Le Sourire du dormeur – Anthologie poétique / Nouri Al-Jarrah

Cette anthologie poétique couvre l’oeuvre de Nouri al-Jarrah, grand poète syrien, de 1988 à 2019. Le livre s’ouvre sur les écrits les plus récents, de longs poèmes en plusieurs chants, inspirés notamment de la mythologie grecque, et marqués par la tragédie syrienne, pour aboutir à l’un des premiers recueils du poète, quand sa voix commençait à acquérir sa propre tonalité. Nouri al- Jarrah est sans doute l’un des très rares poètes arabes vivants, sinon le seul, à marier avec bonheur l’épique et le lyrique, qui plus est dans une langue où transparaît son souci constant de la sonorité des mots.

 

Prix : 35CHF

A quoi bon encore le monde ? La Syrie et nous – Catherine Coquio

Ce livre regroupe ses écrits sur la Syrie, parmi lesquels ses articles sur des auteurs Sindbad/Actes Sud, comme Yassin Al Haj Saleh, Moustafa Khalifé, Aram Karabet, Khaled Khalifa, Najah Albukai. Avec des références récurrentes aux grands textes littéraires sur la Shoa, le Goulag, le génocide arménien…

 

Prix : 35CHF

Syrie, le pays brûlé (1970-2021). Le livre noir des Assad – Collectif

Ce livre redonne une voix à celles et ceux que la dictature de Hafez puis Bachar al-Assad s’est employé, et s’emploie toujours, à faire taire en Syrie et ailleurs. Il documente et dénonce des crimes que beaucoup voudraient oublier malgré leurs liens directs avec nos propres hantises (crise de l’accueil migratoire, crispation identitaire, attentats djihadistes, invasion russe de l’Ukraine…). Dans la lignée des grands Livres noirs, il retrace précisément les faits : terreur, emprisonnements massifs, tortures systématiques, sièges des villes, bombardements chimiques, exterminations ethnico-confessionnelles, « assainissement » démographique, dont il éclaire les ressorts historiques, géopolitiques et sociaux. La révolution et la contre-révolution en Syrie nous révèlent certains fondamentaux de notre temps : à la fois la puissante aspiration à la liberté des sociétés longtemps brimées, la radicalisation sans retenue de toutes sortes de régimes autoritaires et l’affaissement des idéaux démocratiques dans les pays occidentaux. Au travers de témoignages, sous forme de récits, de textes littéraires, de photographies et de dessins, éclairés par les analyses des spécialistes des conflits du Proche-Orient ou des violences de masse, cet ouvrage d’une ampleur inédite, fait donc oeuvre de mémoire, d’histoire et d’avertissement. Contre le négationnisme, la banalisation, l’indifférence ou le silence. Et contre l’impunité de ceux qui, en exécutant leur mot d’ordre « Assad ou on brûle le pays » , ont mis la Syrie à feu et à sang.

 

Prix : 60CHF

Les racines du chaos : cinq états arabes en faillite – Irak, Syrie, Liban, Yémen, Libye – Pierre-Jean Luizard

Pourquoi tant d’Etats arabes sont-ils à l’agonie, empêchant leurs populations de vivre décemment et détruisant les équilibres régionaux ? Pour en comprendre les origines, Pierre-Jean Luizard remonte le cours de l’Histoire et nous éclaire sur les enjeux à venir. Le modèle de  » l’Etat-nation  » et ses frontières arbitraires, imposés par les puissances coloniales au siècle dernier, sombre au Moyen-Orient : échec du confessionnalisme politique au Levant et en Irak, guerre confessionnelle entre sunnites et chiites au Yémen, absence d’identité commune en Libye… Ces Etats ont longtemps manifesté de nombreux points communs : répression par des régimes autoritaires, confessionnalisme, guerres civiles sans fin, corruption massive, services publics aux abonnés absents, chômage… Aujourd’hui, ils sont traversés par le chaos permanent. L’échec des Printemps arabes de 2011 illustre l’incapacité des systèmes politiques actuels à répondre aux demandes des populations et à donner des perspectives à la jeunesse. Pierre-Jean Luizard décrypte ces phénomènes et s’interroge : faut-il, pour tenter de résoudre les graves crises, encore miser sur le renforcement des Etats en place ? Un changement profond est indispensable si l’on veut espérer une stabilisation future au moment où le droit d’ingérence que s’est octroyé l’Occident est désormais révolu. Pierre-Jean Luizard, historien, est directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste des islams au Moyen-Orient et membre du Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (GSRL, CNRS/EPHE/PSL). Il est notamment l’auteur de Chiites et sunnites la grande discorde en 100 questions (2017).

 

Prix : 32chf

Guerrier de la paix. Irak, Syrie, Jordanie, Ethiopie, Arménie, Pakistan : un volontaire aux côtés des chrétiens menacés / Alexandre Goodarzy

En 2015, la guerre en Syrie entre dans sa quatrième année. Face à la montée des périls en Orient, de jeunes volontaires ont répondu à l’appel : porter secours là où les chrétiens sont en danger. Alexandre Goodarzy est l’un d’entre eux. En 2014, ce jeune professeur d’histoire-géographie rejoint l’association SOS Chrétiens d’Orient. D’une révolution contre la dictature, la guerre en Syrie s’est transformée très vite en guerre religieuse où les chrétiens sont en première ligne, pris en tenaille entre un régime qui se durcit et des groupes islamistes de plus en plus sanguinaires. De Damas à Alep, des villes chrétiennes de Mhardeh aux portes de Palmyre, du krak des Chevaliers au Kurdistan, Alexandre Goodarzy va découvrir une autre Syrie. Une Syrie qui refuse la mainmise de Daech et d’Al-Nosra, qui se bat contre les Frères musulmans et leurs bailleurs de fonds, la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite. Avec son équipe, Alexandre Goodarzy va multiplier les projets de développement sur place avant d’élargir leur mission à d’autres pays : Ethiopie, Pakistan, Irak, Arménie, Jordanie… partout où les chrétiens sont en danger. Jusqu’à ce jour de janvier 2020, où Alexandre Goodarzy et trois de ses collègues sont enlevés à Bagdad… Alexandre Goodarzy parcourt depuis une vingtaine d’années les pays du Proche-Orient et de l’Asie centrale. Il a vécu de 2015 à 2020 en Syrie. Il est aujourd’hui directeur adjoint des Opérations – responsable Développement chez SOS Chrétiens d’Orient.

 

Prix : 25CHF

Le monde d’après : les Syriens ne seront pas entendus, selon le romancier Khaled Khalifa

« Rien ne va changer, la guerre va se poursuivre », déplore l’Alépin de 56 ans, un des écrivains les plus connus de Syrie.

OLJ/AFP/Maher AL MOUNES / le 14 juin 2020 à 10h25

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L’échelle de la mort – Mamdouh Azzam

Salma, accusée d’avoir souillé la dignité familiale, est condamnée par ses proches à une mort lente dans la solitude d’une cave. Un roman sur la permanence des crimes dits d’honneur et sur l’absence de compassion qui les caractérise.

Prix : 20chf

La peur au milieu d’un vaste champ et autres nouvelles – Mustafa Taj Aldeen Almosa

Dans cette anthologie de nouvelles issues de six recueils publiés entre 2012 et 2019, le surnaturel apparaît brusquement à des Syriens ordinaires dans des lieux banals, sous la forme d’un fantôme, d’un génie ou encore d’un animal doué de raison.

 

Prix : 31chf

Le Dernier Syrien – Omar Youssef Souleimane

Youssef, Mohammad et Khalil incarnent trois visages de la Syrie à l’aube du Printemps arabe. Ils se réunissent chez Joséphine, une jeune Alaouite pour partager leur vision de l’avenir, leurs rêves et leurs espoirs. Entre ces quatre personnages, une partition amoureuse se joue. Portrait de cette jeunesse entre homosexualité et tradition, civilisation et oppression. Premier roman.

Prix : 31chf

Quatre idiots en Syrie – Christophe Donner

En juillet 1920, le général Gouraud entre à Damas à la tête de ses troupes. Il vient de mater dans le sang la révolte des nationalistes syriens. Le nom de Gouraud est désormais maudit. Un siècle plus tard, répondant à l’invitation des organisateurs du Festival du cheval, l’écrivain Jean-Louis Gouraud se rend à Damas en compagnie de trois de ses amis français, dont Christophe Donner. Les quatre visiteurs se sentent privilégiés de pouvoir découvrir ce pays ravagé par huit années de guerre civile, mais très vite, une ombre plane sur cette virée quelque peu macabre. Car de haras en mausolées, et de meetings en talk-shows télévisuels, on les promène dans une étrange mystification : Jean-Louis Gouraud serait le petit-fils du général honni venu s’excuser devant le tombeau de Saladin pour tout le mal que son ancêtre a fait à la Syrie. Problème : le général Gouraud n’a jamais eu d’enfant. Ainsi, le Festival du cheval était le « village Potemkiner » dans lequel les quatre Français étaient supposés tenir le rôle d’idiots utiles au régime de Bachar el-Assad. De ce traquenard, chacun va devoir se tirer à sa manière. Pour Christophe Donner, c’est en écrivant ce livre.

 

Prix : 29chf