Chanson douce – Prix Goncourt 2016 / Leïla Slimani

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame. A travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

Le sabre d’Allah – Gilbert Sinoué

Voici près de quatorze siècles, un homme inspiré par une révélation céleste commença à parler dans une ville au milieu du désert. Quarante ans après sa mort, un empire né de ses mots s’étendait de l’Atlantique à l’Asie. Cet homme s’appelait Mohammed.
L’expansion musulmane ne fut pas uniquement religieuse, militaire et politique : elle s’est également manifestée sur le plan intellectuel et artistique et, à un moment de son histoire, l’islam a constitué un relais précieux entre la science antique et la Renaissance européenne. Mais, très rapidement, cet expansionnisme fulgurant s’est traduit par d’innombrables confl its internes, dont l’antagonisme entre chiites et sunnites est le plus connu. Les intérêts politiques ont fi nalement pris le pas sur la dimension religieuse de l’islam pour donner naissance au XXIe siècle à une excroissance monstrueuse appelée Daech.
Comment ? Pourquoi en est-on arrivé là ? Pour tenter de répondre à ces questions, sans doute est-il nécessaire de retourner au sable du désert…
Avec son incomparable talent de conteur, Gilbert Sinoué nous livre les clés indispensables pour mieux connaître et comprendre la deuxième religion du monde.

Jérusalem – Adonis

Personne ne sait plus rien, sauf le nom, Comme si les choses n’existaient que verbalement. L’écorce dévore la chair Et la poussière est l’autre nom du mystère. Des plus dures la misère de l’homme est dans tout cela : Il descend dans la bouteille du toi toi, Il remonte dans la fumée du à votre service à votre service. Et te voilà, Jérusalem-Urshalim, Glissant sur la glace du sens Et ton ciel avec diables et démons Errant sur les océans du langage.

Désorientale – Négar Djavadi

La nuit, Kimiâ mixe du rock alternatif dans des concerts. Le jour, elle suit un protocole d’insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie Anna. Née à Téhéran en 1971, exilée en France dix ans plus tard, elle a toujours tenu à distance sa culture d’origine pour vivre libre. Mais dans la salle d’attente de l’unité de PMA de l’hôpital Cochin, d’un rendez-vous médical à l’autre, les djinns échappés du passé la rattrapent. Au fil de souvenirs entremêlés, dans une longue apostrophe au lecteur, elle déroule toute l’histoire de la famille Sadr. De ses pétulants ancêtres originaires du nord de la Perse jusqu’à ses parents, Darius et Sara, éternels opposants au régime en place ; celui du Shah jusqu’en 1979, puis celui de Khomeiny. Ce dernier épisode va les obliger à quitter définitivement l’Iran. La France vécue en exilés n’a rien à voir avec le pays mythifié par la bourgeoisie iranienne… Alors, jouant du flash-back ou du travelling avant, Kimîa convoque trois générations et une déesse du rock and roll au chevet de sa  » désorientalisation « . On y croise, entre autres, Siouxie, Woody Allen, Michel Foucault, des punks bruxellois et des persans aux yeux bleus, six oncles et un harem.

Désorientale – Négar Djavadi

La nuit, Kimiâ mixe du rock alternatif dans des concerts. Le jour, elle suit un protocole d’insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie Anna. Née à Téhéran en 1971, exilée en France dix ans plus tard, elle a toujours tenu à distance sa culture d’origine pour vivre libre. Mais dans la salle d’attente de l’unité de PMA de l’hôpital Cochin, d’un rendez-vous médical à l’autre, les djinns échappés du passé la rattrapent. Au fil de souvenirs entremêlés, dans une longue apostrophe au lecteur, elle déroule toute l’histoire de la famille Sadr. De ses pétulants ancêtres originaires du nord de la Perse jusqu’à ses parents, Darius et Sara, éternels opposants au régime en place ; celui du Shah jusqu’en 1979, puis celui de Khomeiny. Ce dernier épisode va les obliger à quitter définitivement l’Iran. La France vécue en exilés n’a rien à voir avec le pays mythifié par la bourgeoisie iranienne… Alors, jouant du flash-back ou du travelling avant, Kimîa convoque trois générations et une déesse du rock and roll au chevet de sa  » désorientalisation « . On y croise, entre autres, Siouxie, Woody Allen, Michel Foucault, des punks bruxellois et des persans aux yeux bleus, six oncles et un harem.

Deux enfants de Bagdad – Salah Al Hamdani et Ronny Someck

Ronny Someck est un poète juif israélien né en 1951 à Bagdad. Il avait un an et demi quand sa famille a quitté l’Irak. Il est un des poètes israéliens les plus renommés. Salah Al Hamdani est né également en 1951 à Bagdad. Il a quitté l’Irak à son âge d’homme pour la France. Il est aujourd’hui un poète arabe reconnu.
Lorsque Ronny et Salah se sont rencontrés pour la première fois en 2010, ils ont retrouvé leur langue commune : l’arabe et sont tombés dans les bras l’un de l’autre comme deux vieux amis, deux frères.
Ce livre est né de cette rencontre.
L’un est juif, l’autre arabe.
L’un est un lettré, l’autre un autodidacte qui s’est découvert une vocation en prison.
L’un est citoyen d’Israël, l’autre est exilé en France.
Pourtant, ils se sont trouvé plus de ressemblances que de différences.
Ils sont les deux rives du même fleuve.
Ils sont deux enfants de Bagdad.

Gilles Rozier, qui a recueilli et mis en forme les témoignages de Ronny Someck et Salah Al Hamdani, est l’auteur de six romans, dont Un amour sans résistance, traduit en douze langues, et D’un pays sans amour. Il est également traducteur du yiddish, de l’hébreu et chroniqueur littéraire au quotidien israélien Haaretz.

 

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