A quoi bon encore le monde ? La Syrie et nous – Catherine Coquio

Ce livre regroupe ses écrits sur la Syrie, parmi lesquels ses articles sur des auteurs Sindbad/Actes Sud, comme Yassin Al Haj Saleh, Moustafa Khalifé, Aram Karabet, Khaled Khalifa, Najah Albukai. Avec des références récurrentes aux grands textes littéraires sur la Shoa, le Goulag, le génocide arménien…

 

Prix : 35CHF

Syrie, le pays brûlé (1970-2021). Le livre noir des Assad – Collectif

Ce livre redonne une voix à celles et ceux que la dictature de Hafez puis Bachar al-Assad s’est employé, et s’emploie toujours, à faire taire en Syrie et ailleurs. Il documente et dénonce des crimes que beaucoup voudraient oublier malgré leurs liens directs avec nos propres hantises (crise de l’accueil migratoire, crispation identitaire, attentats djihadistes, invasion russe de l’Ukraine…). Dans la lignée des grands Livres noirs, il retrace précisément les faits : terreur, emprisonnements massifs, tortures systématiques, sièges des villes, bombardements chimiques, exterminations ethnico-confessionnelles, « assainissement » démographique, dont il éclaire les ressorts historiques, géopolitiques et sociaux. La révolution et la contre-révolution en Syrie nous révèlent certains fondamentaux de notre temps : à la fois la puissante aspiration à la liberté des sociétés longtemps brimées, la radicalisation sans retenue de toutes sortes de régimes autoritaires et l’affaissement des idéaux démocratiques dans les pays occidentaux. Au travers de témoignages, sous forme de récits, de textes littéraires, de photographies et de dessins, éclairés par les analyses des spécialistes des conflits du Proche-Orient ou des violences de masse, cet ouvrage d’une ampleur inédite, fait donc oeuvre de mémoire, d’histoire et d’avertissement. Contre le négationnisme, la banalisation, l’indifférence ou le silence. Et contre l’impunité de ceux qui, en exécutant leur mot d’ordre « Assad ou on brûle le pays » , ont mis la Syrie à feu et à sang.

 

Prix : 60CHF

Mère – Wajdi Mouawad

Fuyant la guerre civile, une mère libanaise s’installe à Paris avec ses trois enfants. Commence alors pour la famille une parenthèse absurde, rongée par la peur des dégâts irrémédiables de la guerre et alanguie par l’attente d’un père. 3 femmes, un homme, un enfant / 2 h 15

 

Prix : 57CHF

Requiem pour une ville perdue – Asli Erdogan

Ce texte est un requiem à la mémoire d’une solitude, celle de l’auteure au coeur de son pays perdu. De l’enfance à la maturité tourmentée par l’engagement politique, esthétique et féministe, Asli Erdogan dévoile ici une existence tendue depuis toujours vers la nécessité d’écrire. Au centre de cet art poétique se dresse, sublime, la ville d’Istanbul, telle une matrice vertigineuse. Et les ruelles de Galata, quartier tant aimé, arpenté, labyrinthe grand ouvert sur le Bosphore.

 

Prix : 13CHF

Grains noirs – Alexandre Hmine

Grains noirs, c’est un roman de formation, un règlement de compte avec une identité mise en jachère depuis l’enfance. D’origine marocaine, le narrateur grandit en Suisse, loin de sa famille. Il raconte ses premières années, petit garçon, adolescent puis jeune adulte, confronté malgré lui à son identité complexe : comment conjuguer le hockey sur glace, le dialecte tessinois et les sandwichs au salami avec les règles du Coran que sa mère s’efforce de lui inculquer lors de ses visites, ou la culture maghrébine qu’il découvre sans toujours la comprendre ? Fragmentaire et pointilliste, le récit se tisse autour de sensations marquantes qui lui insufflent une puissante dynamique : un portrait intime, livré sans concession. Né en 1976 en Suisse italienne, Alexandre Hmine enseigne l’italien au lycée de Lugano. Paru en 2017 en italien, son premier roman, Grains noirs, a remporté plusieurs prix littéraires.

 

Prix : 30CHF

L’interrogatoire – Suzanne Azmayesh

Issue d’une famille iranienne exilée, Ava est fiancée à Simon, juif ashkénaze. Un été, elle se rend avec lui en Israël pour un mariage. Une fois arrivée à l’aéroport Ben Gourion, elle est l’objet d’un interrogatoire de plusieurs heures, visant à vérifier qu’elle ne représente aucun danger pour le pays. Questionnée sur son rapport à l’Iran, à l’Islam et à l’histoire de sa famille, Ava n’a d’autre choix que de se confronter à cette double culture parfois lourde à porter, pour elle qui ne connaît rien du pays qu’a fui sa famille. La question de l’identité, mais surtout de ce flottement qui existe entre le regard des autres et la manière dont on se perçoit soi-même, est au coeur de ce roman.

 

Prix : 31CHF

Les vertueux – Yasmina Khadra

Algérie, 1914. Yacine Chéraga n’avait jamais quitté son douar lorsqu’il est envoyé en France se battre contre les a Boches « . De retour au pays après la guerre, d’autres aventures incroyables l’attendent. Traqué, malmené parle sort, il n’aura, pour faire face à l’adversité, que la pureté de son amour et son indéfectible humanité. Les Vertueux est un roman majeur, la plus impressionnante des oeuvres de Yasmina Khadra.

 

Prix : 36CHF

Beyrouth-sur-Seine – Sabyl Ghoussoub

Lorsque le narrateur décide de questionner ses parents sur leur pays d’origine, le Liban, il ne sait pas très bien ce qu’il cherche. La vie de ses parents ? De son père, poète-journaliste tombé amoureux des yeux de sa femme des années auparavant ? Ou bien de la vie de son pays, ravagé par des années de guerre civile ? Alors qu’en 1975 ses parents décident de vivre à Paris pendant deux ans, le Liban sombre dans un conflit sans fin. Comment vivre au milieu de tout cet inconnu parisien quand tous nos proches connaissent la guerre, les attentats et les voitures piégées ? Déambuler dans la capitale, préparer son doctorat, voler des livres chez Gibert Jeune semble dérisoire et pourtant ils resteront ici, écrivant frénétiquement des lettres aux frères restées là-bas, accrochés au téléphone pour avoir quelques nouvelles. Très vite pourtant la guerre pénètre le tissu parisien : des bombes sont posées, des attentats sont commis, des mots comme « Palestine », « organisation armée », « phalangistes » sont prononcés dans les JT français. Les années passent, le conflit politique continue éternellement de s’engrener, le Liban et sa capitale deviennent pour le narrateur un ailleurs dans le quotidien, un point de ralliement rêvé familial. Alors il faut garder le lien coûte que coûte notamment à travers ces immenses groupes de discussion sur WhatsApp. Le Liban, c’est la famille désormais.

 

Prix : 34CHF

Le balato – Djamel Cherigui

Dommage que les murs ne parlent pas. S’ils avaient pu s’exprimer, les murs du Saturne, le bar d’Abdel Mirouche, auraient eu bien des choses à raconter. C’est là-bas que son neveu Bombonne a fait ses classes, entre le comptoir et le flipper, veillant à ce que les verres des clients restent toujours pleins. Les bistrots, c’est une école de la vie, tous les alcooliques vous le diront. Une nuit, à l’occasion d’une partie de cartes clandestine organisée par tonton Mirouche, les célèbres « soirées Wall Street », un nouveau client débarque. Un beau parleur nommé Le Suisse, bien décidé à vivre ses rêves plutôt qu’à rêver sa vie. Quand Le Suisse entraîne Bombonne dans ses aventures, ce dernier se retrouve tiraillé entre les principes inculqués par son oncle et l’envie d’échapper à un destin tout tracé. Jusqu’au coup de trop ?

 

Prix : 34CHF

Dis-moi pour qui j’existe ? – Abdourahman A. Waberi

Aden est un professeur épanoui et un père heureux. Mais la maladie subite de sa fille réveille des souffrances anciennes. Lui aussi, enfant, est tombé malade et soudain, son corps se souvient de tout : de la vie à Djibouti, du garçon solitaire qu’il était, de la seule douceur d’une grand-mère, du réconfort des livres. Chaque jour, il téléphone et écrit à sa fille. Il lui raconte les paysages de sa jeunesse, convoque les mânes de ses ancêtres, faiseurs de pluie ; elle lui parle de son quotidien, l’impatience de courir à nouveau. Le père retranscrit leurs mots pour garder une trace de la lutte et vaincre le mal grâce à ce qu’ils ont de plus précieux : l’espoir.

 

Prix : 35CHF