L’Extase / Aljalis Monia

Le temps d’une journée hors normes, Leyla arpente frénétiquement les rues de Paris, ses bars, ses boîtes, rencontrant un peuple de marginaux, mais aussi amis et amants de passage. Déchirée entre une famille traditionnelle arabo-musulmane et une quête sensuelle, incantatoire, et refusant de choisir entre les modèles qui lui sont imposés, la jeune femme revendique avec rage sa liberté. Monia Aljalis s’est affranchie de tous les classicismes pour décrire dans une langue poétique et crue les tourments et les espoirs d’une génération. Après un réquisitoire contre les dérives modernes surgiront les miroitements de la beauté et enfin, au bout de la nuit, une forme d’apaisement. L’aube de tous les recommencements.

Prix : 33chf

Les Silences des pères / Benzine Rachid

Un fils apprend le décès de son père. Ils s’étaient éloignés ; un malentendu, des non-dits, et la distance était devenue infranchissable. Le fils revient à Trappes, le quartier de son enfance, pour vider l’appartement. Il y découvre une enveloppe de cassettes audio, chacune datée et portant un nom de lieu. Son père y raconte sa vie en France, année après année. Notre narrateur décide de partir sur les traces de ce taiseux dont la voix semble comme resurgir du passé.

Prix : 13chf

Houris / Daoud Kamel

« Je suis la véritable trace, le plus solide des indices attestant de tout ce que nous avons vécu en dix ans en Algérie. Je cache l’histoire d’une guerre entière, inscrite sur ma peau depuis que je suis enfant ». Aube est une jeune Algérienne qui doit se souvenir de la guerre d’indépendance, qu’elle n’a pas vécue, et oublier la guerre civile des années 1990, qu’elle a elle-même traversée. Sa tragédie est marquée sur son corps : une cicatrice au cou et des cordes vocales détruites. Muette, elle rêve de retrouver sa voix. Son histoire, elle ne peut la raconter qu’à la fille qu’elle porte dans son ventre. Mais a-t-elle le droit de garder cette enfant ? Peut-on donner la vie quand on vous l’a presque arrachée ? Dans un pays qui a voté des lois pour punir quiconque évoque la guerre civile, Aube décide de se rendre dans son village natal, où tout a débuté, et où les morts lui répondront peut-être.

Prix : 35chf

Un thé à Téhéran / Kamali Marjan

A ses pieds, un tapis cuivré couvrait le sol, parsemé des pétales de rose rouges, et de quelques feuilles aux teintes flamboyantes. Elle repensa aux mosaïques étincelantes sur les immeubles, au sud de Téhéran, le bleu turquoise dans les bassins de carpes koï partout dans la ville, les tapis colorés savamment tissées dans les maisons et les boutiques. Les piles de safran, de curcuma et de sumac au souk, tout comme les motifs kaléidoscopiques des parterres, dans les parcs. Depuis que sa famille, originaire de Téhéran, s’est installée à New York, Mina s’est parfaitement accoutumée à ce nouveau mode de vie et rêve de peindre sa vie en mille couleurs. Mais sa mère, Darya, nourrit de tout autres rêves pour sa fille : lui trouver le parfait mari irano-américain. Au carrefour de deux cultures, mère et filles ont bien souvent trop de mal à se comprendre. Elles décident alors de s’embarquer pour un voyage en Iran, espérant ainsi renouer avec leurs origines et se rapprocher. Cependant, quand Mina s’éprend d’un jeune homme que sa mère n’a pas choisi, il faudra sans doute plus que du thé noir et des petits pains chauds pour préserver ce que mère et fille s’efforcent de reconstruire. Après le succès de La Librairie de Téhéran, Marjan Kamali revient avec un roman à la fois émouvant et joyeux sur la famille, l’amour, et la place qu’il revient à chacun de trouver dans ce monde. « Les dialogues étincelants et les personnages chaleureux d’Un thé à Téhéran feront le bonheur des lecteurs ». Kirkus Reviews « Lyrique, vivant, chaleureux » Publishers Weekly « Vifs et intelligents, les personnages d’Un thé à Téhéran vous deviendront très vite si chers que vous aurez envie de faire vos valises et de les suivre partout là où ils vous emmèneront. Comme je suis heureuse de ce cadeau à la saveur de baklava que m’a permis de savourer cette immersion perse sans quitter New York ». Elinor Lipman « Marjan Kamali saisit à la perfection le paysage urbain, les sons et les odeurs de Téhéran. Humour, romance et tradition sont les ingrédients de ce réjouissant récit à la sauce iranienne ». Booklist

Prix : 32chf

Un certain goût d’Alger / Cojan Olivier

C’était encore la France. Et déjà l’Algérie. 1956, sur les bancs du lycée Bugeaud, trois camarades se rencontrent. Il y a là Jean-Jacques, Zayn, André. Presque adolescents et, malgré leurs différences, les voilà frères – immédiatement. Ensemble ils partageront tout d’une enfance bénie dans la ville blanche : le cinéma, les filles, les premiers émois… Tandis qu’en toile de fond les « événements » s’enchaînent. C’est la guerre qui vient et qui s’installe, ouvrant des blessures que seule l’amitié parviendra à panser.

Prix : 16chf

Mémoires captives / Azar Nafisi

Entre secrets intimes et secrets d’Etat, Azar Nafisi hérite d’une mythologie familiale pétrie de silences, de mensonges et de légendes. Après le phénoménal Lire Lolita à Téhéran, elle opère un retour aux sources : à sa mère, terrible et magnifique affabulatrice ; à son père, un temps emprisonné par le Shah, qui lui a transmis son amour indéfectible pour la littérature. Leurs destinées sont irrémédiablement liées à l’histoire de l’Iran : le régime totalitaire bâillonne leurs idéaux, malmène leurs ambitions et les met en danger. La fiction et l’imaginaire deviennent pour  » Azi  » un refuge et une véritable arme de résistance. Née à Téhéran, Azar Nafisi a vécu et enseigné en Iran avant de s’exiler à Washington en 1997. Mémoires captives offre un éclairage sensible et bouleversant sur l’engagement de toute une vie pour la liberté et la littérature.

Prix : 18chf

Paris en lettres arabes / Houssais Coline

Renversant la dynamique consistant à aborder l’Orient avec un regard occidental, cet ouvrage porte sur la relation qu’entretiennent les auteurs arabes avec la France en général et Paris en particulier. Quels sont les rapports de ces écrivains venus d’ailleurs avec les milieux littéraires, artistiques et politiques français ? Comment la Ville-Lumière apparaît-elle dans leurs oeuvres ? Ville- refuge des exilés, ville-laboratoire des modernistes, ville-repoussoir lorsque le désespoir gagne, Paris demeure au fil des siècles un point cardinal. Des premiers traducteurs levantins du Roi de France jusqu’aux auteurs binationaux contemporains, cette somme érudite et passionnante explore une relation tout en ambivalence, révélant ainsi Paris comme capitale ex situ d’une littérature qui puise ses racines de l’autre côté de la Méditerranée.

Prix : 37chf

La louve de Dêrsim / Yasmina Kramer

Automne 2015. Tandis qu’à Paris l’horreur s’abat sur les terrasses, en Irak et en Syrie la guerre fait rage. A Sengal, c’est l’assaut. Contre Daech et ses fanatiques, les forces kurdes redoublent de courage. Et parmi elles, des femmes – des bataillons entiers de guerrières acharnées : Bertin, Assîa, Rima, toutes les autres… Mourir des mains d’une femme, pour les soldats du califat, c’est se voir fermer les portes du paradis. C’est dire la terreur qu’elles inspirent et le risque qu’elles prennent en combattant pied à pied, parfois jusqu’au sacrifice ultime… Pour leur liberté et pour la nôtre. Honneur aux louves de Dêrsim !

Prix : 13chf

Les tigres ne mangent pas les étoiles / OUMHANI Cécile

À l’aéroport de Bahreïn, une correspondance ratée vient bousculer le voyage de la narratrice qui fait route vers l’Inde, pays d’enfance de son père. Elle se voit contrainte de passer la nuit dans un hôtel où elle lie connaissance avec une Afghane, Meena, qui se rend à Kaboul au chevet de son propre père.La narratrice est happée par le récit de Meena évoquant l’Inde, l’Afghanistan, la guerre, puis le départ par de périlleuses routes de montagne vers Berlin où il faut faire sa place. Des résonances inattendues, telles des lueurs dans la nuit, rapprochent les deux femmes. Sous la plume sensible et poétique de Cécile Oumhani, se dessinent des parcours d’exil et l’émerveillement d’une rencontre. Une humanité s’offre à nous.

 

Prix : 28chf

L’Alphabet du silence / Minoui Delphine

Un roman de colère et d’amour, traversé par l’Histoire. Go ? ktay est professeur à l’université du Bosphore à Istanbul. Idéaliste, adoré de ses étudiants, il est tombé amoureux d’Ayla, avec qui il a une petite fille. Mais la répression féroce menée par le président Erdogan s’abat sur le couple. Un jour, Go ? ktay signe la pétition de trop et se retrouve en prison. Révoltée par cette injustice, Ayla décide de reprendre le flambeau. Jusqu’où ira-t-elle pour défendre ses idéaux ?

 

Prix : 14chf