Guerrier de la paix. Irak, Syrie, Jordanie, Ethiopie, Arménie, Pakistan : un volontaire aux côtés des chrétiens menacés / Alexandre Goodarzy

En 2015, la guerre en Syrie entre dans sa quatrième année. Face à la montée des périls en Orient, de jeunes volontaires ont répondu à l’appel : porter secours là où les chrétiens sont en danger. Alexandre Goodarzy est l’un d’entre eux. En 2014, ce jeune professeur d’histoire-géographie rejoint l’association SOS Chrétiens d’Orient. D’une révolution contre la dictature, la guerre en Syrie s’est transformée très vite en guerre religieuse où les chrétiens sont en première ligne, pris en tenaille entre un régime qui se durcit et des groupes islamistes de plus en plus sanguinaires. De Damas à Alep, des villes chrétiennes de Mhardeh aux portes de Palmyre, du krak des Chevaliers au Kurdistan, Alexandre Goodarzy va découvrir une autre Syrie. Une Syrie qui refuse la mainmise de Daech et d’Al-Nosra, qui se bat contre les Frères musulmans et leurs bailleurs de fonds, la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite. Avec son équipe, Alexandre Goodarzy va multiplier les projets de développement sur place avant d’élargir leur mission à d’autres pays : Ethiopie, Pakistan, Irak, Arménie, Jordanie… partout où les chrétiens sont en danger. Jusqu’à ce jour de janvier 2020, où Alexandre Goodarzy et trois de ses collègues sont enlevés à Bagdad… Alexandre Goodarzy parcourt depuis une vingtaine d’années les pays du Proche-Orient et de l’Asie centrale. Il a vécu de 2015 à 2020 en Syrie. Il est aujourd’hui directeur adjoint des Opérations – responsable Développement chez SOS Chrétiens d’Orient.

 

Prix : 25CHF

Le monde d’après : les Syriens ne seront pas entendus, selon le romancier Khaled Khalifa

« Rien ne va changer, la guerre va se poursuivre », déplore l’Alépin de 56 ans, un des écrivains les plus connus de Syrie.

OLJ/AFP/Maher AL MOUNES / le 14 juin 2020 à 10h25

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L’échelle de la mort – Mamdouh Azzam

Salma, accusée d’avoir souillé la dignité familiale, est condamnée par ses proches à une mort lente dans la solitude d’une cave. Un roman sur la permanence des crimes dits d’honneur et sur l’absence de compassion qui les caractérise.

Prix : 20chf

La peur au milieu d’un vaste champ et autres nouvelles – Mustafa Taj Aldeen Almosa

Dans cette anthologie de nouvelles issues de six recueils publiés entre 2012 et 2019, le surnaturel apparaît brusquement à des Syriens ordinaires dans des lieux banals, sous la forme d’un fantôme, d’un génie ou encore d’un animal doué de raison.

 

Prix : 31chf

Le Dernier Syrien – Omar Youssef Souleimane

Youssef, Mohammad et Khalil incarnent trois visages de la Syrie à l’aube du Printemps arabe. Ils se réunissent chez Joséphine, une jeune Alaouite pour partager leur vision de l’avenir, leurs rêves et leurs espoirs. Entre ces quatre personnages, une partition amoureuse se joue. Portrait de cette jeunesse entre homosexualité et tradition, civilisation et oppression. Premier roman.

Prix : 31chf

Quatre idiots en Syrie – Christophe Donner

En juillet 1920, le général Gouraud entre à Damas à la tête de ses troupes. Il vient de mater dans le sang la révolte des nationalistes syriens. Le nom de Gouraud est désormais maudit. Un siècle plus tard, répondant à l’invitation des organisateurs du Festival du cheval, l’écrivain Jean-Louis Gouraud se rend à Damas en compagnie de trois de ses amis français, dont Christophe Donner. Les quatre visiteurs se sentent privilégiés de pouvoir découvrir ce pays ravagé par huit années de guerre civile, mais très vite, une ombre plane sur cette virée quelque peu macabre. Car de haras en mausolées, et de meetings en talk-shows télévisuels, on les promène dans une étrange mystification : Jean-Louis Gouraud serait le petit-fils du général honni venu s’excuser devant le tombeau de Saladin pour tout le mal que son ancêtre a fait à la Syrie. Problème : le général Gouraud n’a jamais eu d’enfant. Ainsi, le Festival du cheval était le « village Potemkiner » dans lequel les quatre Français étaient supposés tenir le rôle d’idiots utiles au régime de Bachar el-Assad. De ce traquenard, chacun va devoir se tirer à sa manière. Pour Christophe Donner, c’est en écrivant ce livre.

 

Prix : 29chf

De l’ardeur Histoire de Razan Zaitouneh, avocate syrienne – Justine Augier

Histoire de Razan Zaitouneh, avocate syrienne Avocate, militante des droits de l’homme, figure de la dissidence syrienne, Razan Zaitouneh s’appliquait à documenter les crimes commis dans son pays par le régime mais aussi par les groupes intégristes, à recueillir la parole de ceux qui avaient survécu à la torture et à l’enfermement, quand, en décembre 2013, elle fut enlevée avec trois de ses compagnons de lutte. Depuis lors, on est sans nouvelles. De l’ardeur reconstitue son portrait, recompose le puzzle éclaté de la révolution en Syrie, et du crime permanent qu’est devenu ce pays. En découvrant son combat et son sort, Justine Augier, qui a elle-même mis à distance ses premiers élans humanitaires, est saisie par la résonance que cet engagement total trouve dans ses propres questionnements. Récit d’une enquête et d’une obsession intime, partage d’un vertige, son livre est le lieu de cette rencontre, dans la brûlure de l’absence de Razan.

 

Prix : 14chf

Le livre des reines – Joumana Haddad

Le Livre des Reines est une saga familiale qui s’étend sur quatre générations de femmes prises dans le tourbillon tragique des guerres intestines au Moyen-Orient – au coeur de territoires de souffrance, du génocide arménien au conflit israélo-palestinien, en passant par les luttes entre chrétiens et musulmans au Liban et en Syrie. Reines d’un jeu de cartes mal distribuées par le destin, Qayah, Qana, Qadar et Qamar constituent les branches d’un même arbre généalogique ancré dans la terre de leurs origines malgré la force des vents contraires qui tentent à plusieurs reprises de les emporter. Une lignée de femmes rousses unies par les liens du sang – qui coule dans leurs veines et que la violence a répandu à travers les âges – et par une puissance et une résilience inébranlables. Avec la parfaite maîtrise d’une écriture finement ciselée, Joumana Haddad parvient à construire un roman d’une extraordinaire intensité, sans jamais sombrer dans le pathos ou la grandiloquence.

 

Prix : 34chf

La danse du chagrin : paroles d’enfants syriens – Bernard Bonvoisin

Après le choc éprouvé lors de la diffusion d’un documentaire sur les enfants d’Alep, Bernie Bonvoisin décide de se rendre au Liban pour rencontrer les jeunes Syriens et Syriennes qui y sont réfugiés. Là, dans les camps et les squats de fortune, il découvre une jeunesse à la maturité spectaculaire, qui a soif de vivre et de partager ses rêves. Au coeur d’un dénuement extrême, face à la guerre et au terrorisme, Bernie Bonvoisin se fait la voix de cette génération aussi sacrifiée que pleine d’espoir.

Prix : 12chf

L’odyssée d’Hakim : De la Turquie à la Grèce – Fabien Toulmé

En exil loin de son pays natal, Hakim trouve un peu d’espoir dans la naissance d’un fils. Mais de petits boulots en difficultés, la complexité du monde le rattrape une nouvelle fois et sépare sa famille. Livré à lui-même avec son enfant, Hakim va tenter de survivre, malgré les obstacles et la précarité, jusqu’à envisager le pire : monter sur un canot de fortune pour trouver un salut…

 

Prix : 42chf