Comment réussir sa migration clandestine / Salim Zerrouki

Comment dénoncer ce que l’Europe veut à tout prix ignorer ? L’Algérien Salim Zerrouki utilise un humour cinglant, noir, horriblement grinc ? ant et dérangeant pour raconter ce que l’Europe appelle ” crise migratoire ” et regarde comme une menace. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de 17 000 personnes sont mortes ou disparues en Méditerranée depuis 2014. En réalité, elles sont bien plus nombreuses. Parmi les migrants qui meurent chaque année dans le monde, près de trois sur quatre perdent la vie aux portes de l’Europe. Salim Zerrouki tente de réveiller le peu d’humanité qui sommeille en nous. Alors que l’Union européenne finance des garde-côtes libyens chargés de ramener les migrants dans les camps de détention, qu’elle empêche les ONG de secourir les embarcations en perdition en Méditerranée, Salim Zerrouki s’efforce – ; quitte à choquer – ; de nous faire prendre conscience de nos responsabilités. Comment réussir sa migration clandestine délivre des conseils essentiels pour survivre à la noyade, aux viols, à la torture, au vol d’organes. Neuf histoires indépendantes. Toute ressemblance avec des faits réels n’est pas fortuite…

 

Prix : 21CHF

La féministe égyptienne Nawal el-Saadawi, héraut de la lutte pour l’émancipation

OLJ / le 22 mars 2021 à 00h00
La féministe égyptienne Nawal el-Saadawi, décédée hier à l’âge de 89 ans, a été pendant des décennies une figure controversée en Égypte, mais mondialement reconnue pour ses écrits brisant les tabous du sexe et de la religion.

Auteure d’une cinquantaine d’ouvrages, traduits dans une trentaine de langues, elle s’est toujours prononcée contre la polygamie, le port du voile islamique, l’inégalité des droits de succession entre hommes et femmes en islam et surtout l’excision, qui concerne plus de 90 % des Égyptiennes.

« Je ne me soucie pas des critiques universitaires ou du gouvernement, je ne cherche pas les prix », avait déclaré en 2015 cette psychiatre de formation, célèbre pour ses convictions de gauche et anti-islamistes. Son franc-parler et ses positions audacieuses sur des sujets jugés tabous par une société égyptienne largement conservatrice lui ont valu des ennuis avec les autorités, les institutions religieuses et les islamistes radicaux. Par le passé, elle a d’ailleurs été accusée d’apostasie et d’atteinte à l’islam.

« La jeunesse, en Égypte et à l’étranger, m’a toujours couverte d’amour et de reconnaissance », avait souligné Nawal el-Saadawi, dont le tempérament d’acier tranchait avec sa frêle silhouette, son élégante chevelure blanche et son sourire chaleureux.

Née le 27 octobre 1931, Nawal el-Saadawi est notamment l’auteur de deux livres féministes de référence dans le monde arabe : Au début, il y avait la femme et La femme et le sexe.

En 2007, l’institution théologique al-Azhar, l’une des plus prestigieuses de l’islam sunnite, portait plainte contre elle pour atteinte à l’islam. Un mois plus tôt, son autobiographie et l’une de ses pièces de théâtre avaient été bannies de la Foire du livre du Caire. Elle avait alors quitté le pays, avant d’y revenir en 2009.

Nawal el-Saadaoui avait envisagé de se porter candidate à l’élection présidentielle de 2005, mais elle s’était rapidement retirée de la course, dénonçant une « parodie » de démocratie orchestrée du temps de l’ex-raïs Hosni Moubarak, chassé en 2011 par une révolte populaire.

Elle a été au centre d’une procédure judiciaire visant à la séparer de son époux. En 2001, un avocat attiré par les procès à sensation avait estimé que leur mariage devait être annulé, l’islam interdisant à un homme d’épouser une femme non croyante.

Dans les années 1990, l’apparition de son nom sur une liste de personnalités à abattre, dressée par des milieux extrémistes islamistes, l’avait poussée à s’installer aux États-Unis de 1993 à 1996, où elle enseigna alors à l’université de Dukes.

Car Nawal el-Saadawi s’est longtemps battue contre « les fondamentalistes religieux ». « Les Frères musulmans ont tiré profit de la révolution de 2011 », avait-elle déclaré en qualifiant « d’année horrible » la courte mandature d’un an de l’ex-président islamiste Mohammad Morsi, issu des rangs de la confrérie et élu démocratiquement avant d’être destitué par l’armée en 2013.

Brièvement emprisonnée en 1981 durant une vaste campagne de répression visant l’opposition du temps de l’ex-président Anouar el-Sadate, Nawal el-Saadawi était aussi une farouche opposante aux régimes autoritaires arabes. Mais elle avait été critiquée pour son soutien à la destitution de Mohammad Morsi par le général Abdel Fattah el-Sissi, devenu président. « J’ai dédié toute ma vie à l’écriture. Malgré tous les obstacles, j’ai toujours continué à écrire », avait dit cette mère de deux enfants, une fille et un garçon, qui a « divorcé de ses trois maris ».

Source : AFP

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Que vive le Liban des Lumières !

Le terrible sinistre qui vient de frapper Beyrouth et a endeuillé le Liban est intervenu alors que le pays traversait déjà un moment des plus sombres de son histoire, pire que celui qu’il a connu lors de la guerre civile de quinze ans. Trente ans se sont écoulés depuis cette tragédie sans qu’il soit remédié aux maux qui l’ont provoquée. Bien au contraire, ces maux se sont aggravés, à cause d’une part des ingérences étrangères impliquant des puissances régionales ou de grandes puissances, et de l’autre de la monopolisation du pouvoir par les leaders des groupes confessionnels, qui ont toujours considéré le pays comme un butin de guerre.

Le 17 octobre de l’an dernier a vu le déclenchement d’un mouvement de protestation exceptionnel, une première dans l’histoire contemporaine du Liban. C’est qu’il a réussi à transcender tous les clivages : confessionnels, idéologiques, régionalistes ou partisans. Des dizaines de milliers de participants, la jeunesse en tête, ont exprimé avec force le besoin d’un changement radical des mœurs politiques et l’arrêt de la dilapidation des biens publics. Ils ont réclamé aussi la mise à l’écart de la classe dirigeante honnie qui a soumis le pays à une tension permanente, l’a entraîné dans des conflits hors de ses frontières et réduit l’État à la portion congrue, le rendant incapable d’agir ne serait-ce que pour assurer des tâches élémentaires comme la distribution de l’eau, de l’électricité ou le ramassage des ordures.

Dans la foulée de ce mouvement de protestation, une Charte de salut national a été récemment rendue publique. Initiée par un grand nombre d’activistes du mouvement social, d’écrivains et d’intellectuels, elle appelle à la recomposition du champ politique et à la création d’une vaste coalition ayant pour tâche l’édification d’un État de droit, démocratique, garantissant les principes d’égalité et de justice sociale.

Avec l’effondrement du système économique, la rétention par les banques de l’argent des déposants, la régression de la situation sociale, culturelle, l’apparition de la pénurie alimentaire, le Liban ne se trouve pas seulement au bord du gouffre, il est menacé dans sa propre existence.

L’effondrement du Liban aura, à n’en pas douter, de lourdes conséquences sur tout le Proche-Orient. Il signifiera la chute du dernier bastion du pluralisme, de la diversité et de l’ouverture dans cette région du monde. Il sonnera aussi la fin du rôle de pont entre l’Orient et l’Occident que le Liban jouait, de poumon qui permettait dans le monde arabe à la culture et à l’idée de démocratie de s’oxygéner. Le Liban de la création, de la liberté d’expression, du refus de l’obscurantisme et de la pensée unique, le Liban qui s’est engagé résolument dans le projet de modernité et s’est mis en situation de dialoguer d’égal à égal avec les autres cultures, ce Liban des lumières est de nos jours menacé de mort. Sa disparition signifierait l’extension de l’aire de l’intolérance, de l’oppression, de la terreur et des pulsions communautaristes incontrôlables.

Nous Libanais ou, de par le monde, amoureux du Liban, affirmons ici notre refus de nous résigner à une telle perte.

Aujourd’hui, nous nous inclinons devant toutes les victimes de la catastrophe du 4 août et nous nous associons au deuil de leurs familles. Et pour que la vie ait le dernier mot, nous exprimons notre soutien total au mouvement de la société civile qui va continuer à se battre pour un nouveau Liban où il redeviendra possible d’établir un véritable État de droit, libéré du carcan confessionnel, garantissant à tout un chacun les droits et les libertés d’une citoyenneté pleine et entière.

Et que vive le Liban des Lumières !

Ce texte, à l’initiative des deux écrivains Abdellatif Laâbi et Issa Makhlouf, a recueilli l’adhésion de près de 150 créateurs et intellectuels du monde entier, et reste ouvert aux signatures à l’adresse suivante : sosliban1@gmail.com (en précisant : nom, prénom, profession, nationalité).

Premiers signataires :

Mohammed Ismaïl Abdoun (universitaire, Algérie) ; Ahmed Abdul Hussein (poète, Irak) ; Sabah Abouessalam Morin (sociologue, Maroc) ; Yassin Adnan (écrivain, Maroc) ; Anissa Ahmad Fakhro (écrivaine, Bahreïn) ; Ayad Ahram (enseignant, France) ; Yumna Aïd (critique littéraire, Liban) ; Younès Ajarraï (acteur culturel, Maroc) ; Yacoub Youssef Al-Muharraqi (écrivain, Bahreïn) ; Ali Al-Muqri (romancier, Yémen) ; Budoor Al-Riyami (peintre, Oman) ; Ghani Alani (calligraphe, Irak) ; Brahim Alaoui (muséologue, Maroc) ; Ammiel Alcalay (écrivain, Etats-Unis) ; Zineb Ali-Benali (universitaire, Algérie) ; Antonio Alvarez de la Rosa (professeur, Espagne) ; Ali Anouzla (journaliste, Maroc) ; Asaad Arabi (peintre, Liban) ; Aïcha Arnaout (poétesse, Syrie/France) ; Sayf Arrahbi (poète, Oman) ; Assadour (peintre, Liban) ; Akl Awit (poète, Liban) ; Liana Badr (écrivaine, Palestine) ; Najwa Barakat (romancière, Liban) ; Faraj Bayrakdar (poète, Syrie/Suède) ; Chawki Bazih (poète, Liban) ;Yussef Bazzi (écrivain, Liban) ; Amina Bekkat (universitaire, Algérie) ; Nadir Bekkat (avocat, Algérie) ;Tahar Bekri (poète, Tunisie) ; Tahar Ben Jelloun (écrivain, Maroc) ; Ali Bencheneb (universitaire, Algérie/France) ; Barbara Benini (universitaire, Italie) ; Anouar Benmalek (écrivain, Algérie/France) ; Sabiha Benmansour (universitaire, Algérie) ; Fethi Benslama (psychanalyste, France/Tunisie) ; Reda Bensmaia (universitaire, Algérie/États-Unis) ; Abdelkader Benyacoub (psychiatre, Algérie) ; Belkacem Benzenine (chercheur, Algérie) ; Afifa Bererhi (professeur, Algérie) ; Anne-Emmanuelle Berger (universitaire, France) ; Mohammed Berrada (écrivain, Maroc) ; Sophie Bessis (historienne, Tunisie/France) ; Abbas Beydoun (poète, Liban) ; Nabil Beyhum (sociologue, Liban/France) ; Mahi Binebine (peintre, Maroc) ; Inam Bioud (enseignante, Algérie) ; Mustapha Boutadjine (plasticien, Algérie) ; Leandro Calle (poète, Argentine) ; Aissa Cheriet (romancier, Algérie) ; Jeannette Chidraoui Doueihi (professeure, Liban) ; Hélène Cixous (écrivaine, France) ; Francis Combes (poète, France) ; Hind Darwish (éditrice, Liban) ; Zahida Darwish (universitaire, Liban) ; Christophe Dauphin (écrivain, France) ; Antoine Douaihy (écrivain, Liban) ; Jabbour Douaihy (romancier, Liban) ; Dominique Eddé (écrivaine, Liban) ; Abderrahim El Allam (écrivain, Maroc) ; Abdel Rahman El Bacha (musicien, Liban) ; Youssouf Amine Elalamy (écrivain, Maroc) ; Martine Erhel (comédienne, France) ; Lily Farhoud (historienne d’art, Liban) ; Hafid Gafaïti (universitaire, Algérie) ; Katia Ghosn (universitaire, Liban/France) ; Nasser Eddine Ghozali (universitaire, Algérie) ; Abdallah Habib (écrivain, Oman) ; Qassim Haddad (poète, Bahreïn) ; Toufoul Haddad (photographe, Bahreïn) ; Lyas Hallas (journaliste, Algérie) ; Olivia C. Harrison (universitaire, États-Unis/France) ; Nancy Huston (écrivaine, Canada/France) ; Joseph Issaoui (poète, Liban) ; Hussam Itani (journaliste, Liban) ; Jana Jabbour (universitaire, Liban) ; Jean Jabbour (universitaire, Liban) ; Hana Jaber (chercheuse, Liban) ; Nuno Judice (écrivain, Portugal) ; Inaam Kachachi (écrivaine, Irak) ; Mohammed Kali (journaliste, Algérie) ; Marlène Kanaan (universitaire, Liban) ; Abdellah Karroum (critique d’art, Maroc) ; Kamel Kateb (démographe, France/Algérie) ; Salam Kawakibi (politologue, Syrie) ; Naget Khadda (universitaire, Algérie) ; Amine Khene (poète, Algérie) ; Gisèle Khoury (journaliste, Liban) ; Nidaa Khoury (universitaire, Haïfa) ; Vénus Khoury-Ghata (écrivaine, Liban/France) ; Hussein Kneiber (journaliste, Liban/France) ; Abdellatif Laâbi (écrivain, Maroc/France) ; Lazhari Labter (écrivain, Algérie) ; Werner Lambersy (poète, Belgique) ; Fouad Laroui (écrivain, Maroc) ; Bernabé Lopez Garcia (universitaire, Espagne) ; Charif Majdalani (écrivain, Liban) ; Touria Majdouline (poétesse, Maroc) ; Issa Makhlouf (écrivain, Liban/France) ; Alia Mamdouh (romancière, Irak) ; Kedidir Mansour (politologue, Algérie) ; Mohammed Mansouri Idrissi (plasticien, Maroc) ; Farouk Mardam-Bey (éditeur, Syrie) ; Benamar Mediene (universitaire, Algérie) ; Faika Medjahed (psychanalyste, Algérie) ; Mohamed Melehi (peintre, Maroc) ; Luis Mizon (poète, Chili) ; Wajdi Mouawad (dramaturge, Liban) ; Edgar Morin (philosophe, France) ; Julie Mourad (écrivaine, Liban) ; Jean Mouttapa (éditeur, France) ; Mostapha Naaman (diplomate, Yémen) ; Shams Nadir (écrivain, Tunisie) ; Alexandre Najjar (écrivain, Liban) ; Nabil Naoum (romancier, Égypte) ; Mohamad Nassereddine (poète, Liban) ; Hassan Nejmi (écrivain, Maroc) ; Mohamed Fadel Obaidli (écrivain, Bahreïn) ; Pierre Oster (poète, France) ; Ali Oumlil (diplomate, Maroc) ; Fatma Oussedik (sociologue, Algérie) ; Jean Portante (écrivain, Luxembourg) ; Roshdi Rached (CNRS, France/Égypte) ; Maria Ramirez Delgado (universitaire, Venezuela) ; Wadih Saadé (poète, Liban/Australie) ; Abdelhadi Saïd (poète, Maroc) ; Fatiha Saïdi (sénatrice honoraire, Belgique) ; Noureddine Saïl (philosophe, Maroc) ; Amine Saleh (écrivain, Bahreïn) ; Christian Salmon (écrivain, France) ; François Salvaing (écrivain, France) ; Paz Sanchez Perez (professeur, Espagne) ; Mohamed Sari (universitaire, Algérie) ; Habib Selmi (romancier, Tunisie) ; Leïla Shahid (diplomate, Palestine) ; Jean-Pierre Siméon (poète, France) ; Leïla Slimani (écrivaine, France/Maroc) ; Hinde Taarji (journaliste, Maroc) ; Hocine Tandjaoui (écrivain, France) ; Habib Tengour (écrivain, Algérie) ; André Velter (poète, France) ; Teresa Villa-Ignacio (universitaire, États-Unis) ; Abdourahman A. Waberi (écrivain, Djibouti/France) ; Abdo Wazen (poète, Liban) ; Yahia Yakhlef (romancier, Palestine) ; Samar Yazbeck (romancière, Syrie) ; Amin Zaoui (écrivain, Algérie) ; Mahmoud Zibawi (universitaire, Liban) ; Abdallah Zniber (militant associatif, France/Maroc).

Être noir au Liban, un combat quotidien contre le racisme

« Cela ne me gêne pas qu’on dise que je suis noire, c’est la vérité. Mais me faire traiter d’esclave est insultant », confie la présentatrice de télévision Dalia el-Ahmad à « L’Orient-Le Jour ».

 

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It Must Be Heaven – Un film de Elia Suleiman

Elia Suleiman fuit la Palestine à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. La promesse d’une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l’absurde. Aussi loin qu’il voyage, de Paris à New York, quelque chose lui rappelle sa patrie.
Un conte burlesque explorant l’identité, la nationalité et l’appartenance, dans lequel Elia Suleiman pose une question fondamentale : où peut-on se sentir ” chez soi ” ?

 

Showing also in

Otello Ascona

15:00

Viewing room 1 – O – 16/8Y.

Forum Bellinzona

18:10

Viewing room – I – 16/0Y.

Rex Cinemotion Fribourg

18:10

Viewing room 2 – O – 16/8Y.

Le Nord-Sud Genève

13:50

Viewing room Sud – O – 16/8Y.

18:40

Viewing room Nord – O – 16/8Y.

Pathé Galeries Lausanne

10:00, 14:15, 18:30, 20:45

Viewing room 7 – O – 16/8Y.

Lux Lugano Massagno

18:30

Viewing room 1 – O – 16/0Y.

Multisala Mendrisio

18:40

Viewing room – O – 16/0Y.

Rex Neuchâtel

18:00

Viewing room Rex – O/gf – 16/8Y.

Cinéma d’Oron Oron-la-Ville

18:00

Viewing room 2 Salle Laterali – F – 16/8Y.

Elles brisent le silence – Denis Rouvre

Les droits des femmes ne sont jamais acquis. Chaque jour, ils sont remis en cause, bafoués, et chaque avancée vers plus de liberté, chaque pas vers l’égalité des genres est une fragile victoire. Il est urgent d’écouter les femmes. Urgent d’entendre leur souffrance et leur cri de résistance. Ce projet photographique écrit par Médecins du Monde et Denis Rouvre oppose aux silences les visages et les mots de dizaines de femmes. Unsung Heroes est un geste politique, artistique, humain. Un recueil d’histoires ordinaires, singulières, bouleversantes, où s’exprime la violence du monde. C’est une chambre d’écho où se répercutent les messages d’espoir de millions de femmes et où l’on entend, pour peu que l’on veuille écouter, le murmure du changement.

 

Prix : 45chf

Leïla Slimani, Présidente du Jury documentaire

Leïla Slimani, Présidente du Jury documentaire

L’écrivaine lauréate du Prix Goncourt 2016 participera au FIFDH 2019 en tant que Présidente du Jury documentaire.

Romancière franco-marocaine née en 1981, Leïla Slimani est lauréate du prix Goncourt 2016 avec son deuxième roman « Chanson douce » (éditions Gallimard), traduit en 44 langues, qui l’a hissée au rang « d’auteur francophone le plus lu dans le monde ».

Écrivaine virtuose, féministe et profondément engagée, sa plume acérée suscite des débats passionnés à travers le monde sur la condition féminine et les inégalités sociales. Leïla Slimani est également la représentante personnelle d’Emmanuel Macron pour la francophonie, ce qui ne l’a pas empêchée d’interpeller publiquement le Président de la République en novembre dernier en soutien aux personnes migrantes et sans papiers.

Elle présidera le Jury documentaires de création et participera à l’initiative de la Société de Lecture à une rencontre avec le public du Festival le mardi 12 mars à 12h. Rendez-vous le 14 février pour découvrir l’intégralité du programme du FIFDH 2019.