Je me regarderai dans les yeux / Battal Rim

Un récit sur l’émancipation et la révolution intérieure d’une adolescente, explorant sexualité, transgression et violence. À 17 ans, l’âge des serments d’amitié et des poèmes de Rimbaud, une jeune fille fume une cigarette à la fenêtre de sa chambre. Cette transgression déclenche la fureur de sa mère, qui pose un ultimatum : l’adolescente devra produire un certificat de virginité. L’examen gynécologique forcé sera sa « première fois ».Comment sortir de l’enfance quand les adultes nous trahissent ? Comment aimer quand ceux qui nous aiment nous détruisent ? Une écriture puissante qui n’oublie ni l’ardeur ni la drôlerie, un récit des premières fois, du désir, de la générosité et de la force qui président à la naissance d’une femme.« Un formidable et irrévérencieux récit d’émancipation, porté par un souffle de liberté enivrant. »Le Nouvel Obs« Une réussite ! »Augustin Trapenard, La Grande LibrairieNée en 1987 à Casablanca, Rim Battal vit à Paris. Figure phare d’une nouvelle génération de poètes, elle a publié plusieurs recueils dont Mine de rien et L’Eau du bain. Je me regarderai dans les yeux est son premier roman, couronné par le Prix de la littérature arabe des lycéens 2025.

 

Prix : 13chf

Adieu Tanger / El Moumni Salma

Alia est lycéenne et habite Tanger. Chaque jour, elle remarque que son corps dérange dans les rues qu’elle emprunte – elle est déshabillée du regard, sifflée, suivie. Ses parents croient la protéger en lui conseillant d’être plus discrète, or l’adolescente refuse cette injonction à l’invisibilité et veut comprendre les raisons du désir masculin. Alors, elle se prend en photo, dans le secret illusoire de sa chambre. Dans les bras de Quentin, un expatrié français de sa classe, elle découvre un monde de privilèges, mais où sa liberté est finalement restreinte. Parce qu’elle s’est refusée à lui, ses photos se retrouvent sur Internet. Coupable d’outrage à la pudeur malgré elle, Alia doit fuir son pays. Sans savoir si elle reverra un jour Tanger, elle s’installe à Lyon, pensant être enfin à l’abri. Jusqu’à ce que son passé finisse par la rattraper.Avec Salma El Moumni, une voix est née. Le Monde des livres.Prix du roman des étudiants France Culture-Télérama 2024.

 

Prix : 14chf

O mères d’Iran / Raouf Massoumeh

Le destin bouleversant d’une mère iranienne qui a transformé la douleur en combat et l’amour en résistance. Malgré la chape de plomb qui pèse sur l’Iran, la voix de Fatemeh Eslami n’a jamais faibli. Cette voix résiliente incarne le cri de milliers de mères qui, depuis des décennies, portent avec un courage inouï le lourd fardeau de la résistance. De Gorgan aux fosses communes de Khavaran, de l’ombre sinistre des prisons de Khomeiny aux tribunes de la justice internationale, ce récit retrace le parcours bouleversant d’une mère dont tous les enfants sont l’un après l’autre broyés par le régime des mollahs. Il révèle comment la douleur infinie d’une mère se mue en une force inébranlable , un amour qui défie la mort et allume la soif de justice dans les cÅ“urs. Ô Mères d’Iran est bien plus qu’un témoignage , c’est une mélodie de révolte et d’espoir, la mémoire vivante d’un peuple qui refuse l’oubli. Ce récit est une main tendue à toutes celles et tous ceux qui, partout dans le monde, luttent pour un avenir juste. À sa lecture, on comprend le prix immense qu’ont dû payer ces pionnières de la liberté pour nourrir l’espoir d’un Iran enfin libéré de l’oppression.

 

Prix : 31chf

Badjens / Delphine Minoui

« Bad-jens : mot à mot, mauvais genre. En persan de tous les jours : espiègle ou effrontée ». Chiraz, automne 2022. Au coeur de la révolte « Femme, Vie, Liberté », une Iranienne de 16 ans escalade une benne à ordures, prête à brûler son foulard en public. Face aux encouragements de la foule, et tandis que la peur se dissipe peu à peu, le paysage intime de l’adolescente rebelle défile en flash-back : sa naissance indésirée, son père castrateur, son smartphone rempli de tubes frondeurs, ses copines, ses premières amours, son corps assoiffé de liberté, et ce code vestimentaire, fait d’un bout de tissu sur la tête, dont elle rêve de s’affranchir. Et si dans son surnom, Badjens, choisi dès sa naissance par sa mère, se trouvait le secret de son émancipation ? De cette transformation radicale, racontée sous forme de monologue intérieur, Delphine Minoui livre un bouleversant roman d’apprentissage où les mots claquent pour tisser un nouveau langage, à la fois tendre et irrévérencieux, à l’image de cette nouvelle génération en pleine ébullition.

Prix : 31chf

La louve de Dêrsim / Yasmina Kramer

Automne 2015. Tandis qu’à Paris l’horreur s’abat sur les terrasses, en Irak et en Syrie la guerre fait rage. A Sengal, c’est l’assaut. Contre Daech et ses fanatiques, les forces kurdes redoublent de courage. Et parmi elles, des femmes – des bataillons entiers de guerrières acharnées : Bertin, Assîa, Rima, toutes les autres… Mourir des mains d’une femme, pour les soldats du califat, c’est se voir fermer les portes du paradis. C’est dire la terreur qu’elles inspirent et le risque qu’elles prennent en combattant pied à pied, parfois jusqu’au sacrifice ultime… Pour leur liberté et pour la nôtre. Honneur aux louves de Dêrsim !

Prix : 13chf

Torture blanche / Mohammadi Narges

 » [Un livre] indispensable ». Le Monde « Le 16 novembre 2021, pour la douzième fois de ma vie, j’ai été arrêtée et pour la quatrième fois condamnée à être placée en cellule d’isolement. Cette fois, mon chef d’accusation, vous le tenez entre vos mains : c’est ce livre, Torture blanche. On m’enfermera encore. Mais je continuerai de me battre jusqu’à ce que les droits humains et la justice règnent dans mon pays ». Narges Mohammadi Infatigable militante des droits humains, Narges Mohammadi, prix Nobel de la Paix 2023, livre depuis la prison de Zanjan où elle est incarcérée le tableau terrifiant du traitement infligé par la République islamique d’Iran aux prisonnières politiques et aux militantes, soumises à la « torture blanche » , une peine d’isolement total. Les entretiens qu’elle a menés, dans des conditions particulièrement dangereuses, avec treize détenues constituent un témoignage de résistance unique et un acte de courage qui s’inscrit dans le sillage du mouvement « Femme, vie, liberté »

 

Prix : 35chf

La force des femmes – Rencontres africaines / Joël Alessandra

Depuis 30 ans, Joël Alessandra sillonne l’Afrique.Parmi les nombreuses rencontres qu’il y a fait, certaines, notamment de femmes, l’ont marqué profondément. Le Dr Mukwege fait également partie de ses inoubliables rencontres

 

Prix : 40chf

Transparence de la lumière / Aysegül Savas

L’art dévoile-t-il ou dissimule-t-il le créateur ? Une étudiante en histoire de l’art loue la maison d’un professeur dont elle suit les travaux de recherche. Il la prévient simplement que sa femme Agnes, qui est peintre, viendra occuper quelques jours l’atelier du premier étage. Lorsque celle-ci arrive, une intimité se noue entre les deux femmes : au fil de leurs rencontres dans l’escalier, dans l’atelier ou au café, Agnes se confie sur sa jeunesse, sa famille, son mariage, ses enfants et son rapport à l’art. Il apparaît petit à petit qu’Agnes n’a plus d’autre endroit où aller. Les moments de sa vie racontés avec frénésie trahissent une personnalité dispersée et mouvante. Sa créativité, qui reste à l’état d’une peinture blanche sur une toile blanche, s’en ressent. Dans ce roman empreint d’une atmosphère trouble et sensuelle, Aysegül Savas, d’une plume précise et subtile, plonge son lecteur dans le monde inquiétant de la création et interroge la figure de l’artiste : l’art dévoile-t-il ou dissimule-t-il le créateur ?

 

Prix : 33chf

La libraire du Caire / Nadia Wassef

Dans les rues du Caire résonne une étrange musique : l’écho des appels à la prière, les insultes furieuses lancées entre les conducteurs, les cris des vendeurs ambulants. Nadia Wassef connaît cette chanson par coeur. C’est là qu’elle a grandi, et c’est là, dans le quartier de Zamalek, cette île fluviale entourée d’un désert que, le 8 mars 2002, avec sa soeur Hind et son amie Nihal elle a inauguré Diwan, la première librairie moderne et indépendante d’Egypte. Alors que la culture traversait une mauvaise passe, les trois femmes décidèrent de tenter l’impossible et se jurèrent de redonner aux Cairotes le goût de la lecture. Sans formation ni expérience professionnelle dans ce domaine, elles durent affronter la censure, le patriarcat, les clients excentriques, les employés rebelles et donner tort à tous les tristes sires qui leur serinaient qu’elles ne réussiraient pas et feraient mieux de rester dans leur cuisine. Vingt ans après, avec plus d’une dizaine de succursales à travers le pays, 150 employés et des clients assidus, Diwan est une véritable institution en Egypte. Comment en sont-elles arrivées là ? Nadia Wassef nous raconte ici l’incroyable histoire de cette aventure entrepreneuriale, humaine, et littéraire. Au fil de ses mémoires, on croise des habitués hauts en couleur, comme l’exigeant docteur Medhat, Samir le chauffeur qui a un avis sur tout, et on tombe à notre tour sous le charme des trois femmes de Diwan : Nihal la sérieuse contemplative, Hind la taiseuse pleine de sagesse et Nadia, la perfectionniste aux accents parfois dictatoriaux. La Libraire du Caire est le portrait détonnant d’une Egypte moderne, loin des guides touristiques, un cri de ralliement féministe, ainsi qu’une magnifique déclaration d’amour aux librairies du monde entier. Traduit de l’anglais par Sylvie Schneiter

 

Prix : 37chf

Huriya / Huriya

« Une langue furieuse d’amour et de lucidité que l’on dirait libre, en écho à son propre nom ». Le Monde Né intersexe dans le Maroc des années 1970, Huriya est élevée par ses grands-parents, après avoir été abandonnée par sa mère. L’enfant grandit au sein d’un couple divisé sur tous les sujets (éducation, sexualité, religion), qui n’a qu’un seul point commun, Huriya. Ce récit est celui d’une enfance nourrie par des identités plurielles et des valeurs parfois antagonistes, mais aussi celui des pièges et des hypocrisies de la religion qui se referment sur les femmes, les rendant victimes puis bourreaux. Son départ pour Paris signe sa nouvelle vie.

 

Prix : 16chf