joies, les peines, les moments d’évasion, de jeu, de méditation, de communion ou de solitude, dans la situation exceptionnelle du confinement. Un panel artistique d’hommes et de femmes d’horizons différents, qui ont voulu partager leurs horizons intérieurs. Véritable témoignage culturel de portée historique, cet ouvrage fera oeuvre de mémoire collective au Maroc et bien au-delà de ses frontières.

 

Prix : 67chf

Ismaïl – Pacha Khédive d’Egypte / Robert Solé

Une biographie de haut vol pour le premier des khédives égyptiens. Pour certains, il a été un désastreux dilapidateur, pour d’autres, un grand réformateur. Alors que retenir d’Ismaïl Pacha, ce khédive singulier que l’on surnommait  » le Magnifique « , tant pour ses réalisations que pour son goût du faste ? Né en 1830, le petit-fils du grand Méhémet Ali gouverne l’Egypte de 1863 à 1879. Mais alors que son grand-père, un Turc illettré de Macédoine, conquiert le pouvoir par les armes, Ismaïl se voit offrir sur un plateau une Egypte prospère et stratégiquement bien placée sur la route des Indes. La voie est donc toute tracée pour que ce pays se modernise et se rapproche des grandes puissances européennes : Ismaïl Pacha mène à bien la percée du Canal de Suez en 1869, mais il améliore aussi considérablement l’enseignement, le système judiciaire, les voies de communication et l’équipement urbain. Mais s’il dépense beaucoup d’énergie pour réformer son pays, il dépense bien plus encore en trésorerie ! Gaspillant une fortune pour arracher à la Sublime Porte le titre de khédive qui devient alors héréditaire, il conduit l’Egypte à la ruine financière – ce qui le contraint à abdiquer en 1879. D’une plume enlevée, Robert Solé revient sur la vie de cette figure controversée et paradoxale. Ni hagiographique ni diabolisante, cette biographie passionnante fait la lumière sur la véritable personnalité du grand Ismaïl Pacha.

 

Prix : 34chf

La route du sel – Sur les traces des caravanes / Lazare Mohamed

Azalaï, c’est le nom que donnent les Touaregs à ces mythiques caravanes de dromadaires qui traversent le désert depuis des siècles. Beaucoup de familles dépendent de l’industrie du sel pour vivre. Malgré les dangers du Sahara et la guerre, les mineurs continuent de se rendre dans les mines de Taoudéni, à 750 km au Nord, pour y déterrer ce que l’on appelle là-bas l’or blanc. Six mois de travail entre Octobre et Mars, loin de leur famille, loin de la civilisation et du confort qu’elle apporte. Lazare Mohamed est un artiste photographe franco-algérien basé à Paris. Son travail s’articule autour des zones de conflits qu’il choisit de représenter en s’inspirant de la culture, de l’histoire et de l’art du pays dont il parle. Il a présenté ses photographies dans divers institutions dont l’institut du Monde Arabe de Paris ou encore l’Institut Tomie Ohtake à Sao Paulo au Brésil et a été lauréat de divers bourses et prix.

Les papyrus de la mer Rouge : L’inspecteur Merer : un témoin oculaire de la construction de la pyramide de Chéops / Marc Lehner & Pierre Tallet

Le 13 mars 2013, au cours d’une expédition en mer Rouge et alors qu’il est occupé à fouiller le plus ancien port connu au monde, l’égyptologue Pierre Tallet reçoit un coup de téléphone urgent. Son équipe vient de mettre au jour, sur un autre point du site, un précieux dépôt de papyrus : les archives des équipes qui transportaient les pierres de la Grande Pyramide le long du Nil jusqu’au site de Giza, pendant le règne de Chéops. C’est sur ce dernier site que Mark Lehner a découvert les carrières de pierre, les méthodes de construction de la pyramide, et même le port de déchargement. La découverte des papyrus de la mer Rouge – les plus anciens documents de ce type retrouvés au monde – a représenté l’un des événements les plus remarquables dans l’histoire récente de l’égyptologie.

 

Prix : 52chf

Le cheval : Trésor du Maroc – Marie-Pascale Rauzier / Ricky Lavern Martin

Héritage, Barbe, Dialogue, Courses, Haras … Ce beau livre nous plonge en 10 mots dans l’univers historique et emblématique du cheval au Maroc. Inédit, ce livre nous raconte des expériences de vie, des moments d’émotions, des sensations et initie le lecteur à travers un univers complexe et passionnant. Cet ouvrage grand public emporte le lecteur dans une découverte approfondie du monde du cheval pour mieux comprendre le patrimoine dont le royaume a hérité et le monde dans lequel le cheval évolue. Chaque mot est révélé par des textes écrits spécialement pour l’ouvrage mais également par des citations, des poèmes ou des textes anciens. L’art reste un fil conducteur tout au long de l’ouvrage, laissant la part belle à la photographie, à l’illustration et à la poésie qui traduisent la passion et la fierté du Maroc pour ses chevaux.

 

Prix : 66chf

L’empoisonneur de Bagdad – Hélène Calvez

Le Prince des Ténèbres se dirige vers Bagdad où Shams, personnage très important de l’Empire abbasside, est mort empoisonné dans une pièce close, après avoir clamé que l’écriture avait un pouvoir. Shams avait-il découvert l’alphabet divin, celui qui a permis à Dieu de nommer les choses, les faisant ainsi exister ? S’est-il trompé dans l’élaboration du talisman de la bonne fortune ? Mandaté par l’archidiacre de Tolède qui veut créer la Bête de l’Apocalypse à l’aide de cet alphabet ; supplié par Maïmonide de détruire les lettres divines avant que leur propagation sur Terre ne conduise les hommes à leur perte, le Prince des Ténèbres se heurte à l’irrationnel alors qu’il l’affirme que ce décès énigmatique a une solution simple⦠fort simple.
Bien évidemment, il se trompe, car il est une magie que le monde chrétien en cette fin de XIIe siècle ne connaît pas : la magie des lettres.

 

Prix : 31CHF